Sommet du G8

08 juillet 2009 11:56; Act: 08.07.2009 12:10 Print

Crise économique et l'Iran au menu

Relance de l'économie mondiale, Iran: les dirigeants du G8 vont tenter mercredi d'afficher leur unité au premier jour de leur sommet à L'Aquila, ville du centre de l'Italie dévastée par un séisme.

Obama est arrivée en Italie.
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Le sommet des Huit (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon et Russie) s'ouvre «sous de bons auspices» selon le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, en raison d'un réchauffement des relations entre les Etats-Unis et la Russie.

La réunion devait commencer à 11 h GMT par un déjeuner de travail sur la situation de l'économie mondiale.
Le président chinois Hu Jintao, qui se trouvait déjà en Italie et devait participer au G8 en tant qu'invité, a décidé de regagner la Chine en raison des émeutes qui secouent la région du Xinjiang.

L'avion du président américain Barack Obama, qui participe à son premier G8, a atterri à Rome vers 08H15 GMT. Il devait y rencontrer le président italien Giorgio Napolitano avant de gagner L'Aquila. Si le pire semble passé pour l'économie mondiale, la reprise est encore incertaine. «La vision générale est qu'il y a des signes de stabilisation de l'économie mondiale mais c'est très incertain. Nous devons maintenir les politiques (de relance) que nous avons pour le moment», a-t-on indiqué au sein de la délégation britannique.

Mais l'explosion des déficits publics entraînée par ces plans de soutien massifs suscite l'inquiétude. Mardi, Wall Street a fortement baissé après les déclarations d'une conseillère économique de Barack Obama estimant que les Etats-Unis pourraient avoir besoin d'un second plan de relance.
Sur la question de l'instabilité des prix du pétrole, le président français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre britannique Gordon Brown ont appelé mercredi dans le Wall Street Journal à une «fourchette de prix» du brut «compatible avec les fondamentaux» de l'économie.

Dans tous les cas, de l'avis de nombreuses délégations, le G8, qui a quelque peu perdu les commandes de l'économie mondiale au profit du G20, ne devrait pas annoncer de mesures concrètes sur l'économie. Le sommet de L'Aquila est perçu comme une étape avant le G20 de Pittsburgh (Etats-Unis) fin septembre.

La crise en Iran, après la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad et la non-prolifération nucléaire, alors que la Corée du Nord vient de procéder à de nouveaux tirs de missiles, seront au centre des discussions lors du dîner mercredi soir.

Selon Silvio Berlusconi, la France serait favorable à des sanctions supplémentaires mais d'autres pays y sont opposés «car ils pensent qu'elles ne produisent pas de résultats», a-t-il dit, précisant être pour sa part «favorable au dialogue»
Jeudi et vendredi, le sommet s'élargira à l'Afrique du Sud, le Brésil, l'Inde, le Mexique, l'Australie, l'Indonésie et la Corée du Sud pour aborder la question de la lutte contre le réchauffement climatique.

Au total, près de quarante chefs d'Etat et de gouvernement, notamment de pays africains, et de responsables d'institutions multilatérales sont attendus à L'Aquila. M. Berlusconi, qui a pris la décision de transférer le G8 de Sardaigne vers L'Aquila, ville encore fortement marquée par le tremblement de terre qui a fait 299 morts le 6 avril, a assuré qu'il n'y avait «aucun danger» pouvant provenir d'éventuelles secousses.

Les participants de ce 35e sommet du G8 seront toutefois immédiatement évacués en cas de secousse tellurique d'une magnitude supérieure à 4, selon la protection civile italienne. La semaine dernière, une secousse de 4,1 sur l'échelle de Richter avait été enregistrée, avec un épicentre situé à environ 1 km de la caserne militaire où se tient le sommet.

(afp)