France

11 septembre 2017 13:54; Act: 12.09.2017 05:13 Print

Première épreuve de la rue pour Macron

Des syndicats français appellent à des grèves et manifestations mardi contre la réforme du code du travail.

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Le président français Emmanuel Macron pourrait essuyer son premier échec ce dimanche lors du renouvellement de la moitié du Sénat. (Dimanche 24 septembre 2017) A propos de la réforme du code du travail, Emmanuel Macron a prévenu vendredi qu'il «serait d'une détermination absolue et ne céderait rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes». Les syndicats ont appelé ce lundi à des grèves et manifestations dans toute la France demain. (11 septembre 2017) Dans une interview fleuve donnée au Point, le président français Emmanuel Macron dit vouloir être jugé sur la durée. (Mercredi 30 août 2017) Renttrée difficile pour Emmanuel Macron. Les Français jugent nécessaire de réformer le Code du travail. Mais ils ne pensent pas que le président français parviendra à mener cette tâche à bien, selon un sondage Odoxa pour RTL publié lundi. (28 août 2017) Le président français a vu sa popularité chuter à 40% en août. (Dimanche 26 août 2017) Une «trahison de l'esprit européen» favorisant le moins-disant social et faisant monter les populismes: Emmanuel Macron a lancé une attaque contre la directive européenne sur le travail détaché, au premier jour d'une tournée pour un durcissement du texte. (Mercredi 23 août 2017) Le président français Emmanuel Macron a perdu 10 points de solidarité entre juin et juillet et ne fait plus que 54% de satisfaits, selon un sondage publié par l'hebdomadaire dimanche 23 juillet 2017. Le Premier ministre perd 8 points. (Image d'archive). Le Sénat, majortiairement à droite, a adopté mardi le controversé projet de loi visant à renforcer «la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme» et qui doit remplacer au 1er novembre l'état d'urgence instauré après les attentats de 2015. (Image prétexte) Le président français Emmanuel Macron a annoncé lundi devant le Parlement qu'il lèverait «à l'automne» l'état d'urgence, en vigueur depuis les attentats de novembre 2015, tout en annonçant des «mesures renforcées» dans la lutte antiterroriste. (Lundi 3 juillet 2017) L'«hyperprésident» français doit s'adresser au Parlement réuni en Congrès à Versailles. Une initiative controversée. (Lundi 3 juillet 2017) Le Premier ministre Edouard Philippe et le président Emmanuel Macron ont le soutien d'une majorité de Français. (Samedi 24 juin - Image d'archive) La présidente du Front national Marine Le Pen a annoncé avoir pris rendez-vous, à une date non précisée, avec les juges qui souhaitent l'entendre dans l'enquête sur les assistants parlementaires d'eurodéputés FN. (Jeudi 22 juin 2017) Le deuxième gouvernement d' conserve l'équilibre paritaire et politique souhaité par le couple exécutif. Ce cabinet de 28 membres intègre plusieurs élus de droite et de gauche. (Mercredi 21 juin 2017) Les ministre de l'Intérieur , ont été maintenus à leur poste. (Mercredi 21 juin 2017) La juriste et membre du Conseil constitutionnel a été nommée mercredi ministre de la Justice et garde des Sceaux. Cette ex-élue PS succède à François Bayrou, démissionnaire. (Mercredi 21 juin 2017) Après le départ de trois ministres issus du MoDem - François Bayrou, Sylvie Goulard et Marielle de Sarnez -, le parti centriste conserve deux élus en son sein. Geneviève Darrieussecq, maire de Mont-de-Marsan, devient secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Armées... (Mercredi 21 juin 2017) Et Jacqueline Gourault devient ministre auprès du ministre de l'intérieur. (Mercredi 21 juin 2017) Stéphane Travert (ex-PS) hérite de l'Agriculture. (Mercredi 21 juin 2017) La directrice de l'ENA Nathalie Loiseau a pour sa part été nommée ministre chargée des Affaires européennes. (Mercredi 21 juin 2017) La haut-fonctionnaire Florence Parly a elle été nommée ministre des Armées en remplacement de Sylvie Goulard, a annoncé le secrétaire général de l'Elysée. (Mercredi 21 juin 2017) , nommé au poste de Ministre de la Justice et de Garde des Sceaux, a démissionné en raison de l'affaire d'emplois fictifs au sein du MoDem, sa formation politique. (Mercredi 21 juin 2017) , vice-président du MoDem et ministre des affaires européennes, prend également la porte le mercredi 21 juin. Elle dirigera le groupe MoDem à l'Assemblée nationale. (Mercredi 21 juin 2014) , ministre des Armées, a démissionné mardi 20 juin. Elle veut se défendre dans l'affaire du MoDem soupçonné d'emplois fictifs au Parlement européen. (Mardi 20 juin 2014) Le ministre de la cohésion des territoires, , est poussé vers la sortie du gouvernement l en raison de son implication supposée dans un scandale immobilier en Bretagne. Il est chargé de la présidence du groupe La République en marche (LRM) à l'Assemblée nationale. (Lundi 19 juin 2014) Le parquet de Toulouse a ouvert une enquête préliminaire contre , députée de La République En Marche (LREM). L'administration fiscale soupçonne une possible dissimulation de revenus liée à son activité... de voyance astrologique.(Lundi 19 juin 2014) , député de La République En Marche (LREM), fait l'objet d'une enquête préliminaire lancée par le parquet de Dijon. Cet ancien président de l'office du tourisme de Dijon est soupçonné de faux témoignages dans une histoire de licenciement. (Mardi 6 juin 2014) , député de La République En Marche (LREM), est visé par une enquête pour harcèlement moral après une dénonciation anonyme. Ce camarade de promotion d'Emmanuel Macron à l'ENA est directeur général d'EAS Industries, entreprise spécialisée dans la maintenance aéronautique à l'aéroport de Perpignan. (Vendredi 2 juin 2014) , députée de La République En Marche (LREM) est visée par une plainte contre X pour escroquerie à l'assurance maladie. La plainte a été déposée par Jean-Pierre Colin (UDI), qui l'accuse de s'être mise en arrêt maladie à plusieurs reprises, entre janvier et mai 2017, pour participer à la campagne d'Emmanuel Macron. (Mercredi 31 mai 2017)

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Emmanuel Macron affronte mardi sa première grande journée de contestation du quinquennat avec des grèves et de manifestations contre l'assouplissement du code du travail, une réforme sur laquelle le nouveau président français n'entend rien céder.

Ce premier test social intervient dans un climat tendu, alimenté par la sortie de M. Macron évoquant, vendredi en marge d'une visite à Athènes, les «fainéants» qui s'opposent à sa politique de réformes.

Une déclaration «scandaleuse», a fulminé Philippe Martinez, le numéro un du syndicat CGT, qui mène la fronde dans un paysage syndical profondément divisé. M. Martinez a promis «plus de 180 lieux de manifestations» pour dénoncer un texte qui, selon lui, «donne les pleins pouvoirs aux employeurs». En parallèle, des grèves sont attendues dans les transports aériens et ferroviaires. Ryanair a ainsi annoncé l'annulation de 110 vols.

Des syndicats étudiants et lycéens et les mouvements de jeunesse de plusieurs partis de gauche ont appelé lundi à se joindre aux manifestations contre «une régression sociale historique». Considéré comme le principal opposant au président selon un récent sondage, le héraut de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon battra lui aussi le pavé contre ce qu'il qualifie de «coup d'Etat social».

Plus de flexibilité

Mais les deux autres principaux syndicats, FO et la CFDT, bien que critiques envers la réforme, n'ont pas appelé à manifester. Ce qui interroge sur l'ampleur de la mobilisation contre un président qui a certes chuté dans les sondages mais fait face à une opposition éparpillée.

«Une mobilisation sociale est toujours imprévisible» mais elle semble affaiblie par le manque d'alternative politique, estime Jean-Daniel Levy, analyste de l'institut de sondages Harris Interactive. Pour l'ex-conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie, le gouvernement est même «dans une situation idéale pour réformer le droit du travail».

Premier gros chantier du quinquennat, la réforme prévoit un plafonnement des indemnités en cas de contentieux, la réduction des délais de recours des salariés ou encore la possibilité de négocier sans syndicat en dessous de 50 salariés, des mesures qui font la part belle aux petites et moyennes entreprises qui représentent près de la moitié des salariés en France.

L'objectif affiché par le président Macron est de donner plus de flexibilité aux entreprises et de les encourager à embaucher alors que le chômage reste massif. Il touche 9,5% de la population active, contre une moyenne de 7,8% en Europe. Il s'agit également aussi de regagner la confiance de l'Allemagne, qui réclame depuis longtemps des réformes structurelles à Paris.

«Le président des banques»

Emmanuel Macron, qui pour imposer ces changements a opté pour la procédure accélérée des ordonnances, n'a aucune intention de céder. Vendredi, quelques semaines après avoir regretté que les «Français détestent les réformes», le chef de l'Etat a averti qu'il «serait d'une détermination absolue» et ne «cèderai(t) rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes».

Une déclaration choc, «totalement» assumée par l'intéressé, qui a fait bondir ses opposants politiques, de Jean-Luc Mélenchon («Macron n'aime pas les Français») à Marine Le Pen («les déclarations d'amour de Macron aux Français se multiplient»). Et qui risque de galvaniser les manifestants.

Emmanuel Macron «jette de l'huile sur le feu. Avec la déclaration sur les fainéants , tous les ingrédients sont réunis pour que ça chauffe», prévient Bruno Cautrès, chercheur au Cevipof.

Lundi, le président a eu un avant-goût de ce qui l'attend lors d'un déplacement à Toulouse, dans le sud-ouest de la France. Entre 300 à 400 personnes, selon les autorités, 2.000 personnes, selon la CGT, y ont manifesté contre la loi travail et d'autres réformes annoncées comme la baisse des aides personnelles au logement.

«Je suis là pour faire la fête à Macron», a lancé Sabine, 71 ans, remontée contre un chef d'Etat qui, selon elle, «est vraiment le président des riches et des banques».

(nxp/ats)