Etats-Unis

13 septembre 2017 17:02; Act: 13.09.2017 22:14 Print

Le Congrès presse Trump au sujet des suprémacistes

Le Sénat et la Chambre des représentants ont adopté à l'unanimité un texte condamnant officiellement les violences de Charlottesville, que le président américain devra parapher.

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Le Congrès des Etats-Unis a adopté à l'unanimité une résolution rejetant le «nationalisme blanc» et la «suprématie blanche», un texte que le président américain Donald Trump est désormais sommé de signer. (Mercredi 13 septembre 2017) A vouloir éviter la polémique à tout prix, ESPN s'en est créé une. La chaîne sportive américaine a retiré à Robert Lee les commentaires d'un match de football américain car il est l'homonyme d'un ancien général au coeur des récents événements dramatiques à Charlottesville. (Mercredi 23 août 2017) Plusieurs organisations amércaines anti-racistes ont reçu des dons très importants, souvent de grands groupes (Apple, J.P.Morgans...) dans les semaines qui ont suivi la tragédie de Charlottesville. L'Anti defamation League enregistre une hausse de 1000% ! Donald Trump: «Le public apprend (encore davantage) combien les médias Fake News sont malhonnêtes. Ils ont totalement déformé ce que j'ai dit sur la haine, le sectarisme, etc. Honte!» (17 août 2017) Un manifestant s'acharne contre une statue, érigée en 1924 à Durham, en hommage aux soldats morts lors de la guerre de Sécession (1861-1865) dans le camp confédéré, qui s'opposait notamment à l'abolition de l'esclavage. (Mardi 15 août 2017) Après lui avoir noué une corde jaune autour du cou, une militante anti-raciste, une manifestante a poussé la statue déboulonnée, qui s'est s'écrasée. (Mardi 15 août 2017) Les manifestants ont scandé des slogans: Pas de KKK, pas d'Amérique fasciste», «Le peuple uni ne sera jamais vaincu», Le PDG du géant de la pharmacie Merck, Kenneth Frazier, annonce qu'il démissionne de ses fonctions de conseiller économique de Donald Trump. Il entend ainsi protester contre les déclarations du président après les violences de Charlottesville. (14 août 2017) Une femme de 32 ans est morte samedi quand une voiture a foncé sur la foule de contre-manifestants venus dénoncer dans cette petite ville de Virginie la présence de groupuscules identitaires et néo-nazis, dont des membres du Ku Klux Klan (KKK). Le drame a également fait 19 blessés, venus s'ajouter aux victimes des échauffourées l'ayant précédé. Le président américain Donald Trump a fini par faire savoir dimanche qu'il condamnait «toutes les formes de violence», y compris celles de l'extrême droite, après s'être vu reprocher une complaisance à l'égard de ces militants accusés d'avoir endeuillé Charlottesville, (13 août 2017) Des manifestants anti-fascistes se recueillent en mémoire du mort et des blessés percutés par une voiture qui a foncé dans la foule. (Samedi 12 août 2017) Une voiture noire (photo) a foncé sur la foule rassemblée samedi à Charlottesville, faisant un mort et plusieurs blessés. (Virginie, Etats-Unis 12 août 2017) La voiture accidentée après avoir foncé sur la foule. Un mort et plusieurs blessés sont à déplorer. (Virginie, Etats-Unis 12 août 2017) Une voiture a foncé sur la foule rassemblée samedi à Charlottesville, faisant un mort et plusieurs blessés. (Virginie, Etats-Unis 12 août 2017) Une voiture a foncé sur la foule rassemblée samedi à Charlottesville, faisant un mort et plusieurs blessés. (Virginie, Etats-Unis 12 août 2017) Une voiture a foncé sur la foule rassemblée samedi à Charlottesville, faisant un mort et plusieurs blessés. (Virginie, Etats-Unis 12 août 2017) Une voiture a foncé sur la foule rassemblée samedi à Charlottesville, faisant plusieurs blessés. (Virginie, Etats-Unis 12 août 2017) Une voiture a foncé sur la foule rassemblée samedi à Charlottesville, faisant plusieurs blessés. (Virginie, Etats-Unis 12 août 2017) Une voiture a foncé sur la foule rassemblée samedi à Charlottesville, faisant plusieurs blessés. (Virginie, Etats-Unis 12 août 2017) Une voiture a foncé sur la foule rassemblée samedi à Charlottesville, faisant plusieurs blessés. (Virginie, Etats-Unis 12 août 2017) Plus tôt dans la journée, un rassemblement de groupes d'extrême droite avait été interdit par les autorités de Charlottesville. Plus tôt dans la journée, un rassemblement de groupes d'extrême droite avait été interdit par les autorités de Charlottesville. Plus tôt dans la journée, un rassemblement de groupes d'extrême droite avait été interdit par les autorités de Charlottesville. Plus tôt dans la journée, un rassemblement de groupes d'extrême droite avait été interdit par les autorités de Charlottesville. Plus tôt dans la journée, un rassemblement de groupes d'extrême droite avait été interdit par les autorités de Charlottesville. Plus tôt dans la journée, un rassemblement de groupes d'extrême droite avait été interdit par les autorités de Charlottesville.

Une faute?

Le Congrès des Etats-Unis a adopté à l'unanimité une résolution rejetant le «nationalisme blanc» et la «suprématie blanche», un texte que le président Donald Trump, critiqué pour ces atermoiements sur ce dossier, s'est immédiatement engagé à signer.

Le Sénat a adopté la résolution lundi, suivi par la Chambre des représentants mardi, à chaque fois à l'unanimité. Elle est désormais sur le bureau du président étasunien, qui a le choix entre l'approuver en la promulguant de sa signature, ou opposer son veto. Il peut aussi ne rien faire, auquel cas la résolution est considérée comme promulguée au bout de dix jours.

Violences de Charlottesville

La résolution a été conçue pour condamner officiellement les violences de Charlottesville, en août, lors desquelles une manifestante antiraciste, Heather Heyer, a été tuée par un conducteur fonçant dans la foule; 19 personnes ont aussi été blessées. La ville de Virginie a été le lieu pendant deux jours de confrontations violentes entre le Ku Klux Klan et des militants suprémacistes blancs, qui s'opposaient au déboulonnage d'une statue de général confédéré, et de nombreux contre-manifestants, d'autre part.

Commentaire ambivalent

Donald Trump avait suscité la stupeur parmi la classe politique américaine, y compris dans son camp républicain, par un commentaire ambivalent quelques jours après. Tout en condamnant les suprémacistes blancs et les néo-nazis, il avait déclaré qu'il y avait des torts - mais aussi des gens «très bien» - «des deux côtés». Le dirigeant a ensuite évoqué les «antifas», militants antifascistes parfois violents.

Mais les parlementaires n'ont cité qu'un seul côté dans leur résolution. Ils demandent explicitement au président de dénoncer les groupes racistes, extrémistes, xénophobes, antisémites et partisans de la suprématie de la «race» blanche - et d'engager tous les moyens disponibles du gouvernement pour lutter contre ces groupes, notamment les néo-nazis et le KKK.

(nxp/ats)