Attentat

16 septembre 2017 21:57; Act: 17.09.2017 04:51 Print

Londres: d'autres suspects sont recherchés

La police britannique a refusé samedi d'exclure la piste de plusieurs complices après l'arrestation d'un homme de 18 ans en lien avec l'attentat à la bombe commis la veille.

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Sept projets d'attaques terroristes ont été déjoués depuis le mois de mars en Grande-Bretagne, a annoncé dimanche 24 septembre le maire de Londres, Sadiq Khan (ici). La chef de la police en avait dénombré six, vendredi. (Image d'illustration) Le pays a été victime de 4 attentats depuis le mois de mars. Un attentat-suicide a fait 22 morts le 22 mai à Manchester à la sortie d'un concert. Deux attaques au véhicule bélier et à l'arme blanche ont été commises à Londres, en mars et en juin, tuant 12 personnes. Et le 15 septembre, un attentat à la bombe a fait 30 blessés à la station de Parsons Green à Londres. (Image d'illustration) L'enquête avance. Deux nouvelles personnes ont été arrêtées mercredi matin, et une troisième jeudi matin. Ce qui porte à six le nombre de suspects arrêtés. (21 septembre 2017) Un homme de 25 ans a été interpellé à Newport, au Pays de Galles, à environ 200 km à l'ouest de Londres. C'est le troisième suspect arrêté. (Mardi 19 septembre 2017) Un deuxième suspect a été arrêté. L'homme âgé de 21 ans a été arrêté dans la banlieue ouest de Londres, à Hounslow, aux alentours de 23h50 samedi, a précisé un communiqué de la police dimanche. (17 septembre 2017) Un 2e suspect a été arrêté samedi en fin de soirée. (17 septembre 2017) Il pourrait y avoir d'autres suspects de l'homme de 18 ans arrêté ce jour. (samedi 17 septembre 2017) La police procède à une perquisition. (samedi 17 septembre 2017) La police continue son enquête. (samedi 17 septembre 2017) La police britannique a refusé samedi d'exclure la piste de plusieurs complices après l'arrestation d'un homme de 18 ans en lien avec l'attentat à la bombe commis la veille.(samedi 17 septembre 2017) Une perquisition est en cours près de Londres, après une arrestation qualifiée d'«importante» par les services de l'ordre. (samedi 16 septembre 2017) La police britannique a annoncé avoir arrêté samedi matin un jeune homme de 18 ans dans la région de Douvres (sud de l'Angleterre). (16 septembre 2017) Chasse à l'homme au lendemain de l'attaque dans le métro qui a fait au moins 29 blessés. «Des centaines d'agents poursuivent plusieurs pistes d'enquête, en épluchant des heures d'enregistrement de vidéo-surveillance et en interrogeant les témoins», a déclaré vendredi soir le patron de l'antiterrorisme britannique. (16 septembre 2017) La police britannique poursuit sa recherche de suspects samedi, au lendemain de l'attaque terroriste revendiquée par l'Etat islamique qui a fait 29 blessés dans une station du métro de Londres. (Image - vendredi 15 septembre 2017) «Nous recherchons des suspects», a indiqué vendredi soir à la presse le commandant de l'unité antiterroriste de la police de la capitale, Mark Rowley. L'enquête a fait «vraiment de bon progrès», a-t-il assur .(Image - vendredi 15 septembre 2017) «Quelqu'un a placé cet engin explosif artisanal dans le métro. Nous devons garder l'esprit ouvert à ce stade sur qui il est et des complices potentiels», a précisé le commandant de la police anti-terroriste. (Image - vendredi 15 septembre 2017) «Une chasse à l'homme est en cours» pour retrouver le ou les auteurs de l'attentat, avait auparavant indiqué le maire de Londres, Sadiq Khan. L'unité anti-terroriste de la police londonienne recherche des suspects a-t-elle précisé vendredi soir. (Image - vendredi 15 septembre 2017) Douze heures après l'attentat, la Première ministre Theresa May a annoncé que le niveau d'alerte terroriste avait été relevé de «grave» à «critique», ce qui signifie qu'un attentat est «imminent». 1000 policiers seront déployés à travers le pays. (Image - vendredi 15 septembre 2017) L'explosion a été causée par «un engin explosif artisanal» a dit officiellement la police, vendredi. Les restes de la bombe sont examinés par des scientifiques. (Image - vendredi 15 septembre 2017) Donald Trump a rapidement dénoncé vendredi sur Twitter des terroristes «ratés», affirmant qu'ils avaient été repérés par Scotland Yard avant l'attaque. De quoi fâcher Theresa May, qui a répliqué en demandant de ne pas «spéculer sur une enquête en cours». (Image - vendredi 15 septembre 2017) L'attentat -le cinquième en six mois au Royaume-Uni- est survenu vendredi dans une rame en pleine heure de pointe, vers 08h20 (09h20 en Suisse), dans la station de Parsons Green, située dans un quartier aisé du sud-ouest de Londres. (Image - vendredi 15 septembre 2017) Dans leur dernier bilan, vendredi, les services de santé ont fait savoir que 29 blessés avaient été traités à l'hôpital, la plupart pour des brûlures selon M. Rowley. Aucun n'est grièvement atteint, selon les autoirités. (Image - vendredi 15 septembre 2017) Qualifié de «terroriste» par la police, l'attentat a été revendiqué très rapidement par le groupe Etat islamique (EI) dans un communiqué diffusé par son agence de propagande Amaq sur les réseaux sociaux. A l'issue d'une réunion d'urgence vendredi, Theresa May a annoncé que «l'engin explosif était destiné à faire d'énormes dégâts». (Image - vendredi 15 septembre 2017) «Il y a eu une énorme détonation», a déclaré à l'AFP, près de la station, Charlie Craven, qui s'apprêtait à prendre le métro pour aller travailler au moment de l'attentat. «On prend le métro tous les matins (...) On n'aurait jamais pensé que ça arriverait ici». «Les gens tombaient les uns sur les autres», en fuyant la station, a rapporté Sally Faulding, une enseignante de 51 ans. La zone autour de la station de métro, habituellement calme, a été évacuée une grande partie de la journée vendredi. Le maire de Londres a condamné les «individus ignobles qui tentent d'utiliser le terrorisme pour nous toucher et détruire notre mode de vie». Police and ambulance services said they were responding to an 'incident' at Parsons Green underground station in west London on Friday, following media reports of an explosion. 'We are aware of an incident at Parsons Green tube station. Officers are in attendance,' London's Metropolitan Police said on Twitter. / AFP PHOTO / Daniel LEAL-OLIVAS L'attaque à Parsons Green a fait 29 blessés. (Image - vendredi 15 septembre 2017) Le Royaume-Uni a été frappé ces derniers mois par une vague d'attaques, dans un contexte de multiplication des attentats jihadistes en Europe. (Image - vendredi 15 septembre 2017) En mai déjà, le Royaume-Uni a été frappé: un kamikaze s'était fait exploser avec une bombe artisanale à la sortie d'un concert d'Ariana Grande à Manchester (nord). Bilan : 22 morts. (Image prétexte - vendredi 15 septembre 2017) En juin, des assaillants à bord d'une camionnette avaient foncé sur des passants sur le London Bridge avant d'en poignarder plusieurs, faisant huit morts. (Image prétexte - vendredi 15 septembre 2017) Une attaque terroriste, revendiquée par l'Etat islamique, a fait 29 blessés dans la station Parsons Green du métro de Londres. (Image - vendredi 15 septembre 2017)

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«A ce stade, nous examinons encore la possibilité de savoir si une seule personne est responsable de l'attaque», a déclaré Neil Basu, un responsable de l'antiterrorisme au sein de la police londonienne, samedi soir lors d'un point presse.

«Notre priorité (...) est d'identifier et localiser tout autre suspect potentiel», a-t-il ajouté. Vers 8h50 (heure suisse) samedi, la police a arrêté un homme de 18 ans pour son implication présumée dans «la perpétration, la préparation ou l'instigation d'un acte de terrorisme», a-t-il dit, après l'explosion d'une bombe artisanale qui a fait 30 blessés.

Cette arrestation, qualifiée de «très importante» par la police, est intervenue dans la zone de départ du port de Douvres, un point de transit vers l'autre rive de la Manche. Elle a entraîné l'évacuation partielle du port vers 12h40 (heure suisse) afin de permettre «de fouiller les lieux par mesure de précaution». Cette opération a permis à la police de mettre la main sur «plusieurs objets», tandis que le suspect a été transféré dans un commissariat de Londres, a détaillé M. Basu.

Dans un message télévisé diffusé à l'issue d'une réunion d'urgence du gouvernement, la ministre de l'Intérieur, Amber Rudd, a souligné samedi qu'il était «beaucoup trop tôt» pour dire s'il était connu des forces de l'ordre, comme l'avait affirmé la veille Donald Trump sur Twitter. Les propos du président américain avaient déjà fâché la Première ministre Theresa May.

Perquisition dans le Sud

«C'est une enquête qui avance très vite. Nous avons réalisé des progrès considérables (...) et nous continuerons à faire de notre mieux pour réduire les menaces dans ce pays», a déclaré la patronne de la police londonienne, Cressida Dick, sur la BBC.

Samedi après-midi, une perquisition a eu lieu dans le logement d'un immeuble du comté du Surrey (sud de l'Angleterre). Les habitants de l'immeuble, qui ont d'abord été évacués, ont été autorisés à regagner leur logement dans la soirée, a précisé la police qui évoque une mesure de précaution. La zone a été bouclée dans un rayon de 100 mètres. Des policiers venus du Surrey étaient en renfort.

«Les activités de police vont continuer dans cette zone, mais il n'y a aucun risque de sécurité lié à cela», a informé la police sur Twitter.

«J'étais à la maison avec mes enfants quand la police a frappé à la porte et nous a demandé de partir», a raconté une habitante, Mojgan Jamali, à l'agence Press Association. «Ils ont dit: vous avez une minute pour sortir de la maison ».

Etat d'alerte

L'attentat - le cinquième en six mois au Royaume-Uni - est survenu vendredi dans une rame en pleine heure de pointe, vers 8h20 (heure suisse), dans la station de Parsons Green, située dans un quartier aisé du sud-ouest de Londres. Qualifié de «terroriste» par la police et commis au moyen d'un engin explosif artisanal, il a été revendiqué par le groupe djihadiste, Etat islamique.

Craignant une autre attaque «imminente», le centre britannique d'analyse du terrorisme a maintenu samedi à «critique» le niveau d'alerte terroriste, relevé la veille à ce maximum pour la deuxième fois en quelques mois.

1000 policiers

Theresa May a annoncé, dans un message télévisé vendredi, que des militaires seraient déployés sur des sites clés non accessibles au public pour permettre un renforcement de la présence de policiers dans les endroits publics, notamment les transports, les endroits très fréquentés et les sites touristiques.

En tout, 1000 policiers seront redéployés à travers le pays, tandis qu'autant de militaires ont été affectés depuis samedi sur des sites stratégiques comme des centrales nucléaires ou des infrastructures clés, selon le ministère de la Défense.

Le bilan de l'attentat aurait pu être bien pire, selon Theresa May, qui a estimé vendredi que «l'engin explosif était destiné à faire d'énormes dégâts».

Des photos diffusées sur Twitter montraient un seau blanc en train de brûler mais peu abîmé, dans un sac de congélation de supermarché LIDL à l'intérieur d'un wagon du métro, à proximité des portes automatiques, et dont sortaient des fils électriques.

Un témoin, Peter Crowley, avait dit avoir vu «une boule de feu».

Les restes de la bombe sont examinés par des scientifiques, selon la police. Interrogée par l'AFP, celle-ci n'a pas souhaité commenter des informations de médias britanniques selon lesquelles le retardateur de la bombe n'avait pas fonctionné, et l'engin contenait des clous et du TATP, un explosif prisé des djihadistes.

Le Royaume-Uni a été frappé ces derniers mois par une vague d'attaques qui ont fait 35 morts, dans un contexte de multiplication des attentats djihadistes en Europe.

Le gouvernement britannique a dit dimanche vouloir conclure avec l'Union européenne un nouveau traité de sécurité, qui permettrait de poursuivre la coopération en matière de lutte contre le crime et le terrorisme après le Brexit.

«Un traité fournirait une base légale pour poursuivre la coopération policière, sécuritaire et pénale après notre sortie de l'UE», a expliqué l'exécutif dans un communiqué diffusé avant la publication lundi d'un document de travail sur le sujet.

(nxp/afp)