Vol AF 447

11 juin 2009 12:00; Act: 11.06.2009 12:16 Print

Pour Air France, les sondes ne sont pas la cause du crashPour Air France, les sondes ne sont pas la cause du crash

Le directeur général d'Air France-KLM, Pierre-Henri Gourgeon, s'est déclaré jeudi «pas convaincu» que les sondes de vitesse soient à l'origine de l'accident de l'Airbus le 1er juin.

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Les pilotes de l'A330 du vol AF447 accidenté en juin 2009 ont vu s'afficher deux vitesses différentes pendant moins d'une minute, l'une d'elles indiquant une chute brutale de la vitesse. Les raisons de l'accident de l'Airbus A330, toujours inexpliqué, pourraient être connues après l'analyse des deux boîtes noires, repêchées les 1 et 2 mai 2011. Les débris de l'appareil avaient été localisés début avril à 3900 mètres de profondeur, sur une zone de 600 mètres sur 200. Ici un bras articulé saisi la boite noire. Vendredi 13 juin 2009, l'armée brésilienne ramenait un corps sur leur base située sur l'île de Noronha. (Infographie: ide) Un fragment de l'avion ramené au sol. Jeudi 12 juin, les premiers débris repêchés de l'Airbus A330-200 étaient entreposés dans un hangar d'Air France à l'aéroport de Recife (Brésil). Ces débris seront examinés par des responsables du Bureau d'enquêtes et analyses (BEA) français en charge de l'enquête technique. Le sous-marin nucléaire d'attaque français l'Emeraude a entamé mercredi 10.06 ses recherches des boîtes noires. Les forces brésiliennes et françaises ont repêché des dizaines de corps de l'Airbus d'Air France. La question du rôle des sondes dans l'accident a été soulevée quand le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), chargé de l'enquête technique, a annoncé que les investigations montraient «l'incohérence des différentes vitesses mesurées» par l'avion avant sa disparition. L'empennage (stabilisateur de vol) de l'Airbus a été récupéré. Un débris a été remonté par l'armée brésilienne. Des débris sont repérés et l'emplacement marqué à l'aide de fumigènes. Deux hommes, une mallette contenant un billet Air France et un fauteuil appartenant à l'Airbus qui s'est abîmé dans l'Atlantique ont été récupérés samedi 6 juin 2009. l'armée de l'Air brésilienne mobilise avions... ... et hélicoptères pour trouver les restes de l'avion accidenté. L'archipel Fernando de Noronha se situe à environ 200km du lieu ou l'airbus a disparu. Des submersibles ratissent la zone dans laquelle l'avion a disparu. Les proches des victimes sont toujours sous le choc de ce qui s'est produit. Personne ne veut renoncer aux recherches. Tout est mis essayer de résoudre le mystère de l'AF 447. Le bâteau français "Pourquoi Pas" se rend sur les lieux pour rechercher des éléments de l'AF 447. Depuis les airs, les avions tentent d'identifier des débris qui pourraient appartenir à l'AF 447. Ces militaires brésiliens déchargent des cartons contenant des sacs à cadavres, en prévision d'une éventuelle découverte de corps. Les recherches s'organisent et se poursuivent. Des traces du crash sont scrutées depuis les airs... ...et depuis la mer. En pleine conférence de presse, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, se recueille. Au Brésil, les recherches sont menées avec intensité. Nelson Jordim, ministre brésilien de la Défense, a réfuté la thèse de l'explosion de l'appareil. Des avions survolent la zone supposée du crash où l'on perçoit des trainées de kérosène. Les employés d'Air France se sont recueillis en compagnie des familles pour honorer la mémoire des disparus. Les émotions l'ont souvent emporté. Le couple présidentiel, Carla Bruni et Nicolas Sarkozy, est venu témoigner son soutien aux familles des victimes. Un militaire français devant un radar, lors de la reconnaissance de l'avion Breguet Atlantic II, sur la zone. Un Hercule C-130 de l'Air Force brésilienne sur l'archipel Fernando de Noronha, au Brésil. L'armée de l'air brésilienne a découvert mardi des débris d'un avion dans la zone où s'est abîmé lundi un Airbus A330 d'Air France. A Paris, le vol AF447 était annoncé en retard. Le prince brésilien Pedro Luis de Orleans e Braganza a pris l'avion d'Air France au départ de Rio. La danseuse irlandaise Eithne Walls voyageait dans l'Airbus disparu. Patricia Coackley a montré à la presse anglaise la photo de son mari... ... Arthur Coackley, qui devrait figurer parmi les passagers du vol. La police garde l'entrée de l'hôtel proche de l'aéroport Charles de Gaulle, où sont logés les familles des passagers. Des recherches sont menées par des avions brésiliens et français... ... au-dessus de «la zone supposée du crash» de l'Airbus A330 d'Air France. De Paris... .. à Rio de Janeiro... ... les proches des passager de l'avion disparu suivent avec inquiétude les dernières nouvelles. L'Airbus 330-200 photographié à l'aéroport d'Houston. L'appareil d'Air France, transportait 228 passagers et membres d'équipage. Les Forces Aériennes brésiliennes ont essayé de retracer la trajectoire parcourue par le vol Air France. L'accident aurait eu lieu entre la côte brésilienne et la côte africaine. Les chances de récupérer des survivants «sont infimes», a reconnu lundi le président français Nicolas Sarkozy à l'aéroport parisien de Roissy.

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Il a cependant confirmé l'accélération du programme de remplacement sur les A330/A340.

«Ce programme a été accéléré car nous savons que lors de cet accident du vol Rio-Paris, il y a eu un problème sur la mesure de la vitesse», a-t-il déclaré.

Interrogé sur les critiques sur le manque de transparence de la communication d'Air France depuis l'accident, il a répondu avec colère: «Parce que je ne suis pas convaincu que les sondes sont la cause de l'accident, je n'ai pas de raison de faire de communiqué».

«C'est l'enquête officielle qui doit communiquer», a-t-il martelé, lors d'une rencontre avec la presse. Air France, qui avait fait savoir samedi qu'elle avait accéléré depuis le 27 avril son programme de remplacement de sondes anémométriques (Pitot) sur ses A330 et A340, a reconnu plusieurs incidents dus à ces sondes en 2008.

Arrivés trois jours avant

Les premiers approvisionnements en nouvelles sondes Pitot sont parvenus à la compagnie le 29 mai, soit trois jours avant l'accident du Rio-Paris, selon son directeur général.

«Les premiers approvisionnements sont arrivés le vendredi avant l'accident. Nous avions engagé ce programme car nous pensions que cela diminuait des incidents à caractère pas catastrophique», a expliqué Pierre-Henri Gourgeon.

Après l'accident de l'Airbus A330 entre Rio et Paris le 1er juin, où ces sondes se sont avérées défectueuses, Air France a décidé d'accélérer encore ce programme. La catastrophe qui a fait 228 morts.

(ats)