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France
29 octobre 2012 07:05; Act: 29.10.2012 07:15 Print
Jean-Claude Mas pourrait être libéré lundi
La justice marseillaise statue lundi sur une demande de remise en liberté déposée par l'avocat du fondateur des implants défectueux PIP. Son procès doit avoir lieu en avril.
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Jean-Claude Mas, fondateur de la société de prothèses mammaires PIP, pourrait retrouver la liberté lundi après huit mois de prison. Son premier procès, très attendu par les victimes, est agendé au printemps prochain. Les plaignants sont au nombre de 4600.
Le juge marseillais, qui a instruit le volet financier de l'affaire, doit statuer lundi sur une demande de remise en liberté déposée par l'avocat de M. Mas, Me Yves Haddad. «Théoriquement, il ne devrait pas faire autre chose que le mettre dehors, en le plaçant sous contrôle judiciaire avec obligation de pointer une ou plusieurs fois par semaine au commissariat», a déclaré récemment Me Haddad. La période de détention provisoire de M. Mas, détenu à la prison du Pontet, dans le sud de la France, échoit le 4 novembre.
Inculpé de blessures involontaires
L'homme âgé de 73 ans, inculpé en janvier pour blessures involontaires dans le dossier sanitaire du scandale PIP, avait été placé en détention pour quatre mois au mois de mars. Il devait être libéré début juillet mais avait alors été replacé pour quatre mois en détention provisoire, dans le cadre de l'instruction de nature financière. Son avocat avait dénoncé une «cruauté judiciaire». La justice avait fait valoir, elle, un risque de fuite à l'étranger.
«Ce risque existe encore, mais j'ai quand même confiance en notre système judiciaire», souligne pour sa part Me Philippe Courtois, du barreau de Bordeaux, qui représente les intérêts de plus de 2300 victimes regroupées en association.
Procès dès avril
Selon lui, ses clientes préfèreraient savoir Jean-Claude Mas en prison, mais elles ont été soulagées par l'annonce faite début octobre des dates du premier procès, pour «tromperie aggravée». Il est prévu du 17 avril au 14 mai à Marseille. «C'est «un premier pas vers la reconnaissance» de leur souffrance, estime-t-il. Sont attendus à ce procès hors normes environ 180 avocats, 4380 plaignants français et 220 plaignants étrangers.
L'affaire avait éclaté fin mars 2010 avec le retrait des prothèses PIP du marché français et la liquidation judiciaire de la société, qui utilisait illégalement, depuis la fin des années 2000, un gel de silicone fait maison en remplacement d'un gel médical homologué. Le nombre de porteuses de prothèses PIP serait d'environ 30'000 en France et de plusieurs dizaines de milliers à l'étranger, principalement en Europe, en Amérique du Sud et en Asie.
(ats)

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