Transport

29 août 2017 14:35; Act: 29.08.2017 14:46 Print

Uber paie pour revenir aux Philippines

Le leader de la réservation de véhicules a déboursé plus de 9 millions de francs d'amendes pour revenir opérer aux Philippines.

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Manille lève les sanctions contre Uber. (Photo: Keystone/archive/photo d'illustration)

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Les autorités philippines avaient suspendu le géant américain le 14 août pour un mois, en affirmant que le groupe au coeur de nombreuses controverses avait ignoré l'interdiction qui lui avait été faite d'accepter de nouveaux chauffeurs.

L'agence philippine en charge des transports a décidé mardi de lever cette suspension après qu'Uber eut accepté de payer une amende de 190 millions de pesos (3,56 millions de francs) ainsi que 300 millions de pesos (5,63 millions de francs) à ses chauffeurs pour les dédommager du manque à gagner pendant la suspension.

«Nous nous sommes mis en conformité avec les demandes (du régulateur) et nous sommes heureux de pouvoir à nouveau servir les Philippins», a déclaré à l'AFP la porte-parole du groupe dans l'archipel, Catherine Avelino.

Situation catastrophique des transports

L'agence avait interdit l'année dernière les nouvelles applications de VTC comme Uber ou son rival asiatique Grab, le temps de tenter de réguler ce secteur en plein essor. Le régulateur avait finalement estimé que Grab suivait ses directives alors qu'Uber les «défiait ouvertement».

La suspension d'Uber avait entraîné une levée de boucliers des usagers qui accusaient le gouvernement de les priver d'un moyen de transport fiable. Manille est notamment connue pour la situation catastrophique de ses transports.

Autorisé à opérer aux Philippines en 2015, Uber y compte aujourd'hui environ 66'000 chauffeurs.

(nxp/ats)