Incendie à Londres

19 juin 2017 22:14; Act: 19.06.2017 22:14 Print

«Put***, y a des enfants là-dedans!»

Des images montrent la réaction d'une brigade de pompiers en route vers la Grenfell Tower. April, qui n'avait commencé son job que cinq jours plus tôt, raconte cette nuit en enfer.

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Au lendemain du dramatique incendie qui a ravagé la Grenfell Tower à Londres, un début de polémique avait émergé concernant le temps que les pompiers avaient mis pour intervenir. Il s'est rapidement avéré que les forces d'intervention n'avaient eu besoin que de six minutes pour arriver sur place. Une vidéo reprise par le Huffington Post montre la réaction d'une des premières brigades de pompiers dépêchée sur place.

Tandis que leur véhicule se rapproche du lieu de l'incendie, les soldats du feu réalisent peu à peu l'ampleur de la catastrophe. Les rires nerveux laissent place à des exclamations horrifiées: «Mais bor***! Comment va-t-on s'occuper de ça?», s'inquiète un des pompiers. «Put***, y a des enfants là-dedans!», s'alarme un autre.

«C'était comme si la fin du monde était arrivée»

Parmi les soldats du feu qui ont oeuvré sur place, April Cachia, 26 ans, était en première ligne. La jeune femme n'avait commencé son nouveau job que cinq jours plus tôt et accomplissait son premier «shift» complet quand l'incendie s'est déclaré. «C'était comme si la fin du monde était arrivée», raconte la Britannique au «Daily Mail». Boostée par l'adrénaline et l'envie de sauver des gens, April a rejoint l'escalier de la tour pour secourir les victimes. «Je n'oublierai jamais les choses que les gens disent quand vous les aider à sortir», confie la jeune femme.

April a passé plusieurs heures dans le bâtiment, luttant contre la fumée et la chaleur. «Chaque fois que quelqu'un ouvrait une porte à quelque part, le feu surgissait et nos yeux s'embuaient. Il nous fallait quelques minutes pour surpasser la douleur», décrit la Britannique. Vers 7h30, l'équipe dont faisait partie April a été relayée par une autre section. La jeune femme a dû se résoudre à quitter les lieux, le coeur lourd: «Nous avons sauvé des gens mais pas tout le monde. C'est un sentiment doux-amer», explique-t-elle. La jeune femme se remet de cette terrible nuit grâce au soutien de ses amis et de sa famille. Aujourd'hui, elle n'a qu'une seule hâte: retourner au travail.

(joc)