Grande-Bretagne

19 avril 2017 10:30; Act: 19.04.2017 16:09 Print

Le Parlement accepte la tenue de législatives

La Première ministre Theresa May avait demandé la tenue d'élections, prévues le 8 juin. Elle a été suivie mercredi.

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Le Royaume-Uni ne forcera aucun citoyen de l'UE à quitter son territoire après la date effective du Brexit: la Première ministre britannique Theresa May a fait cette promesse jeudi lors d'un sommet européen à Bruxelles. (Jeudi 22 juin 2017) Un an après le séisme du référendum britannique, les négociations du Brexit démarrent officiellement ce lundi 19 juin à Bruxelles. (19 juin 2017) Alors que les négociations sur le Brexit s'ouvrent lundi, quel sort attend les plus de 3,6 millions d'Européens au Royaume-Uni? (Dimanche 18 juin 2017) Londres et l'Union européenne lanceront les négociations du Brexit le 19 juin, a confirmé jeudi le ministère britannique du Brexit. Ici à l'image, Michel Barnier, le négociateur pour l'Union européenne. (jeudi 15 juin 2017) L'annonce d'un accord de gouvernement est retardée par l'incendie meurtrier de Londres. (Mercredi 14 juin 2017) Emmanuel Macron recevait Theresa May ce mardi à l'Elysée. Le président français a déclaré lors de cette rencontre que tant que la négociation du Brexit n'était pas achevée, la porte restait ouverte. (13 juin 2017) Des ministres britanniques et le Labour ont discuté, en son abscence, d'une option que Theresa May refuse: le Brexit doux. La débacle électorale l'obligera peut-être Theresa May à revoir cette position. (Image prétexte). Malgré le revers des législatives, Theresa May entend gouverner. Elle a présenté dimanche l'intégralité de son gouvernement. Bilan: peu de changements. (Dimanche 11 juin 2017) La première ministre britannique Theresa May a confirmé vendredi dans leurs fonctions le ministre des Finances Philip Hammond, le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, le ministre en charge du Brexit David Davis, la ministre de l'Intérieur Amber Rudd et le ministre de la Défense Michael Fallon. (vendredi 9 juin 2017) Au lendemain du vote qui a fait perdre la majorité parlementaire à Theresa May, les Britanniques ne savent plus sur quel pied danser. (vendredi 9 juin 2017) Le Parti travailliste britannique se mettra en situation de diriger un gouvernement minoritaire, a annoncé vendredi le porte-parole du Labour pour les Finances John McDonnell. (Vendredi 9 juin 2017) C'est sans majorité absolue assurée que Theresa May va devoir essayer de former un gouvernement, ce qui pourrait être long et complexe. (Vendredi 9 juin 2017) Les conservateurs de la Première ministre britannique Theresa May sont en tête des élections législatives, mais perdent leur majorité absolue, selon les premières projections publiées à la clôture des bureaux de vote jeudi. (Jeudi 8 juin 2017) (Jeudi 8 juin 2017) Les partis de Theresa May et de Jeremy Corbyn s'affrontent aux législatives, avec les négociations pour le Brexit pour enjeu-clé. (Jeudi 8 juin 2017) Donné archi-battu, critiqué en interne, raillé par la presse conservatrice, le très à gauche chef du Labour Jeremy Corbyn a mené campagne tambour battant, séduisant par son intégrité et son côté social. (Mercredi 7 juin 2017) La Première ministre britannique veut convaincre les électeurs de la maintenir à son poste pour négocier le Brexit. (Mercredi 7 juin 2017) Les Écossais Willie Rennie (Libéraux-démocrates), Ruth Davidson (conservateurs), Nicola Sturgeon (parti national écossais) et Kezia Dugdale (Labour) prennent la pose avant le débat du 6 juin. (Mardi 6 juin 2017) Le Labour de Jeremy Corbyn pioche des voix tant auprès des partisans que des opposants au Brexit, montrant que les négociations avec l'UE ne sont pas la seule question à l'esprit des électeurs. (Mardi 6 juin 2017) Inquiétude au Royaume-Uni: le service de santé britannique ferait face à une facture annuelle d'un milliard de livres (1,15 mds d'euros) si les retraités britanniques expatriés en Europe devaient rentrer au pays et y être soignés après le Brexit, selon une étude rendue publique mercredi. (31 mai 2017) La Première ministre britannique pourrait perdre la majorité lors des législatives du 8 juin, selon un sondage. (Mardi 30 mai 2017) Michel Barnier a enfin reçu le mandat des 27 membres de l'Union européenne pour négocier le Brexit avec Londres (Lundi 22 mai 2017) L'avance des conservateurs britanniques en vue des élections législatives du 8 juin s'est réduite de moitié dans un sondage. Le parti de la première ministre Theresa May obtiendrait 43% des voix, cinq points de moins que lors d'une précédente enquête le 15 mai. (Lundi 22 Mai 2017) Dans moins de deux ans, lorsque le Royaume-Uni ne sera plus membre de l'UE, l'Irlande du nord, province britannique, et la République d'Irlande, qui restera européenne, seront divisées comme jamais depuis la partition de 1921.Ce qui inquiète les deux parties de l'Irlande. (Lundi 15 mai 2017) Jeremy Corbyn, chef du Labour, lors d'un meeting à York, dans le nord de l'Angleterre. Le programme de son parti a fuité dans la presse : s'il gagne les législatives, le parti d'opposition ne quittera pas les discussions sur le Brexit sans un accord avec l'UE (Mercredi 10 mai 2017) Theresa May passe jeudi son premier grand test électoral avec le renouvellement d'instances locales, dont le résultat sera scruté à la loupe en vue des législatives anticipées. (Mercredi 3 mai 2017) L'ancien Premier ministre britannique Tony Blair a annoncé sa décision de replonger dans l'arène politique et de se «salir les mains» pour combattre le Brexit. (Lundi 1er mai 2017) L'UE va discuter d'une adhésion post Brexit de l'Irlande du Nord, dans l'hypothèse d'une réunification avec l'Irlande. (Jeudi 27 avril 2017) Angela Merkel: «Un pays tiers ne bénéficiera pas des mêmes droits, ou de droits plus avantageux, qu'un pays membre» de l'Union européenne. (27 avril 2017) La Première ministre britannique Theresa May a reçu mercredi le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et d'autres acteurs du Brexit. (Mercredi 26 avril 2017) La Première ministre britannique Theresa May peut sourire : un sondage donne à son parti 50% des intentions de vote aux législatives anticipées de juin. (Samedi 22 avril 2017) Le Parlement britannique va se prononcer sur la tenue d'élections législatives anticipées, prévues le 8 juin. (Mercredi 19 avril 2017) La Première ministre britannique Theresa May a appelé à la tenue d'élections législatives anticipées pour le 8 juin lors d'une annonce surprise devant sa résidence de Downing Street, trois semaines après le déclenchement du Brexit. (18 avril 2017) Des discussions ont démarré sur un plan informel entre Londres et Bruxelles en la personne de Donald Tusk. (6 avril 2017) Le représentant britannique auprès de l'Union européenne, Tim Barrow (à droite) vient de remettre la lettre du Brexit à Donald Tusk, président du Conseil de l'Union européenne, à Bruxelles. (29 mars 2017)

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Une faute?

Le Parlement britannique a approuvé mercredi le projet de la Première ministre conservatrice Theresa May de tenir des législatives anticipées le 8 juin dans le but d'avoir «une meilleure main» pour négocier le Brexit. Les députés ont validé l'organisation du scrutin, que Theresa May avait appelé de ses voeux la veille, par 522 voix contre 13 après une heure et demie de débats.

Theresa May, dont l'annonce a pris tout le monde de court mardi, avait besoin de l'aval des deux tiers de la chambre basse du Parlement de Westminster pour appeler les Britanniques aux urnes avec trois ans d'avance. Le feu vert des députés était attendu puisque les principaux partis d'opposition ont indiqué qu'ils approuvaient l'organisation du scrutin. Jeremy Corbyn, le chef du Parti travailliste, avait immédiatement annoncé qu'il y était favorable, même s'il joue sa tête en cas de déroute du Labour.

Les travaillistes sont en effet distancés de plus de 20 points par les conservateurs dans les derniers sondages. Une faiblesse dont Theresa May veut profiter pour conforter sa majorité de 17 sièges. Les premières projections indiquent que les Tories pourraient porter leur majorité à plus de 100 députés, dans une Chambre des Communes qui compte 650 sièges.

«Nous allons nous battre pour chaque voix. Chaque vote pour les conservateurs rendra la tâche plus difficile à ceux qui veulent m'empêcher de faire le boulot», a souligné Theresa May devant le Parlement, en demandant «un mandat pour mener à bien le Brexit et en faire un succès».

Opportunisme

Plusieurs députés travaillistes ont d'ores et déjà annoncé qu'ils ne se représentaient pas. L'ancien ministre conservateur des Finances, George Osborne, se met lui aussi en retrait pour se consacrer à son nouveau travail de rédacteur en chef du quotidien londonien The Evening Standard.

Mme May avait démenti pendant des mois vouloir bouleverser le calendrier électoral et n'a donc pas échappé aux accusations d'opportunisme, même si elle a assuré que ses opposants ne lui avaient pas laissé le choix.

Malgré le soutien apporté en mars par le Parlement au déclenchement de la procédure de divorce avec l'UE, elle dit craindre des blocages qui affaibliront la position de Londres dans les négociations avec Bruxelles, qui doivent démarrer début juin.

«Les partis d'opposition avaient l'intention d'entraver le processus du Brexit», a-t-elle déclaré mercredi à BBC Radio 4. Des élections anticipées «vont permettre d'avoir une meilleure main dans les négociations» avec l'UE, a-t-elle ajouté.

Mais pour un diplomate européen, «la bonne nouvelle côté européen, c'est que du coup elle sera moins fragile pour encaisser toutes les concessions qu'elle devra faire». Pour la Commission de Bruxelles, ces élections ne modifient pas le calendrier. «Les négociations devaient commencer au mois de juin de toute façon», a indiqué son porte-parole en chef, Margaritis Schinas.

Saboteurs

Le quotidien The Guardian estime qu'avec ce scrutin anticipé Mme May veut montrer que le Brexit est irréversible. Tim Farron, le chef du parti libéral-démocrate, pro-UE, préfère y voir une «chance pour changer la direction» prise par le Royaume-Uni et «éviter le désastre d'un Brexit dur», impliquant une sortie du marché unique. En réponse, le tabloïd europhobe Daily Mail a appelé en Une à «écraser les saboteurs» pro-UE.

Le jeu n'est pourtant pas dénué de risques pour Mme May, en particulier en Ecosse où le Parti national écossais (SNP, au pouvoir), pro-UE, compte utiliser le scrutin pour légitimer le nouveau référendum d'indépendance qu'il réclame.«Si le SNP l'emporte dans les circonscriptions écossaises, la tentative de Theresa May de bloquer» le référendum «se réduira en poussière», a tonné la Première ministre de l'Ecosse, Nicola Sturgeon, devant le Parlement de Westminster.

Theresa May pourrait aussi être confrontée à la lassitude des électeurs, qui vont connaître leur quatrième vote crucial en quatre ans, après le référendum sur l'indépendance de l'Ecosse en 2014, les législatives de 2015 et le référendum sur le Brexit en juin 2016.

Alors que la campagne électorale n'est même pas encore lancée, Mme May a déjà provoqué la polémique en déclarant qu'elle ne prendrait pas part à un débat télévisé avec les autres chefs de partis, qui l'ont accusée de «déni démocratique».

(nxp/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Ti.22 le 19.04.2017 11:57 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bon article

    Merci pour ce très bon article bien détaillé et bien expliqué.

  • Robs le 19.04.2017 14:07 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Timing

    Avec le debut de negotiations autour le Brexit les anglais vont bientôt comprendre qu'ils ne peuvent pas avoir la beurre et l'argent du beurre (have your cake and eat it). Mieux vaut dons rapidement organiser des élections avant que la colère populaire se jette sur la PM...

  • Alain Terrieur le 19.04.2017 13:24 Report dénoncer ce commentaire

    Ça commence

    a vraiment sentir le pâté pour l' Angleterre. Le peuple qui s' est tire une balle dans le pied avec le Brexit va payer cher son ignorance.

Les derniers commentaires

  • Robs le 19.04.2017 14:07 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Timing

    Avec le debut de negotiations autour le Brexit les anglais vont bientôt comprendre qu'ils ne peuvent pas avoir la beurre et l'argent du beurre (have your cake and eat it). Mieux vaut dons rapidement organiser des élections avant que la colère populaire se jette sur la PM...

    • giof le 19.04.2017 19:04 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Robs

      Elle sera élue et elle aura les mains libres pour négocier à "l'anglaise" . Pas comme nos politiciens qui disent oui à tout ce que l'Europe exige en trahissant la volonté populaire.

  • Marie le 19.04.2017 13:40 Report dénoncer ce commentaire

    Il y a encore de l'espoir

    Enfin un article pas partisan, du vrai journalisme comme on voudrait en voir plus souvent. Merci! Dommage que les journalistes qui ont le courage d'être impartiaux n'osent pas afficher leurs noms...

  • Alain Terrieur le 19.04.2017 13:24 Report dénoncer ce commentaire

    Ça commence

    a vraiment sentir le pâté pour l' Angleterre. Le peuple qui s' est tire une balle dans le pied avec le Brexit va payer cher son ignorance.

  • Ti.22 le 19.04.2017 11:57 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bon article

    Merci pour ce très bon article bien détaillé et bien expliqué.