Russie

29 septembre 2017 10:03; Act: 29.09.2017 21:49 Print

L'opposant Navalny interpellé à Moscou

Alexeï Navalny a été arrêté à la sortie de son domicile. L'opposant qui entend défier Vladimir Poutine a été libéré dans la soirée.

Voir le diaporama en grand »
Alexeï Navalny est à nouveau libre depuis ce dimanche matin. (22 octobre 2017) Alexei Navalny obtient gain de cause auprès de la Cour européenne des droits de l'homme qui condamne la Russie. Il dénonçait une violation de son droit à un procès équitable. (Mardi 17 octobre 2017) «Bon anniversaire voleur!», brandit cet opposant à l'occasion des 65 ans de Vladimir Poutine. Plusieurs milliers de partisans de l'opposant russe Alexeï Navalny, actuellement détenu, ont manifesté dans toute la Russie. (Samedi 7 octobre 2017) Plusieurs milliers de partisans de l'opposant russe Alexeï Navalny, actuellement détenu, manifestaient dans toute la Russie samedi contre le président Vladimir Poutine, le jour de ses 65 ans. (Samedi 7 octobre 2017) Alexeï Navalny: «On m'a interpellé dans mon hall d'immeuble. Ils m'emmènent quelque part pour 'des explications'.» (29 septembre 2017) Alexeï Navalny, écoute la sentence prononcée par un tribunal de Moscou. L'opposant numéro un au Kremlin, écope de 30 jours de prison pour avoir appelé aux manifestations non autorisées. (Lundi 12 juin 2017) Plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Moscou et dans d'autres villes de Russie pour dénoncer la corruption du régime du président Vladimir Poutine. (Lundi 12 juin 2017) Plus de 1500 protestataires, dont le plus farouche opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, ont été arrêtés. (Lundi 12 juin 2017) Aux cris de «La Russie sans Poutine» et «La Russie sera libre», des milliers de personnes (4500 selon la police) ont afflué à la rue Tverskaïa, qui mène à la place Rouge (Lundi 12 juin 2017) L'opposant numéro un au Kremlin, Alexeï Navalny, a été condamné à 30 jours de prison. (Lundi 12 juin 2017) Le blogueur anticorruption de 41 ans, arrêté à la sortie de son domicile lundi après-midi alors qu'il se rendait au rassemblement dans la capitale russe, (Lundi 12 juin 2017) Alexeï Navalny a été libéré après une quinzaine de jours en prison pour avoir organisé une manifestation anticorruption. (10 avril 2017) L'opposant Alexeï Navalny (photo au centre) - qui a aussi été arrêté hier à Moscou - devait être présenté à un juge lundi matin après avoir passé la nuit en détention. (27 mars 2017) L'Union européenne a appelé lundi la Russie à relâcher les manifestants qui ont été arrêtés par centaines la veille lors de mouvements de protestation contre la corruption. (27 mars 2017) Centaines de manifestants arrêtés en Russie samedi 26 mars. (27 mars 2017) Manifestante arrêtée à Mosou, ce dimanche 26 mars. (27 mars 2017) Centaines de manifestants arrêtés en Russie samedi 26 mars. (27 mars 2017) Centaines de manifestants arrêtés dans toute la Russie samedi 26 mars. (27 mars 2017) L'opposant Alexeï Navalny (photo) - qui a aussi été arrêté hier à Moscou - devait être présenté à un juge lundi matin après avoir passé la nuit en détention. (27 mars 2017) Centaines de manifestants arrêtés dans toute la Russie samedi 26 mars. (27 mars 2017) Centaines de manifestants arrêtés à Moscou samedi 26 mars. (27 mars 2017) Saint-Pétersbourg, 26 mars 2017 Manifestants arrêtés à Mosou dimanche. (27 mars 2017) Saint-Pétersbourg, 26 mars 2017. Saint-Pétersbourg, 26 mars 2017 Manifestante arrêtée à Moscou ce dimanche 26 mars. (27 mars 2017)

Une faute?

L'opposant russe Alexeï Navalny, en campagne pour défier Vladimir Poutine à la présidentielle de mars prochain, a été arrêté vendredi par la police, puis relâché plusieurs heures plus tard. Il devait se rendre à un meeting en province, une réunion qu'il a donc ratée.

La police de Moscou a expliqué l'arrestation de l'opposant par ses «appels répétés à participer à des événements publics non autorisés». M. Navalny avait réuni au printemps des dizaines de milliers de personnes avec pour mot d'ordre la dénonciation de la corruption des élites.

Libéré dans la soirée après avoir passé la journée entière dans un poste de police, M. Navalny devra se présenter devant un juge lundi à 14h00 suisses, a déclaré à la presse sa porte-parole Kira Yarmych. «Je me sens très bien!», a lancé Alexeï Navalny aux journalistes qui l'attendaient à la sortie du poste de police.

«Nous n'allons pas cesser nos activités quels que soient les obstacles», a assuré l'opposant, précisant qu'il envisageait de se rendre samedi pour un meeting à Orenbourg, en Sibérie, et dimanche à Arkhanguelsk (nord-ouest). Les faits qui lui sont reprochés peuvent cependant lui valoir jusqu'à 30 jours de détention.

Juste avant de prendre le train

«Le Kremlin considère mes rencontres avec les électeurs comme une énorme menace et même comme une insulte», a dénoncé l'opposant plus tôt dans la journée sur Twitter. A moins de six mois du scrutin, pour lequel le chef de l'Etat ne s'est officiellement pas encore déclaré candidat, M. Navalny participe dans toute la Russie, malgré les entraves posées par les autorités, à une série de rencontres avec les électeurs.

Il a été arrêté à la sortie de l'immeuble où il vit à Moscou, au moment où il devait prendre un train pour se rendre à un meeting de campagne pourtant autorisé par les autorités à Nijni Novgorod, à 400 kilomètres à l'est de la capitale. De 200 à 300 personnes sont allées là où aurait dû avoir lieu ce rassemblement, répondant à l'appel de M. Navalny à se déplacer malgré son interpellation.

Son bras droit, Leonid Volkov, a également dit avoir été interpellé à Nijni Novgorod et se trouver au commissariat avec son avocat.

C'est la première fois qu'Alexeï Navalny est arrêté depuis la fin de sa détention administrative en juin. Il avait été détenu 15 puis 25 jours après avoir organisé deux manifestations, interdites par les autorités mais très suivies par la jeunesse et ayant débouché sur des centaines d'arrestations.

Avenir électoral encore flou

L'opposant a organisé ces dernières semaines plusieurs meetings de campagne à travers la Russie ayant rassemblé des milliers de personnes, dans l'indifférence des médias nationaux. Ses soutiens ont néanmoins fait état de tentatives des autorités d'entraver ces événements. Depuis l'annonce de sa candidature à la présidentielle, M. Navalny affirme néanmoins avoir ouvert plus de 60 bureaux de campagne dans différentes régions de Russie.

Son avenir politique demeure pourtant flou, la commission électorale centrale l'ayant jugé en juin inapte à se présenter contre Vladimir Poutine en raison d'une condamnation pour détournement de fonds.

Principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny a été la cible de nombreuses agressions, dont une avec un liquide vert qui a requis un traitement ophtalmologique en Espagne, mais également de plusieurs poursuites judiciaires ayant visé, selon ses partisans, à entraver ses ambitions.

(nxp/ats)