Crise de l'UMP

24 novembre 2012 13:03; Act: 24.11.2012 13:33 Print

«JR est mort, mais l'UMP a pris le relais pour Dallas»

Seuls un tiers des Français estiment que l'UMP a des dirigeants de qualité, selon un sondage IFOP et réalisé après le vote des militants UMP pour la présidence du parti.

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Le fiasco de l'élection du président de l'UMP touche tous les responsables jugés sévèrement par les Français. (photo: AFP)

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Le sondage montre que l'affrontement entre François Fillon et Jean-François Copé a plus affecté leur image personnelle que l'image du parti: en août, 41% des sondés estimaient que le parti avait des dirigeants de qualité, contre 33% aujourd'hui, soit une chute de 8 points. En revanche, 41% des personnes interrogées pensent que l'UMP a «un projet pour la France», un chiffre en augmentation de deux points depuis le mois d'août, selon l'IFOP, et qui montre l'impact plutôt limité des événements des derniers jours.

Chez les sympathisants de l'UMP, qui soutiennent massivement les dirigeants du parti, les dernières semaines ont laissé des traces : ils sont ainsi 76% à estimer que l'UMP a des dirigeants de qualité, contre 86% au mois d'août dernier, précise le sondage.

Les sympathisants restent par contre massivement optimistes sur le mouvement en lui-même, ainsi 85% d'entre eux l'estiment «proche des préoccupations des Français» tandis qu'ils sont 89% à estimer que l'UMP a «un projet pour la France».

Le sondage porte également sur l'opposition au gouvernement : sur ce point, 59% des Français, toutes tendances politiques confondues, se montrent satisfaits de l'UMP, estimant qu'il «s'oppose suffisamment au gouvernement», soit 8 points de mieux qu'au mois d'août dernier.

Week-end décisif pour la médiation d'Alain Juppé


Le week-end est décisif pour la très fragile médiation que tente de bâtir Alain Juppé au sein de l'UMP toujours plus divisé en France. L'ex-chef de la diplomatie française réunira dimanche les deux rivaux pour la présidence du parti, François Fillon et Jean-François Copé.

Le maire de Bordeaux doit former une instance collégiale de cinq membres, chargée de «(livrer) ses conclusions sous quinze jours» sur le vote des adhérents, à partir notamment des travaux de deux commissions internes à l'UMP, la Commission de contrôle (Cocoe) et la Commission des recours. Mais cette dernière est au centre d'une énième polémique interne, les fillonistes la soupçonnant d'être aux mains de l'équipe Copé.

Et la demande expresse du ministre des affaires étrangères de Nicolas Sarkozy que cette commission attende pour se réunir que sa propre mission soit mis sur pied n'a pas été respectée. Son président, l'ancien député Yanick Paternotte, a d'ores et déjà annoncé une réunion... dimanche matin à 09h30.

Ce dernier n'a pas non plus accédé à la demande du maire de Bordeaux de faire en sorte que les membres de la commission ayant pris position pendant la campagne en faveur de l'un ou l'autre des deux candidats ne siègent pas.

Dans un entretien samedi au quotidien «Sud Ouest», Alain Juppé déclare «prendre acte» de cette décision tout en prévenant qu'il «n'est pas question pour (lui) de bénir une procédure à laquelle (il) n'aura pas participé».

Sur le ring

Ces questions seront au centre de la rencontre programmée dimanche soir à 19h00 à Paris, dans un endroit toujours tenu secret, entre Alain Juppé, Jean-François Copé et François Fillon.

Alors qu'Alain Juppé, à la recherche de deux membres «neutres» pour sa médiation, a eu des «contacts» avec Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet et Gillez Carrez, Jean-Pierre Raffarin et Bernard Accoyer se sont dits disponibles pour représenter chacun les intérêts de Jean-François Copé et de François Fillon.

Mais l'un des acteurs du dossier, interrogé samedi, ne cachait pas son inquiétude: «La médiation, pour l'instant, on ne peut pas dire qu'elle existe, on est plutôt dans une phase d'observation».

Si la commission des recours sort dimanche «à 18h00 et proclame un président, il est certain qu'on sera obligé d'annuler la réunion de 19h00 entre Fillon, Juppé, Copé», ce qui pourrait aussitôt mettre fin à l'opération d'arbitrage.

Mieux que «Dallas»

Les titres des journaux français exprimaient samedi leur pessimisme: «impossible médiation» dans «Libération», «mission presque impossible» pour «Le Parisien-Aujourd'hui» ou «médiation en péril» pour «Le Figaro».

Les militants, aussi, sont dépités. «JR est mort, mais l'UMP a pris le relais pour Dallas», a twitté samedi le député UMP des Alpes- Maritimes Lionnel Luca, évoquant la mort de l'acteur Larry Hagman.

(cga/ats/ap)

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