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Législatives en Irak
17 mars 2010 20:43; Act: 17.03.2010 20:46 Print
Maliki et Allawi dans une lutte très serrée
Le Premier ministre irakien sortant Nouri al- Maliki et son rival laïque Iyad Allawi étaient engagés mercredi dans une bataille extrêmement serrée après la publication au compte- gouttes des résultats des législatives.
Tour à tour, l'un ou l'autre était donné en tête.
Selon de nouveaux résultats partiels publiés mercredi soir après le dépouillement de 83% des bulletins de vote, M. Maliki a repris un légère avance et menait provisoirement d'environ 40.000 voix au niveau national.
La veille, les résultats, après dépouillement de 79% des votes, donnaient M. Allawi, un ancien Premier ministre, en tête avec une marge très mince d'environ 9.000 voix.
Selon des calculs de l'AFP basés sur environ 80% de dépouillement, les listes des deux candidats obtiendraient chacune 87 des 310 sièges à pourvoir dans la prochaine assemblée. Quinze autres sièges au Parlement (réservés aux minorités notamment) ne sont pas intégrés dans ces calculs.
La liste de l'Alliance nationale irakienne (ANI), qui regroupe des partis religieux chiites, obtiendrait pour l'heure 67 sièges et la liste des deux grands partis kurdes 38.
Longes négociations en perspective
Les votes des Irakiens de l'étranger et des services de sécurité n'ont pas encore été intégrés par la commission électorale dans les résultats et pourraient modifier largement la donne, notamment à Bagdad, qui possède le plus gros réservoir de sièges.
Avec des résultats aussi serrés, les négociations pour former le prochain gouvernement seront longues et chacun des deux candidats tentera de former des coalitions au Parlement pour obtenir le poste de Premier ministre.
Polarisation chiite-sunnite
M. Allawi, qui a joué pendant la campagne sur une image de nationaliste transcendant les communautés, a obtenu la confiance des électeurs dans les régions sunnites ou à majorité sunnites.
Les électeurs chiites ont préféré, eux, la continuité en votant pour M. Maliki, qui se targue d'avoir rétabli la sécurité dans le pays dont il a pris les rênes au pire moment des violences communautaires.
Immédiatement après l'annonce des nouveaux résultats, des accusations de fraudes ont été lancées par le camp du Premier ministre, alors qu'elles étaient émises au cours des derniers jours par le Bloc irakien.
(ats)























