Attaque au couteau à Marseille

01 octobre 2017 14:50; Act: 02.10.2017 13:05 Print

Les victimes de l'assaillant avaient 17 et 20 ans

Un homme a été abattu à Marseille après avoir tué deux femmes à l'arme blanche. Un acte revendiqué par l'Etat islamique.

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Deux hommes, dont l'un était soupçonné d'avoir hébergé l'auteur de l'attaque de Marseille, ont été relâchés «en l'absence d'éléments incriminants». L'enquête se concentre sur la famille du tueur, dont cette semaine. (Samedi 14 octobre 2017) La maison de l'assaillant à Marseille. Les trois frères et la soeur du Tunisien qui a tué deux jeunes filles à Marseille le 1er octobre ont été entendus ces derniers jours, et deux d'entre eux, arrêtés en Italie et en Suisse. (mardi 10 octobre 2017) Le terroriste, Ahmed H., 29 ans, n'a pas de lien avec Daech, d'après les autorités tunisiennes. (jeudi 5 octobre 2017) Plusieurs personnes ont été interpellées mardi dans le centre de Marseille dans le cadre de l'enquête sur l'attaque survenue à la gare Saint-Charles (à l'image), a-t-on appris de sources concordantes. (Mardi 3 octobre 2017) L'auteur de l'attaque a été formellement identifié mardi par les autorités tunisiennes comme étant un Tunisien de 29 ans, a annoncé mardi le ministre français de l'Intérieur Gérard Collomb. (Mardi 3 octobre 2017) Les deux victimes de l'attaque survenue dimanche, à la gare Saint-Charles de Marseille, étaient deux cousines âgées de 20 et 21 ans, a-t-on appris lundi. L'identité de l'assassin n'était pas encore établie lundi matin, les enquêteurs lui ayant découvert sept alias. (Lundi 2 octobre 2017) La gare de Marseille fait l'objet d'une surveillance accrue au lendemain de l'attaque au couteau qui a fait deux morts. (Lundi 2 octobre 2017) Le groupe Etat islamique a revendiqué l'attentat dans la soirée. (Dimanche 1er octobre 2017) Les équipes de forces de l'ordre ont été renforcées.(Lundi 2 octobre 2017) La police scientifique est sur place, ce dimanche 1er octobre 2017. La présence policière est délibérément visible.(Lundi 2 octobre 2017) Le corps qui gît sur place est peut-être celui de l'assaillant qui a été abattu immédiatement par les militaires de l'opération Sentinelle. Les enquêteurs travaillent à l'identification de l'assaillant, qui n'avait pas de papiers d'identité sur lui. Tous les trains ont été supprimés. Vue de l'esplanade de la gare Saint Charles, après les faits. Marseille, 1er octobre 2017. Marseille, 1er octobre 2017. Marseille, 1er octobre 2017. Marseille, 1er octobre 2017. Marseille, 1er octobre 2017. Marseille, 1er octobre 2017. Marseille, 1er octobre 2017. Marseille, 1er octobre 2017. Marseille, 1er octobre 2017. Marseille, 1er octobre 2017. Marseille, 1er octobre 2017.

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L'attaque a eu lieu vers 13h45. Selon une source proche de l'enquête, l'assaillant «aurait crié Allah Akbar» en poignardant une femme et en en égorgeant une autre.

La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête, ouverte notamment pour «assassinats en relation avec une entreprise terroriste» et «tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique».

Les investigations ont été confiées à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a précisé le parquet de Paris. Les autorités ont demandé, sur les réseaux sociaux, aux Marseillais d'éviter le secteur de la gare Saint-Charles. Le trafic SNCF a été totalement interrompu.

Vers 15 heures, les alentours de la gare étaient hermétiquement bouclés par un cordon de policiers, et la circulation déviée. Des policiers et militaires lourdement armés étaient visibles sur le monumental escalier de la gare.

La gare se situe très près du centre-ville marseillais, non loin de la fameuse Canebière, artère mythique de la ville menant au Vieux Port.

L'assaillant a été abattu par les militaires de l'opération Sentinelle, a précisé le procureur de la République Xavier Tarabeux. Il est décédé. Les victimes sont âgées de 17 et 20 ans, selon le syndicat Unsa-Police. Selon France 2, qui cite une source policière, l'agresseur de la gare Saint-Charles était connu sous sept identités différentes , en France et dans plusieurs pays du Maghreb.

La police scientifique autour du corps de l'assaillant

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, devait arriver sur place en fin d'après-midi. Le préfet de police et le procureur de la République de Marseille se sont rendus immédiatement à la gare.

A l'intérieur, comme d'autres voyageurs, Jeanne, 33 ans, a raconté à l'AFP avoir «eu peur» et être «partie en courant» après l'attaque, à laquelle elle n'a pas assisté directement.

«Des gens, pas en treillis, peut-être des policiers en civil, nous criaient de partir. Beaucoup dans la foule restaient sur place», a-t-elle expliqué.

Ce nouvel attentat intervient deux jours avant le vote à l'Assemblée nationale d'un projet de loi antiterroriste controversé qui vise à transposer dans le droit commun certaines mesures de l'état d'urgence instauré par l'ancien gouvernement socialiste après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris (130 morts).

Lundi démarrera de plus le procès pour complicité du frère de Mohamed Merah, qui avait tué au nom du jihad en mars 2012 sept personnes dont trois enfants d'une école juive à Toulouse (sud-ouest) et ses environs.

Premier attentat djihadiste, en France depuis ceux du GIA algérien en 1995, cette attaque avait replongé la France dans le terrorisme, après plusieurs années de répit relatif, révélant les failles du renseignement et poussant les pouvoirs publics à adapter l'arsenal répressif.

Depuis, la France a été frappée à de multiples reprises, notamment en janvier 2015, contre le journal satyrique Charlie Hebdo (12 morts) et une épicerie juive (autre morts). Au total et depuis 2015, 239 personnes ont péri dans des attentats survenus en France.

Le président de la région Provence Alpes Côte d'Azur, qui inclut Marseille, s'est rendu sur place et a tweeté.

L'enquête, ouverte notamment pour «assassinats en relation avec une entreprise terroriste» et «tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique», a été confiée à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a précisé le parquet.

Un internaute aux abords de la gare de Marseille poste sur Twitter les premiers instants qui ont suivi l'attaque.


(nxp/20 minutes/afp)