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Jacques Viguier
20 mars 2010 17:28; Act: 20.03.2010 18:26 Print
Acquitté du meurtre de sa femme
La cour d'assises du Tarn a acquitté samedi Jacques Viguier, jugé en appel depuis le 1er mars pour le meurtre de son épouse Suzanne, disparue depuis le 27 février 2000.
Au terme de trois semaines d'audience qui n'ont pas permis de percer le mystère, le verdict est tombé.
Jacques Viguier à son arrivée dans la salle d'audience.(photo: AFP)
La veille, l'avocat général Marc Gaubert avait requis 15 à 20 ans de réclusion criminelle, tout en laissant la porte ouverte aux jurés pour une condamnation pour «coups et blessures involontaires ayant provoqué la mort sans intention de la donner».
Le professeur de droit toulousain âgé de 51 ans avait déjà été acquitté en première instance, le 30 avril 2009 à Toulouse, par les assises de la Haute-Garonne. Lors ce premier procès, le même avocat général Marc Gaubert avait aussi requis 15 à 20 ans de réclusion criminelle.
«Ce procès irréprochable aboutit à un verdict que je regrette», a commenté Me Francis Szpiner, conseil de la soeur et de la demi-soeur de Suzanne Viguier. «On ne saura jamais qui a tué Suzanne Viguier», a-t-il déploré en notant que «dans cette affaire, l'accusation ne peut pas amener le corps. A partir de là, le doute fait son chemin et c'est vrai que cette enquête peut donner le sentiment aux jurés d'être déséquilibrée». Pour lui, «les jurés avaient trop de doutes, ils ne pouvaient pas prononcer une condamnation».
En revanche, l'avocat de M. Viguier, Me Eric Dupond-Moretti, a affiché sa satisfaction. «Plus personne ne pourra sous-entendre, ne pourra suggérer la culpabilité de Jacques Viguier», a-t-il dit. «Je voudrais simplement vous dire que la cour d'assises du Tarn n'a pas manqué ce soir son rendez-vous avec la justice». Il a toutefois noté que «la justice et la rumeur, disons-le clairement, n'ont pas permis une seconde à cet homme de vivre normalement. Il est malade de tout ce qui est arrivé».
(ap)
























