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France - Régionales
22 mars 2010 12:56; Act: 22.03.2010 13:16 Print
Sarkozy veut remanier le gouvernement
Le président Nicolas Sarkozy a reçu lundi matin son Premier ministre François Fillon pour tirer les leçons d'une très sévère défaite lors des élections régionales.
Nicolas Sarkozy ne veut pas se séparer de son Premier ministre François Fillon. (photo: Keystone/AP)
Sarkozy aurait d'ores et déjà décidé de se séparer de son ministre du Travail.
Journée de grève mardi en FranceDes grèves et manifestations sont prévues mardi en France, sorte de «troisième tour social» au surlendemain de la sévère défaite subie par la droite aux élections régionales. Les syndicats ont appelé à une journée de mobilisation intersyndicale sur l'emploi, les salaires et les retraites. La Confédération générale du travail (CGT) dirigée par Bernard Thibault met en garde le gouvernement contre une attitude qui «ne manquerait pas d'alourdir le climat social», après la défaite de la majorité au second tour du scrutin régional. Pour la CGT, le président Nicolas Sarkozy «est le premier interpellé» par les votes dans les régions «qui manifestent le très fort mécontentement des salariés, tant du privé que du public, vis-à- vis des politiques en vigueur.» Cinq centrales syndicales organisent cette journée d'action au niveau national et dans l'ensemble des secteurs, public et privé. Elles protestent notamment contre un projet de réforme des retraites et les suppressions de dizaines de milliers d'emplois dans la fonction publique. Environ 160 manifestations et rassemblements sont prévus dans le pays. Des perturbations sont attendues dans les transports, en particulier à la SNCF. Le trafic sera assuré en moyenne à 65% pour les TGV, de 35 à 70% pour les TER, et à 45% pour les Transiliens en Ile-de-France, a précisé un porte-parole de la compagnie. Les trains à grande vitesse internationaux, comme Eurostar et Thalys, rouleront normalement, a-t-il précisé. Les perturbations commenceront lundi à 20h00. Dans les transports parisiens, la RATP prévoit également des perturbations.
Le chef de l'Etat français a également reçu le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, et le député UMP François Baroin, proche de l'ex-président Jacques Chirac. François Fillon devait mener lui-même dans l'après-midi des consultations avec les responsables de la majorité.
Selon des sources gouvernementales et parlementaires, Nicolas Sarkozy se séparerait du ministre du Travail Xavier Darcos, battu lourdement en Aquitaine. M. Darcos devait conduire la réforme des retraites dans les prochaines semaines, dont le président a fait la réforme phare de 2010.
«Il semblerait qu'il paye le symbole d'une grosse défaite, même si c'est dans une région que l'on savait ingagnable», commente un familier des cabinets ministériels. Selon une source gouvernementale, M. Darcos pourrait être remplacé par l'actuel ministre du Budget Eric Woerth, auquel succèderait François Baroin.
Si cela se confirmait, le remaniement serait plus que l'ajustement «modeste» et «technique» annoncé ce week-end par le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant. D'autant plus que d'autres têtes pourraient tomber, comme celles de Fadela Amara (politique de la ville) ou d'Hubert Falco (anciens combattants).
Fillon: démission pas prévue
Selon son entourage, il n'était pas prévu que François Fillon lui-même présente sa démission, même pour la forme.
Le second tour des élections régionales s'est soldé dimanche par une défaite de la droite, qui ne préside plus qu'une région métropolitaine, l'Alsace, à laquelle s'ajoutent, outre-mer, la Guyane, grâce à un transfuge de la gauche, et La Réunion.
Lors de ce second tour de scrutin, qui a très nettement confirmé le vote sanction du premier tour, la gauche a recueilli 54% des voix, loin devant la droite à 35,5%, selon des résultats portant sur la quasi-totalité des régions. Le Front national, parti d'extrême droite du vieux dirigeant Jean-Marie Le Pen, a récueilli plus de 9% des suffrages.
Révision des priorités
Suite à ce résultat, la colère gronde au sein d'une partie de la droite au pouvoir, qui réclame une révision des priorités pour la seconde partie du mandat présidentiel et l'abandon de certaines réformes mal comprises par l'électorat traditionnel de la majorité.
«Personne n'imagine qu'on ne doit pas faire la réforme des retraites», a ainsi déclaré Jean-François Copé, le patron des députés du parti présidentiel UMP. Mais «la taxe carbone n'a de sens qu'à l'échelle européenne, on ne peut pas le faire nous en France avant les autres», a-t-il ajouté.
Il faisait ainsi allusion à un projet de taxe écologique, frappant les émissions de CO2, qui doit en principe entrer en vigueur à l'été et qui est très impopulaire parmi les électeurs de droite.
Le quotidien Le Figaro, très proche du pouvoir, s'interrogeait aussi lundi matin sur la poursuite d'une très délicate réforme de la justice, qui doit se traduire par la suppression du juge d'instruction.
Dans le collimateur également de beaucoup d'élus de droite, la stratégie d'ouverture à gauche: la nomination de personnalités d'opposition à des postes gouvernementaux ou dans les hautes administrations, pourrait être mise en sourdine.
Socialistes relancés
La presse française mettait elle en avant lundi «le retour de la gauche», selon le journal Le Parisien ou «le jour de gauche», selon Libération.
Les socialistes, divisés et dépourvus de tout projet cohérent depuis le début du mandat de Nicolas Sarkozy en 2007, sont relancés. Leur dirigeante, Martine Aubry, trouve aussi dans cette victoire la légitimité qui lui faisait défaut pour incarner une alternative au président de droite.
Elle sera l'une des prétendantes à la candidature socialiste en 2012, avec le directeur du FMI Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal, triomphatrice dimanche dans sa région de Poitou-Charentes.
(ats)
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Tous les 11 Commentaires




























Chute libre
la France y est depuis pas mal de temps! Le président Sarko devrait en premier lieu faire en sorte à ce que les médias arrêtent de parler de lui et sa femme comme de grands acteurs du pays!
Trop drôle
Les régions étaient déjà à gauche avant... Quel changement y a-t-il eu ? Et ce qu'on reproche à droite, c'est bien pourtant l'administration des régions qui est responsable de ses propres régions, donc bien la gauche... On reproche ses propres erreurs aux autres, c'est tellement mieux. Amusant également, G. Freche qui est compté comme faisant parti de la gauche alors qu'il a quitté le parti.
Vote
Les français se croient sortie de la crise avec le vote de ce dimanche , cela ne va rien changer, la france est en chute libre de puis plus de 30 ans , et maintenant avec leurs 35 h c'est pire. a peine le vote de dimanche les syndicats se mettent déjà en grève , et c'est un pays qui veut aller de l'avant , ce n'est pas possible. Quand a Sarkozy, le mettre a la présidence c'etait une erreure.