Corée du Nord

13 septembre 2017 04:50; Act: 13.09.2017 08:53 Print

Pyongyang maintient ses programmes militaires

La Corée du Nord a promis mercredi d'accélérer ses programmes militaires interdits en réponse aux sanctions «maléfiques» de l'ONU.

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La Corée du Sud, les Etats-Unis et le Japon ont entamé mardi deux jours d'exercices de détection et de suivi de missiles pour se préparer à d'éventuels tirs nord-coréens. (Mardi 24 octobre 2017) Agé de 93 ans, l'ancien président américain Jimmy Carter est prêt à faire le médiateur entre la Corée du Nord et les Etats-Unis. (22 octobre 2017) Le chef de la CIA Mike Pompeo n'a pas écarté l'emploi de la force pour empêcher la Corée du Nord d'obtenir un missile nucléaire. (Jeudi 19 octobre 2017) Réunis à Luxembourg, les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont adopté de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord. (En photo: Federica Mogherini, cheffe de la diplomatie européenne) (Lundi 16 octobre 2017) Le porte-avion américain à propulsion nucléaire USS Ronald Reagan participe aux exercices en péninsule coréenne. (Lundi 16 octobre 2017) La Corée du Nord préparerait un nouveau tir de missile pour répondre aux grandes manoeuvres militaires communes des Etats-Unis et de la Corée du Sud. (Samedi 14 octobre 2017) Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a mis en garde vendredi contre une intervention militaire en Corée du Nord. (Vendredi 13 octobre 2017) Une secousse, probablement pas due à l'activité humaine, a eu lieu avant l'aube près du site des essais nucléaires nord-coréens. (Vendredi 13 octobre 2017) Des chefs militaires ont informé le président américain des options dont il dispose face à la Corée du Nord. (Mardi 10 octobre 2017) Quatre navires, identifiés comme transportant des marchandises bannies par des sanctions de l'ONU envers Pyongyang, ont été interdits de port partout dans le monde. C'est la premìère fois que les résolutions onusiennes sont appliquées avec une telle fermeté. (Image prétexte) Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a promu sa soeur, Kim Yo-Jong, nommée au politburo du parti unique. Elle s'est montrée à plusieurs reprises au côté de son frère lors de «visites d'orientation sur le terrain», notamment. (Dimanche 8 octobre 2017) La Corée du Nord s'apprête à tester un missile à longue portée capable d'atteindre les côtes américaines, rapporte vendredi l'agence de presse Ria, citant le député russe Anton Morozov. (Samedi 7 octobre 2017) Une entreprise publique russe a établi une nouvelle connexion internet avec la Corée du Nord, la seconde après celle qui passe par la Chine, ce qui pourrait nuire aux efforts des Etats-Unis pour isoler le pays. (jeudi 5 octobre 2017) Kim Jong-un est une personne «rationnelle», un fait que les Etats-Unis doivent bien prendre en compte dans leurs rapports avec Pyongyang, a déclaré mercredi Yong Suk Lee, sous-directeur adjoint en charge de la Corée du Nord à la CIA. (Mercredi 4 octobre 20179 Le ministre américain de la Défense Jim Mattis a cherché à rassurer sur la cohésion du gouvernement américain au sujet de la Corée du Nord, et apporté son «soutien total» aux efforts diplomatiques du secrétaire d'Etat Rex Tillerson. (Mardi 3 octobre 2017) Les trois américains détenus en Corée du Nord «serait pour nous la seule raison d'avoir des discussions» avec Pyongyang, a déclaré la porte-parole de la Maison-Blanche Sarah Huckabee Sanders. (Lundi 2 octobre 2017) «J'ai dit à Rex Tillerson, notre merveilleux secrétaire d'Etat, qu'il perd son temps à négocier avec le petit Rocket Man...» (l'homme-fusée) a déclaré Donald Trump sur Twitter. (Dimanche 1 octobre 2017) La Corée du Nord n'a montré «aucun signe d'intérêt» pour des pourparlers avec les Etats-Unis, a estimé le département d'Etat américain, dont le patron Rex Tillerson avait évoqué le même jour à Pékin l'ouverture de «canaux de communication» avec Pyongyang. (Samedi 30 septembre 2017) Rex Tillerson à Pékin: «La Corée du Nord sera l'un des sujets sur la table.» (30 septembre 2017) La Corée du Nord a traité le président américain Donald Trump de «vieux fou» pour avoir accusé Pyongyang d'avoir torturé l'étudiant américain Otto Warmbier. (Jeudi 28 septembre 2017) Selon le médecin légiste Lakshmi Kode Sammarco, il n'y avait pas de traces de torture sur le corps de l'étudiant américain Otto Warmbier, décédé après avoir été emprisonné à Pyongyang. (Mercredi 27 septembre 2017) Nouvelles sanctions et nouvelles accusations: les Etats-Unis ont encore durci la pression sur la Corée du Nord, tout en assurant vouloir trouver une issue «diplomatique» à la crise nucléaire. (Mardi 26 septembre 2017) Donald Trump a déclaré que la Corée du Nord avait torturé l'étudiant américain. Le jeune homme avait été rapatrié pour des raisons humanitaires, il y a quelques mois. Otto Warmbier (au centre) lors de son procès en 2016. (Mardi 26 septembre 2017) Les États-Unis privilégient une résolution diplomatique de l'escalade des tensions avec la Corée du Nord sur le programme nucléaire et balistique de Pyongyang, a déclaré mardi le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis. (Mardi 26 septembre 2017) Riy Yong Ho, chef de la diplomatie nord-coréenne, a accusé lundi à New York Donald Trump et les Etats-Unis d'avoir «les premiers déclaré la guerre à notre pays». Il a menacé d'abattre les bombardiers américains s'approchant de ses côtes. (Lundi 25 septembre 2017) Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, estime que les Etats-Unis n'interviendraient pas en Corée du Nord. (Dimanche 24 septembre 2017) Un séisme a été enregistré samedi en Corée du Nord. Il s'avère qu'il ne s'agit pas d'un nouvel essai nucléaire. (Samedi 24 septembre 2017) Devant l'ONU, le chef de la diplomatie nord-coréenne Ri Yong Ho a qualifié Donald Trump de «personne dérangée», de «mégalomane» et de «roi menteur». (Samedi 23 septembre 2017) La Chine a annoncé samedi la limitation des exportations de certains produits pétroliers vers la Corée du Nord. (Samedi 23 septembre 2017) Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a ironisé sur Donald Trump qu'il a qualifié de «mentalement dérangé», affirmant vouloir lui faire «payer cher» ses menaces contre son pays devant l'ONU. (Vendredi 22 septembre 2017) Le chef de la diplomatie nord-coréenne a comparé les menaces belliqueuses du président américain Donald Trump envers la Corée du Nord aux «aboiements d'un chien». (Mercredi 20 septembre 2017) Le chef du Pentagone, James Mattis (ici), a assuré lundi 18 septembre que les Etats-Unis avaient de «nombreuses» options militaires contre la Corée du Nord. Y compris celle de placer des armes nucléaires tactiques en Corée du Sud. (Image d'archive) Quatre chasseurs F-35B et deux bombardiers B-1B de l'armée américaine ont survolé lundi la péninsule coréenne, en réponse au dernier essai balistique nord-coréen de vendredi. Les avions américains se sont entraînés avec quatre chasseurs sud-coréens F-15K avant de retourner sur leurs bases de Guam et du Japon. (Lundi 18 septembre 2017) Le Koweit a décidé de renvoyer l'ambassadeur nord-coréen et de suspendre l'attribution des visas aux Nord-Coréens, dix jours après une rencontre entre l'émir Sabah al-Ahmad Al-Sabah et le président Donald Trump. (Dimanche 17 septembre 2017) Le leader nord-coréen Kim Jong-Un a affirmé samedi être proche de détenir l'arme nucléaire, l'objectif final de Pyongyang étant «un équilibre des forces» avec les Etats-Unis. (Image non datée, transmise par le régime ord-coréen, samedi 16 septembre 2017) Le communiqué final du Conseil de sécurité de l'ONU, publié vendredi 15 septembre à l'issue d'une réunion d'urgence à huis clos, dénonce les «actes scandaleux» et «hautement provocateurs» de la Corée du Nord et lui demande de «les arrêter immédiatement». (Image - vendredi 15 septembre 2017) Le Conseil de sécurité de l'ONU a aussitôt annoncé qu'il allait se réunir en urgence vendredi après-midi. (Vendredi 15 septembre 2017) Le réveil a été brutal pour les habitants de la partie nord du Japon. (Vendredi 14 septembre 2017) La Corée du Nord a lancé un nouveau missile, qui a survolé le Japon. Le système d'avertissement J-Alert a été déclenché dans plusieurs régions du nord de l'archipel. (Vendredi 15 septembre 2017) Une organisation nord-coréenne a demandé que les Etats-Unis soient «battus à mort» pour avoir initié l'adoption à l'ONU d'une huitième série de sanctions contre Pyongyang, ajoutant que leur allié japonais devait être «coulé dans la mer». (Jeudi 14 septembre 2017) La Corée du Nord a promis d'accélérer ses programmes militaires interdits en réponse aux sanctions «maléfiques» de l'ONU. (Mercredi 13 septembre 2017) Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité une nouvelle résolution de sanctions contre la Corée du Nord. Des limitations dans son approvisionnement en pétrole et en gaz sont notamment prévues. (Lundi 11 septembre 2017) Des membres de la Korea Freedom Federation manifestent à Séoul contre les tirs de Pyongyang. L'ONU a adopté de nouvelles sanctions drastiques à l'encontre de la Corée du Nord. (11 septembre 2017) Le premier ministre japonais, Shinzo Abe, s'est prononcé lundi à Tokyo pour un renforcement des moyens de défense du pays, alors que la menace nord-coréenne s'intensifie dans la région. (11 septembre 2017) Le régime de Kim Jong-un (ici photographié lors d'un événement célébrant la réussite du récent tir de missile) a menacé dimanche les Etats-Unis de leur infliger «la plus grande des souffrances et des douleurs», s'ils persistent à réclamer une sanction de l'ONU. (Dimanche 10 septembre 2017) La Corée du Nord constitue «une menace mondiale» qui requiert une «réponse mondiale», a déclaré le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg. (Dimanche 10 septembre 2017) La crise avec la Corée du Nord est «la plus grave que nous ayons eu à traiter depuis des années», estime le secrétaire général de l'ONU António Guterres dans une interview au du 10 septembre 2017. Il se dit «très inquiet». (Image d'archive) Trump: «Une action militaire serait certainement une option. Est-ce inéluctable ? Rien n'est inéluctable? (...) J'espère que nous n'aurons pas à l'utiliser en Corée du Nord. Si nous le faisons, ce sera un jour très triste pour la Corée du Nord.» (7 septembre 2017) A l'occasion du forum économique de Vladivostok, le président Vladimir Poutine (droite) et le 1er ministre japonais Shinzo Abe (gauche) ont évoqué la crise coréenne. Le Japon et la Corée du Sud soutiennent l'embargo prôné par les Etats-Unis, alors que la Russie appelle au dialogue. (Jeudi 7 septembre 2017) Federica Mogherini, cheffe de la diplomatie européenne, va préparer de nouvelles sanctions en réponse au dernier essai nucléaire de la Corée du Nord. (Jeudi 7 août 2017) Les Etats-Unis veulent obtenir un embargo sur le pétrole à destination de la Corée du Nord et empêcher ses exportations de textile, selon un projet de résolution diffusé mercredi aux 15 membres du Conseil de sécurité de l'ONU. (Mercredi 6 septembre 2017) L'essai nucléaire nord-coréen dimanche a provoqué des glissements de terrain, selon des images satellite publiées mercredi 6 septembre 2017. Vladimir Poutine s'est dit mardi opposé à de nouvelles sanctions contre Pyongyang, les jugeant «inutiles et inefficaces», tout en prévenant que «s'engager dans une hystérie militaire» autour de la Corée du Nord pourrait «aboutir à une catastrophe planétaire». (Mardi 5 septembre 2017) La Corée du Sud a lancé mardi des manoeuvres navales à tirs réels en mer du Japon, pour signfier à Pyongyang être prêt à riposter en cas de provocation. (Image prétexte) L'ambassadrice américaine Nikki Haley au Conseil de sécurité: «Trop c'est trop», il faut que l'ONU prenne «les mesures les plus fortes possible» et «cesser les demi-mesures». (4 septembre 2017) Le président sud-coréen Moon Jae-in a multiplié les contacts téléphoniques ce lundi pour accentuer les sanctions contre la Corée du Nord. (4 septembre 2017) Des soldats de la défense sud-coréenne en répétition. (4 septembre 2017) La Corée du Sud est la première a être passée à l'action, en effectuant lundi des manoeuvres militaires de défense, alors que l'indignation internationale officielle se faisait surtout vocale. (Image - lundi 4 septembre) Donald Trump a brandi dimanche soir la menace nucléaire, réaffirmant «l'engagement des Etats-Unis à défendre (sa) patrie, (ses) territoires et (ses) alliés en utilisant la gamme complète des capacités diplomatiques, conventionnelles et nucléaires dont nous disposons», a précisé dimanche soir la Maison Blanche. (Image d'archive) Dimanche soir, Washington et Tokyo ont réaffirmé, lors d'un coup de fil bilatéral, leurs «engagements mutuels (...) en matière de défense, et se sont engagés à continuer à coopérer étroitement» face à la menace coréenne. (Image d'archive) Les présidents chinois Xi Jinping et russe Vladimir Poutine ont exprimé conjointement dimanche leur souhait de «répondre de manière appropriée» à l'essai nucléaire nord-coréen, de coopérer et comminuquer, afin de dénucléairiser la péninsule coréenne. (Image - dimanche 3 septembre 2017) Le Département fédéral des affaires étrangères, ici Didier Burkhalter, a condamné le nouvel essai nucléaire. La Suisse est «convaincue qu'une issue à la problématique nucléaire et sécuritaire en péninsule coréenne ne peut être trouvée que dans le cadre d'un processus négocié et diplomatique». (Dimanche 3 septembre 2017) Pékin a «condamné vigoureusement» l'essai nucléaire. Dans un communiqué cinglant, la Chine a exhorté son allié Pyongyang à «cesser ses actions erronées qui aggravent la situation et ne servent pas ses propres intérêts». (Dimanche 3 septembre 2017) Donald Trump a estimé dimanche que l'«Etat voyou» était désormais devenu «une grande menace et une source d'embarras pour la Chine», mettant à nouveau la pression sur le géant asiatique pour contrôler son turbulent voisin. (Dimanche 3 septembre 2017) L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui n'est plus autorisée à se rendre en Corée du Nord, a qualifié ce 6e essai coréen depuis 2006 «d'acte extrêmement regrettable» qui traduit «un mépris complet des demandes répétées de la communauté internationale». (Image d'illustration) Le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel sont favorables à un durcissement des sanctions de l'UE contre Pyongyang. (Dimanche 3 septembre 2017) Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a jugé dimanche «profondément déstabilisant» l'essai nord-coréen, dénonçant «un nouveau manquement sérieux aux obligations internationales» de Pyongyang. Le Conseil de sécurité se réunira lundi. (Dimanche 3 septembre 2017) La Corée du Nord a annoncé avoir procédé à un essai réussi d'une bombe à hydrogène, indique la télévision officielle nord-coréenne. Pyongyang affirme que sa bombe H peut être embarquée sur un missile à longue portée. (Dimanche 3 septembre 2017) Une explosion, correspondant à un séisme de magnitude 6,3, a été enregistrée par des agences géologiques sur le territoire nord-corréen. Il pourrait s'agir d'un essai nucléaire, selon une agence sud-coréenne. (Image - capure écran site de l'USGS) La Corée du Nord a affirmé dimanche 3 septembre avoir développé une bombe à hydrogène pouvant être installée sur le nouveau missile balistique intercontinental dont dispose le régime, et affirmé que Kim Jong-Un (au centre) avait inspecté l'appareil. (Image de l 'agence KCNA) L'engin inspecté par Kim Jong-Un est «une bombe thermonucléaire d'une très grande puissance fabriquée par nos efforts et notre technologie», a déclaré KCNA dimanche dont «tous les composants» auraient été fabriqués «100% nationalement». Si la Corée du Nord était effectivement capable de monter une tête nucléaire sur un missile, cela accroîtrait considérablement les inquiétudes internationales face aux menaces de frappes qu'émet régulièrement Pyongyang. Certains universitaires estiment que les annonces nord-coréennes ne sont pour l'heure que des messages stratégiques. (Image prétexte) La Corée du Nord a prévenu Tokyo qu'il risquait «l'autodestruction imminente» pour s'être aligné sur Washington dans un contexte de tensions encore accrues après le tir d'un missile au-dessus du Japon. (Mercredi 30 août 2017) Selon le capitaine américain Murzban Morris, présent mercredi à Genève, les missiles nord-coréens constituent une menace qui peut cibler «le monde entier». (Mercredi 30 août 2017) Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a promis de nouveaux lancements de missiles au-dessus du Japon. (30 août 2017) Kim Jong-Un contemple son tir. (30 août 2017) Kim Jong-Un contemple son tir. (30 août 2017) Kim Jong-Un avec son staff lors du tir de missiles. (30 août 2017) Pyongyang assure que ce n'est que le début. Il y aura d'autres tris de missiles au-dessus du Japon. (30 août 2017)

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La Corée du Nord a promis mercredi de donner un coup d'accélérateur à ses programmes militaires interdits. Elle répond ainsi aux sanctions «maléfiques» imposées par le Conseil de sécurité de l'ONU après son sixième essai nucléaire, le plus puissant à ce jour.

Le site spécialisé 38 North de l'Université Johns Hopkins de Washington a révisé à la hausse sa précédente estimation de la puissance de l'engin testé le 3 septembre, une bombe H suffisamment petite pour être montée sur un missile selon les dires de Pyongyang. D'après les experts de 38 North, l'énergie dégagée était d'«environ 250 kilotonnes», soit 16 fois la puissance de la bombe d'Hiroshima.

Le ministère nord-coréen des Affaires étrangères a condamné les sanctions «dans les termes les plus forts». Il a estimé qu'il s'agit d'un «blocus économique à part entière» imposé à l'instigation de Washington et visant à «étouffer» le peuple et le gouvernement nord-coréens.

Réaction «a minima»

Il s'agit d'une résolution «illégale et maléfique pilotée par les Etats-Unis», a dit le ministère dans un communiqué publié par l'agence officielle KCNA. La Corée du Nord «redoublera d'efforts pour augmenter sa force afin de protéger la souveraineté du pays et son droit à l'existence».

A Séoul, le ministère de l'Unification a estimé qu'il s'agissait d'une réaction à minima du Nord, «sa réponse la plus modérée à une résolution du conseil de sécurité de l'ONU».

L'essai nucléaire, qui a provoqué un déluge de condamnations, succédait aux tirs par Pyongyang de deux missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) ayant semblé mettre à sa portée une bonne partie du continent américain.

«Un tout petit pas»

Le Conseil de sécurité a infligé à l'unanimité lundi à Pyongyang une huitième volée de sanctions pour tenter de la convaincre de renoncer à ses programmes balistique et nucléaire interdits. Le texte prévoit notamment un embargo sur les exportations de gaz vers la Corée du Nord, une limitation des exportations de pétrole et de produits raffinés ainsi que l'interdiction des exportations nord-coréennes de textile.

Pour Donald Trump, ce n'est que le prélude à des mesures plus fortes. Ces sanctions sont «juste un autre tout petit pas, pas quelque chose d'énorme», a déclaré le président américain. «Ces sanctions ne sont rien par rapport à ce qui devra se passer in fine», a-t-il ajouté, sans autre précision.

Initialement, Washington souhaitait imposer à Pyongyang un embargo total sur ses importations de pétrole et geler les avoirs de son dirigeant. Mais, pour s'assurer du soutien de Moscou et Pékin, il a dû revoir à la baisse ses prétentions et limiter les sanctions prévues.

Le nouveau texte a été adopté à peine plus d'un mois après un précédent train de mesures visant à priver Pyongyang d'un tiers de ses recettes d'exportation, soit un milliard de dollars annuels.

(nxp/afp)