Attentats de Bruxelles

20 mars 2017 14:11; Act: 20.03.2017 14:37 Print

Un an après, la Belgique meurtrie mais «debout»

Métro, bus et trams de Bruxelles s'arrêteront mercredi à 09h11. L'heure à laquelle un jihadiste du groupe EI a actionné sa ceinture d'explosifs dans une rame à la station Maelbeek.

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Deux semaines après les attentats meurtriers qui ont visé l'aéroport et le métro de Bruxelles, soixante-six blessés sont toujours hospitalisés, dont trente-sept aux soins intensifs. (Lundi 4 avril 2016) Une quarantaine de vols sous haute surveillance sont prévus au départ et à l'arrivée de l'aéroport international de Bruxelles. (Lundi 4 avril 2016) Un premier avion a décollé à l'aéroport de Bruxelles depuis les attentats, tout un symbole. (Dimanche 3 mars 2016) Le PDG de l'aéroport Zaventem, Arnaud Feist (centre) a confirmé la réouverture de l'aéroport de Zaventem, dès dimanche 3 avril. Le trafic reprendra très progressivement (3 vols dimanche) et probablement 40% des vols d'ici à l'été 2016. Des équipes du FBI se sont rendues en Belgique. Une opération policière était en cours jeudi à Courtrai, dans le nord-ouest de la Belgique, a déclaré le parquet fédéral belge. Elle est liée à Reda Kriket, un homme inculpé en France pour un projet d'attentat «imminent». (Jeudi 31 mars 2016) L'aéroport de Bruxelles-Zaventem a subi de gros dégâts dans les attentats. Sa réouverture a été reportée plusieurs fois et n'est pas prévue avant jeudi après-midi 31 mars. Des soldats armés devant la Gare Centrale, à Bruxelles. (Mardi 29 mars 2016). La garde à vue de Reda Kriket, principal suspect dans l'enquête sur un projet d'attentat déjoué en France, a été prolongée pour une dernière fois de 24 heures jusqu'à mercredi, une durée exceptionnelle, a annoncé mardi une source judiciaire. (Mardi 29 mars 2016) L'identité du 3e homme, portant un chapeau, de la vidéo de l'aéroport de Bruxelles, diffusée par la police, ne correspondrait pas à celle de Fayçal C. (28 mars 2016). La police fédérale belge a diffusé lundi sur son compte Twitter une vidéo de «l'homme au chapeau», afin de l'«identifier». (28 mars 2016) Les forces de police poursuivent le travail d'investigation, sur le lieu où a été arrêté le Français Anis B., à Rotterdam, dimanche. Ce dernier est soupçonné d'avoir été mandaté par Daech pour commettre un attentat avec Reda Kriket, arrêté jeudi en France. (28 mars 2016) Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a dit son inquiétude face à la menace terroriste en Europe, évoquant une« grande urgence», et face à certaines lacunes sécuritaires relevées après les attentats de Bruxelles et de Paris. (27 mars 2016) Un Français suspecté de préparer un attentat terroriste a été arrêté dimanche à Rotterdam, aux Pays-Bas. Il sera remis prochainement aux autorités françaises. L'homme aurait des liens avec Reda Kriket, interpellé jeudi en France. (27 mars 2016) Le Premier ministre français l'assure: l'Euro 2016 de foot aura bel et bien lieu en France. Manuel Valls a évoqué dans l'émission «Stade 2», sur la chaîne France 2, le renforcement des mesures de sécurité, notamment dans les «fans zone». (27 mars 2016) Des militants d'extrême-droite ont fait irruption dimanche sur la place de la Bourse, à Bruxelles, troublant la tranquillité des personnes venues s'y recueillir en mémoire des victimes des attentats. Les forces anti-émeute sont intervenues pour les disperser. Il y a eu une dizaine d'interpellations. (27 mars 2016) Le ministre suisse de la Défense, Guy Parmelin, estime que «le terrorisme djihadiste, est malheureusement un fait qui va nous occuper à long terme» et que d'autres attentats comme ceux de Paris ou de Bruxelles sont vraisemblables. (27 mars 2016) La compagnie aérienne Swiss a annoncé qu'elle prolongeait de deux jours la suspension de tous ses vols vers Bruxelles, soit jusqu'à jeudi matin. (27 mars 2016) «Nous sommes aveugles et sourds», a dit le conseiller d'Etat genevois Pierre Maudet (image d'archives), qui appelle à un débat public sur la sécurité et les droits de la personnalité après les attentats de Bruxelles. (27 mars 2016) La justice belge a inculpé un second suspect interpellé à Bruxelles dans l'enquête sur un projet d'attentat déjoué jeudi en France. (27 mars 2016) Johnny Hallyday n'a pas annulé son concert à Bruxelles. Il s'y est produit, comme prévu, samedi soir. Le nom de sa tournée, «Rester vivant», semble faire écho aux slogans de solidarité lancé après les attentats. (26 mars 2013) A l'inverse de Johnny, Mariah Carey a préféré annuler sa venue dans la capitale belge. Son spectacle devait avoir lieu dimanche. (26 mars 2013) Le match amical entre l'Allemagne et l'Angleterre a débuté par une minute de silence en hommage aux victimes. (26 mars 2016). La place de la Bourse à Bruxelles s'est transformée en mémorial, où les gens se réunissent chaque jour depuis les attentats et y déposent bougies, fleurs et mots en hommage aux victimes. (26 mars 2013) Fayçal C., arrêté jeudi, a été inculpé pour «assassinats terroristes». L'homme se présente comme un journaliste indépendant, dans une vidéo mise en ligne en 2014 (image) où il dit défendre les droits de migrants musulmans placés en centre de rétention. La marche contre la peur qui était prévue ce dimanche à Bruxelles a été annulée, pour des raisons de sécurité. Un peu plus tôt, le ministre de l'Intérieur et le maire de Bruxelles avaient lancé un appel aux citoyens, de ne pas se rendre à la manifestation. (26 mars 2016) Selon les médias belges, l'homme inculpé en Belgique samedi pourrait être le troisième homme de l'aéroport. L'aéroport de Bruxelles sera fermé jusqu'à lundi 28 mars inclus. (Samedi 26 mars 2016) Le secrétaire d'État américain John Kerry participait à une cérémonie à l'aéroport international de Bruxelles, vendredi 25 mars 2016. (Vendredi 25 mars 2016) Le secrétaire d'État américain John Kerry participait à une cérémonie à l'aéroport international de Bruxelles, vendredi 25 mars 2016. Deux américains ont été identifiés parmi les victimes, mais d'autres manques encore à l'appel. (Vendredi 25 mars 2016) Pour le moment, les victimes confirmées appartiennent à 11 nationalités différentes. Les attaques ont touché un aéroport mais aussi une cité très cosmopolite. (Image prétexte - hommages, à Bruxelles, le 23 mars 2016) Sur une image tirée d'une vidéo, des officiers pointent leurs armes sur un homme blessé à Bruxelles (Vendredi 25 mars) L'homme blessé est au sol à un arrêt de tram à Bruxelles (Vendredi 25 mars) La police utilise un robot de déminage lors de l'intervention à Schaerbeek dans la capitale belge. (Vendredi 25 mars) Une opération antiterroriste était en cours vendredi en début d'après-midi dans la commune de Schaerbeek à Bruxelles (Vendredi 25 mars) Les enquêteurs sont sur la trace d'un nouveau suspect. D'après les médias belges, il s'agit de Naïm Al Hamed, un Syrien de 28 ans. Selon BFMTV, Abdelslam a dit aux enquêteurs belges avoir renoncé à se faire exploser à Paris. (Vendredi 25 mars 2016) Les frères El Bakraoui figuraient dans les fichiers anti-terroristes américains. (Vendredi 25 mars 2016) Six personnes ont été arrêtées jeudi soir à Bruxelles par la police dans le cadre de l'enquête sur les attentats. (Jeudi 24 mars 2016) Il est désormais établi que les trois kamikazes identifiés sur les sites des attentats (Ibrahim El Bakraoui, Khalid El Bakraoui et Najim Laachraoui) sont directement liés aux attentats de Paris. Deux suspects non identifiés sont en fuite et «activement recherchés». (Jeudi 24 mars 2016) La Haye a confirmé que le Belge Ibrahim El Bakraoui, qui s'est fait exploser mardi à l'aéroport de Bruxelles, avait été intercepté en juillet par la Turquie à la frontière syrienne puis expulsé vers les Pays-Bas, sans réaction apparente des autorités belges. (Jeudi 24 mars 2016) Le gouvernement belge (ci-dessus, le premier ministre Charles Michel) a reconnu des «erreurs» dans la lutte contre le terrorisme, refusant toutefois la démission de deux de ses ministres de l'Intérieur et de la Justice, Jan Jambon et Koen Geens, sous pression. (Jeudi 24 mars 2016) Lors d'une réunion d'urgence des ministres de l'Intérieur et de la Justice de l'UE - à laquelle l'ambassadeur de la Suisse auprès de l'UE Robert Balzaretti a participé - le vice-président de la Commission Frans Timmermans a prôné la coopération européenne en matière de renseignement. (Jeudi 24 mars 2016) Les hommages ont continué toute la journée. L'identification des 31 morts, selon un bilan toujours provisoire, s'avère difficile. 121 personnes sont toujours hospitalisées, dont 61 en soins intensifs. (Jeudi 24 mars 2016) Les médecins de l'hôpital de Louvain montrent les fragments qu'ils ont dû retirer des victimes des attentats. (Jeudi 24 mars 2016) Les médecins de l'hôpital de Louvain montrent les fragments qu'ils ont dû retirer des victimes des attentats. (Jeudi 24 mars 2016) Le roi et la reine de Belgique ont participé à un hommage rendu jeudi aux victimes des attentats. (Jeudi 24 mars 2016) Un faux portrait robot du deuxième suspect recherché a circulé dans les médias. (Jeudi 24 mars 2016) Trois kamikazes des attentats de Bruxelles, tous liés aux attentats de Paris, ont été identifiés mercredi alors que les Belges rendaient un émouvant hommage aux victimes des attaques. (Mercredi 23 mars 2016) Des personnes sont toujours rassemblées dans le centre de Bruxelles. (Mercredi 23 mars 2016) De longues files d'attente se sont formées devant les gares bruxelloises en raison des contrôles de sécurité avant d'y entrer. (Mercredi 23 mars 2016) Le Département fédéral des affaires étrangères a annoncé qu'aucun ressortissant suisse ne figurait parmi les victimes des attentats de Bruxelles. (Mercredi 23 mars 2016) La maire de Paris Anne Hidalgo et le bourgmestre de Bruxelles Yvan Mayeur se sont rendus sur la Place de la Bourse dans le centre de la ville. (Mercredi 23 mars 2016) Manuel Valls et Jean-Claude Juncker ont donné une conférence de presse commune. (Mercredi 23 mars 2016) Le premier ministre français Manuel Valls, le premier ministre belge Charles Michel et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. En arrière-plan, la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini ont rendu hommage aux victimes au métro de Maalbeek. (Mercredi 23 mars 2016) Le suspect arrêté à Bruxelles mercredi n'est pas Najim Laachraoui, rapportent les médias belges. Un suspect a bien été arrêté, rapporte la «Libre Belgique», mais il ne s'agit pas de l'homme recherché dans l'enquête sur les attentats de mardi à Bruxelles et ceux du 13 novembre à Paris. (Mercredi 23 mars 2016) Les Belges ont observé mercredi à midi une minute de silence en hommage aux victimes des attentats de la veille. Plusieurs milliers de personnes étaient notamment rassemblées Place de la Bourse, au centre-ville de Bruxelles. (Mercredi 23 mars 2016) Des centaines de personnes sont venus déposer des messages et des fleurs dans le centre de la capitale belge. (Mercredi 23 mars 2016) Selon la presse belge, les deux kamikazes de l'attaque terroriste sont des frères recherchés par la police, l'un pour terrorisme, l'autre pour une peine à exécuter. Khalid et Brahim El Bakraoui ont 27 et 30 ans. (Mercredi 23 mars 2016) A Genève-Cointrin (photo), toutes les liaisons vers ou de Bruxelles sont annulées. A Zurich, cinq vols sont supprimés, a indiqué un porte-parole de l'aéroport. A Bâle-Mulhouse, tous les vols de Swiss et d'EasyJet sont également supprimés. (23 mars 2016) Les bombes qui ont explosé à l'aéroport de Bruxelles étaient contenues dans les valises, selon une source officielle. (Mardi 22 mars 2016) La place de la Bourse à Bruxelles s'est transformée en mémorial. (22 mars 2016) La police belge a lancé une chasse à l'homme pour retrouver l'un des auteurs présumés des attentats coordonnés qui ont frappé mardi l'aéroport et le métro de Bruxelles. (22 mars 2016) La sécurité a été renforcée dans la capitale belge, alors que le trafic reprenait dans le pays peu à peu (22 mars 2016) Dans le centre de Bruxelles, des personnes sont venues déposer des bougies et des fleurs. Les couleurs du drapeau belge ont été projetées sur la fontaine de Trevi à Rome. La porte de Brandebourg à Berlin illuminée aux couleurs du drapeau belge. En hommage aux victimes, la Tour Eiffel s'est parée de noir, jaune et rouge. Le roi Philippe de Belgique s'est adressé à la télévision belge. Le 22 mars «ne sera plus jamais une journée comme les autres», a-t-il déclaré. Le groupe jihadiste État islamique (EI) a revendiqué dans un communiqué mis en ligne en arabe et en français les attentats de Bruxelles qui ont fait mardi une trentaine de morts et plus de 200 blessés. «Une cellule secrète des soldats du califat (...) s'est élancée en direction de la Belgique croisée», affirme le texte accusant ce pays de n'avoir «cessé de combattre l'islam et les musulmans». (22 mars 2016) Plusieurs dizaines de personnes se sont rendues sur la place de la Bourse en solidarité avec les victimes. Des messages dessinés à la craie, des bougies et des fleurs recouvrent cette place de Bruxelles. Des touristes et des habitants de Bruxelles sont réunis sur la place de la Bourse pour rendre hommage aux victimes. Cette image, captée par la vidéo-surveillance, a été diffusée par les autorités belges. On y voit trois hommes poussant des chariots à bagages. Ce sont des «suspects» des attentats qui ont fait au moins 14 morts à l'aéroport de Bruxelles. (Mardi 22 mars 2016) Des soldats belges patrouillent devant le siège des institutions européennes. (Mardi 22 mars 2016) Une image postée sur Twitter montre les passagers quitter le métro entre Arts-Lois et Maelbeek après une explosion.(Mardi 22 mars 2016) La police genevoise a annoncé que le dispositif sécuritaire avait été renforcé sur plusieurs sites sensibles. Le niveau de vigilance reste pour le moment inchangé. (Mardi 22 mars 2016) Les drapeaux sont en berne au siège de plusieurs institutions de l'Union européenne. (Mardi 22 mars 2016) Federica Mogherini, la chef de la diplomatie européenne, a déclaré très émue qu'il s'agissait d'un «jour très triste pour l'Europe» lors d'une conférence de presse à Amman. (Mardi 22 mars 2016) Des membres de la Garde Nationale patrouillent à New York après les attentats à Bruxelles. (Mardi 22 mars 2016) La fumée dans l'aéroport de Bruxelles Zaventem après l'explosion mardi matin. (Mardi 22 mars 2016) «Nous redoutions un attentat et c'est arrivé», a dit le premier ministre belge Charles Michel (deuxième en partant de la droite) lors d'une conférence de presse. (Mardi 22 mars 2016) Un homme blessé à la jambe à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. (Mardi 22 mars 2016) Les officiers de police allemands patrouillent à l'aéroport de Francfort. Les voisins de la Belgique renforcent leur sécurité. (Mardi 22 mars 2016) Les officiers de police belges patrouillent à la Gare du Midi à Bruxelles. Les voisins de la Belgique renforcent leur sécurité. (Mardi 22 mars 2016) Des soldats français patrouillent Gare De Lyon, à Paris. Les voisins de la Belgique renforcent leur sécurité. (Mardi 22 mars 2016) A l'aéroport de Genève-Cointrin, les vols vers Bruxelles sont annulés.(Mardi 22 mars 2016) Une femme blessée quitte la scène de l'horreur à l'aéroport de Bruxelles. (Mardi 22 mars 2016) De nouvelles images sur les dommages créés par les deux déflagrations survenues à l'aéroport de Bruxelles nous parviennent. (Mardi 22 mars 2016) De nouvelles images sur les dommages créés par les deux déflagrations survenues à l'aéroport de Bruxelles nous parviennent. (Mardi 22 mars 2016) De nouvelles images sur les dommages créés par les deux déflagrations survenues à l'aéroport de Bruxelles nous parviennent. (Mardi 22 mars 2016) De nouvelles images sur les dommages créés par les deux déflagrations survenues à l'aéroport de Bruxelles nous parviennent. (Mardi 22 mars 2016) Une image postée sur Twitter montre les passagers quitter le métro entre Arts-Lois et Maelbeek après une explosion. (Mardi 22 mars 2016) Les secours et la police sont rue de la loi, après une explosion à la station de métro Maelbeek. (Mardi 22 mars 2016) Les secours prennent en charge des personnes blessées sur le trottoir à la station de métro de Maelbeek. (Mardi 22 mars 2016) Une femme est évacuée par une ambulance après une explosion dans une station de métro. (Mardi 22 mars 2016) La tristesse des personnes évacuées après les attentats de Bruxelles. (Mardi 22 mars 2016) Les policiers font des contrôles à l'aéroport de Fiumicino, près de Rome, après les attentats à Bruxelles. Le premier ministre français Manuel Valls est arrivé à l'Elysée à 10 heures pour une réunion de crise, après les attentats à Bruxelles. (Mardi 22 mars 2016) Le personnel de l'aéroport est évacué à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. Une image tirée d'une vidéo montre les secours aidant une personne après une explosion dans une station de métro. (Mardi 22 mars 2016) Les passagers et le personnel de l'aéroport sont évacués à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. Les passagers et le personnel de l'aéroport sont évacués à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. (Mardi 22 mars 2016) Les passagers et le personnel de l'aéroport sont évacués à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. (Mardi 22 mars 2016) Les dégâts sont considérables à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. (Mardi 22 mars 2016) Les fenêtres ont explosé suites aux explosions à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. Les fenêtres ont explosé suites aux explosions à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. (Mardi 22 mars 2016) Les secours arrivent sur place à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. De la fumée s'échappe de la station de métro Maelbeek après une explosion. Les dégâts sont considérables à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. (Mardi 22 mars 2016) Deux explosions ont frappé l'aéroport international de Bruxelles-Zaventem mardi matin. Des blessés à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. Les passagers et le personnel sont évacués sur un parking près de l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. (Mardi 22 mars 2016) Deux explosions ont frappé l'aéroport international de Bruxelles-Zaventem mardi matin. (Mardi 22 mars 2016) La déflagration a entraîné l'effondrement du plafond du hall de l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. (Mardi 22 mars 2016) La déflagration a entraîné l'effondrement du plafond du hall de l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. (Mardi 22 mars 2016)

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Frappée le 22 mars 2016 par les pires attentats de son histoire, la Belgique rend hommage cette semaine aux 32 morts et plus de 320 blessés du métro et de l'aéroport de Bruxelles. Elle se montre déterminée à combattre la menace terroriste malgré les critiques subies il y a un an.

Métro, bus et trams de la capitale s'arrêteront mercredi à 09H11. L'heure à laquelle un jihadiste affilié au groupe Etat islamique (EI) a actionné sa ceinture d'explosifs dans une rame à la station Maelbeek, au coeur du «quartier européen», tuant seize personnes.

«Minute de bruit»

Au lieu d'une minute de silence, les conducteurs et contrôleurs observeront une «minute de bruit» afin de «montrer qu'ils n'oublient pas, mais restent debout, contre la haine et la terreur», selon la société des transports en commun bruxellois (Stib). Les voyageurs sont invités à s'y associer en applaudissant.

Hommage du couple royal

Les commémorations commenceront peu avant 08h00 à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem, en présence du roi Philippe et de la reine Mathilde, de victimes et de leurs proches, de membres des services de secours et du gouvernement.

C'est dans le hall des départs de cet aéroport international, face aux guichets des compagnies Brussels Airlines et American Airlines, que trois assaillants ont déclenché leur charge de TATP à 07h58, faisant là aussi seize morts.
Le couple royal se rendra ensuite en train jusqu'à la station de Maelbeek, avant d'inaugurer une sculpture monumentale à deux pas du siège de la Commission européenne.

«Etat en faillite»

La Belgique avait déjà été choquée en mai 2014 par le premier attentat commis par un jihadiste rentré de Syrie, au Musée juif de Bruxelles (4 morts). Mais le 22 mars 2016, elle est sidérée par l'ampleur de la tuerie.

Un an plus tard, la menace terroriste reste «possible et vraisemblable». Des militaires continuent de patrouiller en ville et à sécuriser les sites sensibles. Il ne se passe guère de semaines sans opérations et descentes de police. La législation antiterroriste a été renforcée et les perquisitions sont autorisées la nuit.

Les auditions continuent

Une commission d'enquête parlementaire poursuit ses auditions pour répondre à la dérangeante question: comment la Belgique a-t-elle laissé se développer des cellules jihadistes dans ses quartiers, dont la commune bruxelloise de Molenbeek est devenue le symbole?

La presse internationale n'a pas été tendre: elle a qualifié la Belgique de «failed state» (Etat en faillite), pointé la fragmentation du système politique dominé par les conflits entre Flamands et Wallons, fustigé les carences des services de police et de renseignement.

Même cellule que Paris

«Notre pays est plus sûr» qu'il y a un an, rétorque le ministre de l'Intérieur Jan Jambon, rappelant que d'«autres démocraties» ont subi la même terreur.

Les kamikazes de Bruxelles émanaient de la même cellule jihadiste qui avait ensanglanté Paris quatre mois plus tôt. Deux suspects de Bruxelles sous les verrous intéressent d'ailleurs la justice française pour le rôle qu'ils ont pu jouer dans le carnage du 13 novembre 2015: Osama Krayem, qui semble avoir renoncé à se faire sauter dans le métro bruxellois, et Mohamed Abrini, «l'homme au chapeau», qui est reparti de l'aéroport après avoir abandonné, sans la déclencher, sa valise bourrée d'explosifs.

Opération précipitée

Les membres du réseau vivaient depuis des mois dans la clandestinité en Belgique, passant de planque en planque. En fait, ils comptaient s'en prendre une nouvelle fois à la France.
Mais tout se précipite quand la police découvre le 15 mars une cache dans la banlieue de Bruxelles où se terrait Salah Abdeslam, le seul survivant des commandos de Paris. Il sera arrêté trois jours plus tard à Molenbeek.

Certains des futurs kamikazes bruxellois rédigent alors un «testament» et décident, en coordination avec leurs contacts syriens, de frapper la capitale européenne, selon des enregistrements découverts sur un ordinateur abandonné dans une poubelle.

Un défi inédit

Aujourd'hui, l'enquête, confiée à trois juges d'instruction, imbriquée dans celle sur le volet belge des attentats de Paris, est loin d'être bouclée.

Quelque 900 victimes, dont certaines se plaignent de la lourdeur des démarches d'indemnisation, se sont portées parties civiles. Un défi inédit pour la justice du royaume. Neuf suspects ont été inculpés d'assassinats dans «un contexte terroriste». Mais leur procès n'est pas attendu avant des années.

(ats)