Etats-Unis - Charlottesville

12 août 2017 20:23; Act: 13.08.2017 10:09 Print

Un rassemblement vire au drame

Lors d'un rassemblement de l'extrême droite en Virginie, une voiture a foncé sur les contre-manifestants tuant une femme.

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A vouloir éviter la polémique à tout prix, ESPN s'en est créé une. La chaîne sportive américaine a retiré à Robert Lee les commentaires d'un match de football américain car il est l'homonyme d'un ancien général au coeur des récents événements dramatiques à Charlottesville. (Mercredi 23 août 2017) Plusieurs organisations amércaines anti-racistes ont reçu des dons très importants, souvent de grands groupes (Apple, J.P.Morgans...) dans les semaines qui ont suivi la tragédie de Charlottesville. L'Anti defamation League enregistre une hausse de 1000% ! Donald Trump: «Le public apprend (encore davantage) combien les médias Fake News sont malhonnêtes. Ils ont totalement déformé ce que j'ai dit sur la haine, le sectarisme, etc. Honte!» (17 août 2017) Un manifestant s'acharne contre une statue, érigée en 1924 à Durham, en hommage aux soldats morts lors de la guerre de Sécession (1861-1865) dans le camp confédéré, qui s'opposait notamment à l'abolition de l'esclavage. (Mardi 15 août 2017) Après lui avoir noué une corde jaune autour du cou, une militante anti-raciste, une manifestante a poussé la statue déboulonnée, qui s'est s'écrasée. (Mardi 15 août 2017) Les manifestants ont scandé des slogans: Pas de KKK, pas d'Amérique fasciste», «Le peuple uni ne sera jamais vaincu», Le PDG du géant de la pharmacie Merck, Kenneth Frazier, annonce qu'il démissionne de ses fonctions de conseiller économique de Donald Trump. Il entend ainsi protester contre les déclarations du président après les violences de Charlottesville. (14 août 2017) Une femme de 32 ans est morte samedi quand une voiture a foncé sur la foule de contre-manifestants venus dénoncer dans cette petite ville de Virginie la présence de groupuscules identitaires et néo-nazis, dont des membres du Ku Klux Klan (KKK). Le drame a également fait 19 blessés, venus s'ajouter aux victimes des échauffourées l'ayant précédé. Le président américain Donald Trump a fini par faire savoir dimanche qu'il condamnait «toutes les formes de violence», y compris celles de l'extrême droite, après s'être vu reprocher une complaisance à l'égard de ces militants accusés d'avoir endeuillé Charlottesville, (13 août 2017) Des manifestants anti-fascistes se recueillent en mémoire du mort et des blessés percutés par une voiture qui a foncé dans la foule. (Samedi 12 août 2017) Une voiture noire (photo) a foncé sur la foule rassemblée samedi à Charlottesville, faisant un mort et plusieurs blessés. (Virginie, Etats-Unis 12 août 2017) La voiture accidentée après avoir foncé sur la foule. Un mort et plusieurs blessés sont à déplorer. (Virginie, Etats-Unis 12 août 2017) Une voiture a foncé sur la foule rassemblée samedi à Charlottesville, faisant un mort et plusieurs blessés. (Virginie, Etats-Unis 12 août 2017) Une voiture a foncé sur la foule rassemblée samedi à Charlottesville, faisant un mort et plusieurs blessés. (Virginie, Etats-Unis 12 août 2017) Une voiture a foncé sur la foule rassemblée samedi à Charlottesville, faisant un mort et plusieurs blessés. (Virginie, Etats-Unis 12 août 2017) Une voiture a foncé sur la foule rassemblée samedi à Charlottesville, faisant plusieurs blessés. (Virginie, Etats-Unis 12 août 2017) Une voiture a foncé sur la foule rassemblée samedi à Charlottesville, faisant plusieurs blessés. (Virginie, Etats-Unis 12 août 2017) Une voiture a foncé sur la foule rassemblée samedi à Charlottesville, faisant plusieurs blessés. (Virginie, Etats-Unis 12 août 2017) Une voiture a foncé sur la foule rassemblée samedi à Charlottesville, faisant plusieurs blessés. (Virginie, Etats-Unis 12 août 2017) Plus tôt dans la journée, un rassemblement de groupes d'extrême droite avait été interdit par les autorités de Charlottesville. Plus tôt dans la journée, un rassemblement de groupes d'extrême droite avait été interdit par les autorités de Charlottesville. Plus tôt dans la journée, un rassemblement de groupes d'extrême droite avait été interdit par les autorités de Charlottesville. Plus tôt dans la journée, un rassemblement de groupes d'extrême droite avait été interdit par les autorités de Charlottesville. Plus tôt dans la journée, un rassemblement de groupes d'extrême droite avait été interdit par les autorités de Charlottesville. Plus tôt dans la journée, un rassemblement de groupes d'extrême droite avait été interdit par les autorités de Charlottesville.

Une faute?

Un rassemblement de mouvements d'extrême droite américains a dégénéré en violences qui ont fait un mort et des dizaines de blessés samedi à Charlottesville (Virginie), suscitant une controverse après une prise de position ambiguë du président Donald Trump.

L'une des victimes est une femme de 32 ans qui a été tuée lorsqu'une voiture a foncé, volontairement selon des témoins, dans une foule de contre-manifestants venus s'opposer à un rassemblement unitaire de la droite radicale américaine: néo-nazis, suprémacistes blancs, Ku Klux Klan (KKK) jusqu'à la droite alternative ou Alt Right, dont une partie au moins avait soutenu Donald Trump à l'élection présidentielle.

Par ailleurs, deux policiers sont morts dans l'accident de leur hélicoptère aux abords de la ville, sans qu'un lien ne soit établi entre cet accident et les violences. Des affrontements entre manifestants des deux camps s'étaient multipliés avant le rassemblement de Charlottesville, finalement annulé par les autorités de cette petite ville historique de l'est des Etats-Unis.

Dos à dos

Le président américain Donald Trump a condamné les violences de Charlottesville, sans se prononcer sur la responsabilité de l'un ou l'autre des camps en présence. «Nous condamnons dans les termes les plus forts possibles cette énorme démonstration de haine, de sectarisme et de violence venant de diverses parties», a-t-il déclaré depuis son golf de Bedminster (New Jersey), où il passe ses vacances.

En semblant renvoyer dos à dos les deux camps, le président américain a provoqué l'indignation chez les Démocrates mais aussi un malaise chez les Républicains, son propre parti. «La haine et la division doivent cesser, et elles doivent cesser immédiatement», a lancé le président. Interpellé par des journalistes, il a refusé de condamner spécifiquement les mouvements d'extrême droite.

La démocrate Hillary Clinton, battue par M. Trump à l'élection présidentielle de 2016, l'a critiqué sans le nommer. «Chaque minute où nous permettons à cela de se poursuivre par un encouragement tacite ou par inaction est une honte et un danger pour nos valeurs», a-t-elle tweeté.

Le sénateur républicain de Floride, Marco Rubio, est lui aussi intervenu sur Twitter. «Très important pour la nation d'entendre le président décrire les événements de Charlottesville pour ce qu'ils sont, une attaque terroriste menée par des suprémacistes blancs».

«Une fille au sol a été mutilée»

L'ex-président Barack Obama est sorti de sa réserve en citant Nelson Mandela: «Personne ne naît en haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, ou de ses origines, ou de sa religion».

Dans la soirée, le ministre de la Justice Jeff Sessions a dénoncé «l'intolérance raciale et la haine». Les violences de Charlottesville «trahissent nos valeurs fondamentales et ne peuvent être tolérées», a-t-il dit. Le FBI, la police fédérale, a annoncé l'ouverture d'une enquête sur les circonstances dans lesquelles la voiture a foncé sur la foule, tuant la jeune femme de 32 ans et blessant 19 autres personnes.

Le conducteur du véhicule a été placé en garde à vue et la police traite les faits comme un «homicide criminel», a déclaré le chef de la police de Charlottesville, Al Thomas. Selon la chaîne de télévision CNN, le suspect, James Alex Fields Jr, 20 ans, originaire de l'Ohio, a été inculpé de meurtre, de blessures et de délit de fuite.

«On marchait dans la rue quand une voiture, une berline noire ou grise, nous a foncé dessus, elle a percuté tout le monde. Puis elle a reculé et nous a encore heurtés», a déclaré un témoin à l'AFP. «Une fille au sol a été mutilée. C'était volontaire, ils ont fait exprès de faire marche arrière», a raconté un autre homme qui avait assisté à la scène. Une quinzaine d'autres personnes ont subi des blessures à d'autres moments des manifestations et contre-manifestations.

L'annonce de ce rassemblement de mouvements d'extrême droite, qui voulaient dénoncer le projet de démontage de la statue d'un général sudiste et favorable à l'esclavage de la guerre de Sécession, suscitait les plus grandes inquiétudes. Il se présentait comme l'un des plus importants de cette mouvance politique depuis au moins une décennie avec des centaines de participants, selon les organisations antiracistes.

Dès le début de la journée, de nombreux manifestants arboraient des armes semi-automatiques, comme le permet la loi en Virginie. Et devant de premières échauffourées très violentes, les autorités locales décrétaient l'état d'urgence et l'interdiction du rassemblement.

Drapeaux confédérés et salut nazi

De nombreux partisans de l'extrême droite brandissaient des drapeaux confédérés, que beaucoup d'Américains considèrent comme un symbole de racisme. Certains faisaient le salut nazi.

Les militants anti-racistes agitaient des drapeaux du mouvement Black Lives Matter (BLM), qui proteste régulièrement contre les décès de Noirs victimes d'usage excessif de la force par la police. Ils scandaient des slogans comme «Nous disons non à la peur raciste» ou «Pas de nazis, pas de KKK, pas de fascistes aux USA».

En fin d'après-midi, le centre de Charlottesville était pratiquement désert à part une forte présence des forces de sécurité.

Dans la soirée, le gouverneur de Virginie a attaqué les groupes d'extrême droite. «J'ai un message pour tous les suprémacistes blancs et les nazis qui sont venus aujourd'hui à Charlottesville. Notre message est simple et clair. Rentrez chez vous. Vous n'êtes pas les bienvenus dans cette belle communauté», a-t-il dit.

Vidéo des secours après le drame

(nxp/ats)