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Fillette blessée par balle
20 mars 2010 13:14; Act: 20.03.2010 13:26 Print
Deux douilles de 9 mm retrouvées sur les lieux
Deux douilles de neuf millimètres ont été retrouvées sur les lieux où une fillette de 12 ans a été légèrement blessée vendredi par balle en plein centre de Marseille.
«On a retrouvé deux douilles de neuf millimètres sur les lieux, ce qui accrédite qu'il y a bien eu usage d'arme à feu dangereuse», a déclaré à l'AFP le procureur de la République Jacques Dallest, soulignant que ce gros calibre est souvent utilisé dans les règlements de comptes.
L'enquête se poursuit sur les circonstances exactes dans lesquelles la fillette a été touchée, a-t-il précisé.
Légèrement blessée à la jambe, elle a a quitté samedi matin l'hôpital de La Timone à Marseille, où elle avait été hospitalisée la veille après les faits, a-t-on appris auprès de l'Assistance publique-Hôpitaux de Marseille.
Vendredi, en fin d'après-midi, la fillette avait été touchée par une balle dans le quartier populaire de la Belle de Mai, alors qu'elle se trouvait près d'un groupe de personnes sur lesquelles un homme faisait feu, selon une source policière.
Le tireur est arrivé dans une voiture en compagnie d'un autre homme, il est sorti du véhicule et a fait feu à deux reprises sur un groupe de personnes qui discutaient rue Hoche, dans le IIIe arrondissement. Il a ensuite pris la fuite avec son compagnon à bord du véhicule.
L'enquête de voisinage est en cours mais il n'y a pas de témoins précis, a-t-on ajouté samedi de source proche de l'enquête, soulignant que l'hypothèse d'un règlement de comptes «n'est que l'une des hypothèses».
«Où va s'arrêter l'escalade, s'est interrogé le secrétaire du syndicat de policiers Alliance dans les Bouches-du-Rhône, David-Olivier Reverdy. Nous avons dénoncé en son temps la circulation des armes de guerre dans les cités. Maintenant, c'est leur emploi aux quatre coins de la ville».
Selon lui, «les fusillades ne sont plus +ciblées+ comme pour le grand banditisme. Maintenant, on tire n'importe quand, en plein jour, sur des personnes innocentes».
«Sans moyens supplémentaires, c'est la police qu'on désarme de fait, a-t-il ajouté. N'oublions pas que nous avons un collègue dans le coma à Marseille et un autre que nous allons inhumer dans la région parisienne».
(afp)























