Allemagne

27 janvier 2016 13:51; Act: 27.01.2016 14:48 Print

Berlin veut expulser les étrangers condamnés

Le Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand, doit encore approuver le projet de loi du gouvernement.

storybild

Le projet de loi a été déposé par le ministre de l'Intérieur Thomas de Maizière (gauche) et par le ministre de la Justice Heiko Maas. (Photo: Keystone)

Sur ce sujet
Une faute?

Le gouvernement allemand a adopté mercredi en conseil des ministres un projet de loi facilitant l'expulsion des étrangers auteurs de crime. Cette décision intervient après une série d'agressions contre des femmes lors de la nuit de la Saint-Sylvestre.

Quelque 600 femmes se sont plaintes d'avoir été agressées à Cologne et dans d'autres villes allemandes cette nuit-là. La police enquête sur des migrants en situation irrégulière originaires d'Afrique du Nord ainsi que sur des demandeurs d'asile.

La proposition du ministre de la Justice Heiko Maas et du ministre de l'Intérieur Thomas de Maizière vise à faciliter l'expulsion d'étrangers de pays non membres de l'Union européenne déclarés coupables d'agressions physiques ou sexuelles.

En cas de condamnation, une personne bénéficiant du statut de réfugié peut en être privé, selon le projet de loi dont les grandes lignes avaient été annoncées le 12 janvier par les ministères de l'Intérieur et de la Justice.

L'Allemagne a accueilli plus de 1,1 million de demandeurs d'asile l'an dernier.

Le projet de loi va être transmis au Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand.

Autres mesures

Le renseignement intérieur allemand s'est par ailleurs inquiété du fait que la mouvance salafiste continue de recruter en Allemagne. L'Office de protection de la Constitution a indiqué à la presse avoir comptabilisé 8350 salafistes fin 2015, contre 7900 dans le précédent rapport datant du mois de septembre.

D'autre part, les deux administrateurs du principal portail internet néonazi en langue allemande, «Altermedia Deutschland», ont été interpellés et le site a été interdit, ont annoncé mercredi les autorités allemandes.

Le site «propageait les commentaires xénophobes et racistes les plus horribles», a indiqué le ministre de l'Intérieur, Thomas de Maizière, cité par l'agence DPA.

Les deux suspects, qui encourent chacun cinq ans de prison, vont être présentés mercredi et jeudi à un juge qui statuera sur leur placement en détention.

Le Parquet fédéral a également fait mention de «trois autres accusés», sans donner de précisions sur leur identité.

(nxp/ats)