Nice

30 septembre 2016 13:35; Act: 30.09.2016 13:38 Print

Pas d'évènements à la Promenade des Anglais

Aucun grand événement ne sera organisé sur la Promenade des Anglais au moins jusqu'au 14 juillet prochain, date anniversaire de l'attentat qui a coûté la vie à 86 personnes.

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L'attentat avait coûté la vie à 86 personnes, le 14 juillet 2016. Les politiques ont décidé qu'aucun «grand événement ne sera organisé sur la Prom'». Et ce au moins jusqu'au 14 juillet 2017. (30 septembre 2016) Les deux Yverdonnoises sont décédées lors de l'attentat. Le père et les deux autres enfants, de 8 mois et 4 ans, sont hospitalisés mais leurs jours ne sont plus en danger. Cette inspectrice des douanes tessinoise était en vacances sur la Côte d'Azur avec son mari, Gilles, un Français qui a survécu à l'attentat. Son père Michaël a juste eu le temps de saisir sa femme par la manche pour éviter le camion, jeudi. Yanis jouait avec d'autres petits à quelques mètres de là. Ce petit Tunisien de 4 ans a perdu la vie le 14 juillet. Sa maman, Olfa Bent Souayah, a également perdu la vie ce soir-là. Olfa fait partie des 3 ressortissants tunisiens tués à Nice. Avec elle, Bilal Labaoui, 33 ans et Abdelkader Toukabri, un mécanicien quinquagénaire de Nice. Ce père et son enfant originaires du Texas aux Etats-Unis étaient en vacances à Nice. «Un de nos collaborateurs proches, journaliste et secrétaire de rédaction, a perdu sa fille de 12 ans dans l'attentat. Toute notre équipe est sous le choc. Les mots dont nous sommes censés être les spécialistes sont soudain vidés de sens», indique un message du magazine bimestriel azuréen du développement durable, posté sur Facebook. Les appels à retrouver cette jeune fille se sont multipliés en vain. Ses proches ont annoncé son décès dimanche. Cette jeune fille était recherchée par ses proches depuis jeudi soir. Ils ont hélas dû annoncer son décès. En vacances à Nice, deux soeurs de nationalité polonaise ont perdu la vie dans les attentats du 14 juillet. Elles étaient avec leurs deux autres soeurs qui ont survécu. Cette touriste russe était en vacances avec une amie. Elle étudiant à l'Université des Finances auprès du gouvernement russe, à Moscou, indique «La Voix du Nord». Le décès de la jeune femme a été annoncée ce lundi matin 18 juillet 2016. Sa mère, ici sur la photo, est toujours recherchée. Installée dans la région niçoise depuis 12 ans, cette mère de famille d'origine malgache était venue assister aux feux d'artifice avec ses deux enfants de 4 et 6 ans qui ont tous deux survécu. «Elle voulait prendre une glace sur la Promenade», a dit sa soeur Celoua, 28 ans, à Nice Matin. «Face au camion, on s'est tous éparpillés». Un de ses neveux est grièvement blessé. Ce pisciculture habitait la région, à Roquebillière, à 50 km de Nice. Il était père d'une jeune fille de 21 ans. Ce Belge d'origine russe était père de quatre enfants et vivait à Nice depuis quelques mois. Jocelyne Caleo, sa fille Odile Caleo et son gendre Mathias Billiez ont été fauchés le 14 juillet. Mathias Billiez était professeur de maths. Ce commissaire de police, numéro 2 de la police aux frontières (PAF) des Alpes maritimes et en charge de la gestion policière de l'aéroport de Nice, a été fauché par le camion. Il n'était pas en service ce soir-là. Véronique Lion, 55 ans, est morte aux côtés de son fils Michaël Pellegrini, 27 ans, et de ses parents, François et Christiane Locatelli. Son mari, Christophe, a également perdu dans l'attentat son père et sa mère, Gisèle et Germain Lion. Cette Kazakhe d'origine russe habitait la Belgique et enseignait à l'école paroissiale d'Anvers. Elle avait deux filles, dont une vit à Nice. Cette mère de 7 enfants serait la première victime du camion fou. Marié et père d'une fille, Robert Marchand devait assister vendredi à un meeting d'athlétisme à Monaco avec d'autres membres du club d'athlétisme de Marcigny qu'il présidait, sortis indemnes de l'attaque. Selon l'AFP, ce couple venait rendre visite à leur fils, leur belle-fille, leur petit-enfant ainsi que les beaux-parents de leur fils, qui résident tous à Nice. Ils venaient de passer quelques jours à Marseille où est installée leur fille.

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«Plus aucun grand événement ne sera organisé sur la Prom'», a précisé le président LR de la Métropole Nice Côte d'Azur et premier adjoint de la ville Christian Estrosi dans Nice-Matin. «Au moins jusqu'au 14 juillet 2017. Après nous verrons mais il est évident que nous n'organiserons plus rien dans les conditions que nous connaissions», ajoute-t-il.

Plusieurs grands événements - qui auront bien lieu, mais à des endroits différents - sont concernés par cette décision, dont le célèbre Carnaval, en février, la course cycliste Paris-Nice, dont la 75e édition ne s'achèvera donc pas sur la Promenade des Anglais ou encore l'Ironman, dont le coup d'envoi avait habituellement lieu sur la grande artère en bordure de Méditerranée.

«Rien ne sera annulé. On va proposer d'autres lieux. On ne peut pas fragiliser l'économie et tous nos efforts en matière de politique événementielle», dit M. Estrosi dans Nice-Matin.

Projet de mémorial

Jeudi, la préfecture des Alpes-Maritimes et les organisateurs, dont le département, avaient annoncé le maintien du marathon Nice-Cannes, qui, lui non plus, n'empruntera pas cette année la Promenade des Anglais. La décision a été saluée vendredi par l'opposition socialiste de la ville.

Depuis 2008 et l'élection Christian Estrosi à la mairie de Nice, le nombre d'événements a prospéré, passant de 500 à 1500 par an selon la mairie. Ils contribuent à faire vivre un important secteur hôtelier qui a souffert d'une baisse de fréquentation cet été après l'attentat.

La Promenade des Anglais, grand boulevard du front de mer emblématique de Nice, avait rouvert quatre jours après l'attentat. La vie touristique y a en partie repris ses droits même si un kiosque à musique voisin du lieu de l'attentat accueille toujours les mots et objets, peluches, drapeaux, etc déposés en hommage aux victimes. La mairie travaille à un projet de mémorial.

Hommage au drame

Un collège de la ville devrait également être débaptisé pour porter le nom d'une collégienne tuée dans l'attentat. De nombreux enfants figurent parmi les victimes de l'attaque commise par un Tunisien de 31 ans qui a foncé avec un poids lourd dans la foule d'environ 30'000 personnes massée pour le traditionnel feu d'artifice de la fête nationale.

«A Nice, en 2017, comme les années suivantes, la date du 14 juillet ne sera plus qu'un hommage au drame de cet été. Nous aurons notre propre commémoration», a aussi annoncé Christian Estrosi.

(nxp/afp)