Bolivie

29 novembre 2017 00:16; Act: 29.11.2017 00:17 Print

Morales autorisé à briguer un autre mandat

Le président bolivien pourra se représenter en 2019, a décidé mardi le tribunal constitutionnel. Un avis contraire à celui du peuple.

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Evo Morales lors d'un discours à La Paz. (14 novembre 2017) (Photo: Keystone)

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Le tribunal constitutionnel bolivien a autorisé mardi le président bolivien Evo Morales à briguer un nouveau mandat en 2019. La population l'avait pourtant refusé en février 2016 par référendum.

Evo Morales, 58 ans, qui voulait modifier la constitution pour briguer un quatrième mandat (2020-2025), avait alors essuyé un cuisant échec. Son parti, le mouvement vers le socialiste (MAS) a cherché depuis lors des «solutions alternatives légales» pour contourner ce refus.

Pour expliquer sa décision, le tribunal constitutionnel a estimé que le droit à briguer librement une fonction était supérieur aux limites imposées par la constitution.

Plus ancien président d'Amérique

Selon M. Morales, le «non» l'avait emporté de peu lors du référendum de 2016, en raison de «mensonges» divulgués peu avant le scrutin sur un fils supposé qu'il aurait eu avec son ex-compagne Gabriela Zapata, et dont la justice a finalement conclu à «l'inexistence». Il s'agissait de la première défaite politique du plus ancien président en exercice d'Amérique latine, en place depuis 2006.

La gauche connaissait dans la région des revers, en Argentine, où le président libéral Mauricio Macri avait mis fin au règne des Kirchner, au Venezuela, où le gouvernement chaviste de Nicolás Maduro avait perdu la majorité parlementaire pour la première fois en 16 ans, ou encore au Brésil, où la présidente de gauche Dilma Rousseff avait été destituée. Evo Morales, ancien berger de lamas, se revendique comme le premier président amérindien de la Bolivie.

(nxp/ats)