Corée du Nord

03 septembre 2017 12:59; Act: 03.09.2017 14:11 Print

Pyongyang déroule un schéma bien rodé

Le régime nord-coréen a annoncé dimanche avoir effectué avec succès un test de bombe à hydrogène, alors que la tension est à son comble dans la région.

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Le chef de la CIA Mike Pompeo n'a pas écarté l'emploi de la force pour empêcher la Corée du Nord d'obtenir un missile nucléaire. (Jeudi 19 octobre 2017) Réunis à Luxembourg, les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont adopté de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord. (En photo: Federica Mogherini, cheffe de la diplomatie européenne) (Lundi 16 octobre 2017) Le porte-avion américain à propulsion nucléaire USS Ronald Reagan participe aux exercices en péninsule coréenne. (Lundi 16 octobre 2017) La Corée du Nord préparerait un nouveau tir de missile pour répondre aux grandes manoeuvres militaires communes des Etats-Unis et de la Corée du Sud. (Samedi 14 octobre 2017) Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a mis en garde vendredi contre une intervention militaire en Corée du Nord. (Vendredi 13 octobre 2017) Une secousse, probablement pas due à l'activité humaine, a eu lieu avant l'aube près du site des essais nucléaires nord-coréens. (Vendredi 13 octobre 2017) Des chefs militaires ont informé le président américain des options dont il dispose face à la Corée du Nord. (Mardi 10 octobre 2017) Quatre navires, identifiés comme transportant des marchandises bannies par des sanctions de l'ONU envers Pyongyang, ont été interdits de port partout dans le monde. C'est la premìère fois que les résolutions onusiennes sont appliquées avec une telle fermeté. (Image prétexte) Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a promu sa soeur, Kim Yo-Jong, nommée au politburo du parti unique. Elle s'est montrée à plusieurs reprises au côté de son frère lors de «visites d'orientation sur le terrain», notamment. (Dimanche 8 octobre 2017) La Corée du Nord s'apprête à tester un missile à longue portée capable d'atteindre les côtes américaines, rapporte vendredi l'agence de presse Ria, citant le député russe Anton Morozov. (Samedi 7 octobre 2017) Une entreprise publique russe a établi une nouvelle connexion internet avec la Corée du Nord, la seconde après celle qui passe par la Chine, ce qui pourrait nuire aux efforts des Etats-Unis pour isoler le pays. (jeudi 5 octobre 2017) Kim Jong-un est une personne «rationnelle», un fait que les Etats-Unis doivent bien prendre en compte dans leurs rapports avec Pyongyang, a déclaré mercredi Yong Suk Lee, sous-directeur adjoint en charge de la Corée du Nord à la CIA. (Mercredi 4 octobre 20179 Le ministre américain de la Défense Jim Mattis a cherché à rassurer sur la cohésion du gouvernement américain au sujet de la Corée du Nord, et apporté son «soutien total» aux efforts diplomatiques du secrétaire d'Etat Rex Tillerson. (Mardi 3 octobre 2017) Les trois américains détenus en Corée du Nord «serait pour nous la seule raison d'avoir des discussions» avec Pyongyang, a déclaré la porte-parole de la Maison-Blanche Sarah Huckabee Sanders. (Lundi 2 octobre 2017) «J'ai dit à Rex Tillerson, notre merveilleux secrétaire d'Etat, qu'il perd son temps à négocier avec le petit Rocket Man...» (l'homme-fusée) a déclaré Donald Trump sur Twitter. (Dimanche 1 octobre 2017) La Corée du Nord n'a montré «aucun signe d'intérêt» pour des pourparlers avec les Etats-Unis, a estimé le département d'Etat américain, dont le patron Rex Tillerson avait évoqué le même jour à Pékin l'ouverture de «canaux de communication» avec Pyongyang. (Samedi 30 septembre 2017) Rex Tillerson à Pékin: «La Corée du Nord sera l'un des sujets sur la table.» (30 septembre 2017) La Corée du Nord a traité le président américain Donald Trump de «vieux fou» pour avoir accusé Pyongyang d'avoir torturé l'étudiant américain Otto Warmbier. (Jeudi 28 septembre 2017) Selon le médecin légiste Lakshmi Kode Sammarco, il n'y avait pas de traces de torture sur le corps de l'étudiant américain Otto Warmbier, décédé après avoir été emprisonné à Pyongyang. (Mercredi 27 septembre 2017) Nouvelles sanctions et nouvelles accusations: les Etats-Unis ont encore durci la pression sur la Corée du Nord, tout en assurant vouloir trouver une issue «diplomatique» à la crise nucléaire. (Mardi 26 septembre 2017) Donald Trump a déclaré que la Corée du Nord avait torturé l'étudiant américain. Le jeune homme avait été rapatrié pour des raisons humanitaires, il y a quelques mois. Otto Warmbier (au centre) lors de son procès en 2016. (Mardi 26 septembre 2017) Les États-Unis privilégient une résolution diplomatique de l'escalade des tensions avec la Corée du Nord sur le programme nucléaire et balistique de Pyongyang, a déclaré mardi le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis. (Mardi 26 septembre 2017) Riy Yong Ho, chef de la diplomatie nord-coréenne, a accusé lundi à New York Donald Trump et les Etats-Unis d'avoir «les premiers déclaré la guerre à notre pays». Il a menacé d'abattre les bombardiers américains s'approchant de ses côtes. (Lundi 25 septembre 2017) Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, estime que les Etats-Unis n'interviendraient pas en Corée du Nord. (Dimanche 24 septembre 2017) Un séisme a été enregistré samedi en Corée du Nord. Il s'avère qu'il ne s'agit pas d'un nouvel essai nucléaire. (Samedi 24 septembre 2017) Devant l'ONU, le chef de la diplomatie nord-coréenne Ri Yong Ho a qualifié Donald Trump de «personne dérangée», de «mégalomane» et de «roi menteur». (Samedi 23 septembre 2017) La Chine a annoncé samedi la limitation des exportations de certains produits pétroliers vers la Corée du Nord. (Samedi 23 septembre 2017) Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a ironisé sur Donald Trump qu'il a qualifié de «mentalement dérangé», affirmant vouloir lui faire «payer cher» ses menaces contre son pays devant l'ONU. (Vendredi 22 septembre 2017) Le chef de la diplomatie nord-coréenne a comparé les menaces belliqueuses du président américain Donald Trump envers la Corée du Nord aux «aboiements d'un chien». (Mercredi 20 septembre 2017) Le chef du Pentagone, James Mattis (ici), a assuré lundi 18 septembre que les Etats-Unis avaient de «nombreuses» options militaires contre la Corée du Nord. Y compris celle de placer des armes nucléaires tactiques en Corée du Sud. (Image d'archive) Quatre chasseurs F-35B et deux bombardiers B-1B de l'armée américaine ont survolé lundi la péninsule coréenne, en réponse au dernier essai balistique nord-coréen de vendredi. Les avions américains se sont entraînés avec quatre chasseurs sud-coréens F-15K avant de retourner sur leurs bases de Guam et du Japon. (Lundi 18 septembre 2017) Le Koweit a décidé de renvoyer l'ambassadeur nord-coréen et de suspendre l'attribution des visas aux Nord-Coréens, dix jours après une rencontre entre l'émir Sabah al-Ahmad Al-Sabah et le président Donald Trump. (Dimanche 17 septembre 2017) Le leader nord-coréen Kim Jong-Un a affirmé samedi être proche de détenir l'arme nucléaire, l'objectif final de Pyongyang étant «un équilibre des forces» avec les Etats-Unis. (Image non datée, transmise par le régime ord-coréen, samedi 16 septembre 2017) Le communiqué final du Conseil de sécurité de l'ONU, publié vendredi 15 septembre à l'issue d'une réunion d'urgence à huis clos, dénonce les «actes scandaleux» et «hautement provocateurs» de la Corée du Nord et lui demande de «les arrêter immédiatement». (Image - vendredi 15 septembre 2017) Le Conseil de sécurité de l'ONU a aussitôt annoncé qu'il allait se réunir en urgence vendredi après-midi. (Vendredi 15 septembre 2017) Le réveil a été brutal pour les habitants de la partie nord du Japon. (Vendredi 14 septembre 2017) La Corée du Nord a lancé un nouveau missile, qui a survolé le Japon. Le système d'avertissement J-Alert a été déclenché dans plusieurs régions du nord de l'archipel. (Vendredi 15 septembre 2017) Une organisation nord-coréenne a demandé que les Etats-Unis soient «battus à mort» pour avoir initié l'adoption à l'ONU d'une huitième série de sanctions contre Pyongyang, ajoutant que leur allié japonais devait être «coulé dans la mer». (Jeudi 14 septembre 2017) La Corée du Nord a promis d'accélérer ses programmes militaires interdits en réponse aux sanctions «maléfiques» de l'ONU. (Mercredi 13 septembre 2017) Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité une nouvelle résolution de sanctions contre la Corée du Nord. Des limitations dans son approvisionnement en pétrole et en gaz sont notamment prévues. (Lundi 11 septembre 2017) Des membres de la Korea Freedom Federation manifestent à Séoul contre les tirs de Pyongyang. L'ONU a adopté de nouvelles sanctions drastiques à l'encontre de la Corée du Nord. (11 septembre 2017) Le premier ministre japonais, Shinzo Abe, s'est prononcé lundi à Tokyo pour un renforcement des moyens de défense du pays, alors que la menace nord-coréenne s'intensifie dans la région. (11 septembre 2017) Le régime de Kim Jong-un (ici photographié lors d'un événement célébrant la réussite du récent tir de missile) a menacé dimanche les Etats-Unis de leur infliger «la plus grande des souffrances et des douleurs», s'ils persistent à réclamer une sanction de l'ONU. (Dimanche 10 septembre 2017) La Corée du Nord constitue «une menace mondiale» qui requiert une «réponse mondiale», a déclaré le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg. (Dimanche 10 septembre 2017) La crise avec la Corée du Nord est «la plus grave que nous ayons eu à traiter depuis des années», estime le secrétaire général de l'ONU António Guterres dans une interview au du 10 septembre 2017. Il se dit «très inquiet». (Image d'archive) Trump: «Une action militaire serait certainement une option. Est-ce inéluctable ? Rien n'est inéluctable? (...) J'espère que nous n'aurons pas à l'utiliser en Corée du Nord. Si nous le faisons, ce sera un jour très triste pour la Corée du Nord.» (7 septembre 2017) A l'occasion du forum économique de Vladivostok, le président Vladimir Poutine (droite) et le 1er ministre japonais Shinzo Abe (gauche) ont évoqué la crise coréenne. Le Japon et la Corée du Sud soutiennent l'embargo prôné par les Etats-Unis, alors que la Russie appelle au dialogue. (Jeudi 7 septembre 2017) Federica Mogherini, cheffe de la diplomatie européenne, va préparer de nouvelles sanctions en réponse au dernier essai nucléaire de la Corée du Nord. (Jeudi 7 août 2017) Les Etats-Unis veulent obtenir un embargo sur le pétrole à destination de la Corée du Nord et empêcher ses exportations de textile, selon un projet de résolution diffusé mercredi aux 15 membres du Conseil de sécurité de l'ONU. (Mercredi 6 septembre 2017) L'essai nucléaire nord-coréen dimanche a provoqué des glissements de terrain, selon des images satellite publiées mercredi 6 septembre 2017. Vladimir Poutine s'est dit mardi opposé à de nouvelles sanctions contre Pyongyang, les jugeant «inutiles et inefficaces», tout en prévenant que «s'engager dans une hystérie militaire» autour de la Corée du Nord pourrait «aboutir à une catastrophe planétaire». (Mardi 5 septembre 2017) La Corée du Sud a lancé mardi des manoeuvres navales à tirs réels en mer du Japon, pour signfier à Pyongyang être prêt à riposter en cas de provocation. (Image prétexte) L'ambassadrice américaine Nikki Haley au Conseil de sécurité: «Trop c'est trop», il faut que l'ONU prenne «les mesures les plus fortes possible» et «cesser les demi-mesures». (4 septembre 2017) Le président sud-coréen Moon Jae-in a multiplié les contacts téléphoniques ce lundi pour accentuer les sanctions contre la Corée du Nord. (4 septembre 2017) Des soldats de la défense sud-coréenne en répétition. (4 septembre 2017) La Corée du Sud est la première a être passée à l'action, en effectuant lundi des manoeuvres militaires de défense, alors que l'indignation internationale officielle se faisait surtout vocale. (Image - lundi 4 septembre) Donald Trump a brandi dimanche soir la menace nucléaire, réaffirmant «l'engagement des Etats-Unis à défendre (sa) patrie, (ses) territoires et (ses) alliés en utilisant la gamme complète des capacités diplomatiques, conventionnelles et nucléaires dont nous disposons», a précisé dimanche soir la Maison Blanche. (Image d'archive) Dimanche soir, Washington et Tokyo ont réaffirmé, lors d'un coup de fil bilatéral, leurs «engagements mutuels (...) en matière de défense, et se sont engagés à continuer à coopérer étroitement» face à la menace coréenne. (Image d'archive) Les présidents chinois Xi Jinping et russe Vladimir Poutine ont exprimé conjointement dimanche leur souhait de «répondre de manière appropriée» à l'essai nucléaire nord-coréen, de coopérer et comminuquer, afin de dénucléairiser la péninsule coréenne. (Image - dimanche 3 septembre 2017) Le Département fédéral des affaires étrangères, ici Didier Burkhalter, a condamné le nouvel essai nucléaire. La Suisse est «convaincue qu'une issue à la problématique nucléaire et sécuritaire en péninsule coréenne ne peut être trouvée que dans le cadre d'un processus négocié et diplomatique». (Dimanche 3 septembre 2017) Pékin a «condamné vigoureusement» l'essai nucléaire. Dans un communiqué cinglant, la Chine a exhorté son allié Pyongyang à «cesser ses actions erronées qui aggravent la situation et ne servent pas ses propres intérêts». (Dimanche 3 septembre 2017) Donald Trump a estimé dimanche que l'«Etat voyou» était désormais devenu «une grande menace et une source d'embarras pour la Chine», mettant à nouveau la pression sur le géant asiatique pour contrôler son turbulent voisin. (Dimanche 3 septembre 2017) L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui n'est plus autorisée à se rendre en Corée du Nord, a qualifié ce 6e essai coréen depuis 2006 «d'acte extrêmement regrettable» qui traduit «un mépris complet des demandes répétées de la communauté internationale». (Image d'illustration) Le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel sont favorables à un durcissement des sanctions de l'UE contre Pyongyang. (Dimanche 3 septembre 2017) Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a jugé dimanche «profondément déstabilisant» l'essai nord-coréen, dénonçant «un nouveau manquement sérieux aux obligations internationales» de Pyongyang. Le Conseil de sécurité se réunira lundi. (Dimanche 3 septembre 2017) La Corée du Nord a annoncé avoir procédé à un essai réussi d'une bombe à hydrogène, indique la télévision officielle nord-coréenne. Pyongyang affirme que sa bombe H peut être embarquée sur un missile à longue portée. (Dimanche 3 septembre 2017) Une explosion, correspondant à un séisme de magnitude 6,3, a été enregistrée par des agences géologiques sur le territoire nord-corréen. Il pourrait s'agir d'un essai nucléaire, selon une agence sud-coréenne. (Image - capure écran site de l'USGS) La Corée du Nord a affirmé dimanche 3 septembre avoir développé une bombe à hydrogène pouvant être installée sur le nouveau missile balistique intercontinental dont dispose le régime, et affirmé que Kim Jong-Un (au centre) avait inspecté l'appareil. (Image de l 'agence KCNA) L'engin inspecté par Kim Jong-Un est «une bombe thermonucléaire d'une très grande puissance fabriquée par nos efforts et notre technologie», a déclaré KCNA dimanche dont «tous les composants» auraient été fabriqués «100% nationalement». Si la Corée du Nord était effectivement capable de monter une tête nucléaire sur un missile, cela accroîtrait considérablement les inquiétudes internationales face aux menaces de frappes qu'émet régulièrement Pyongyang. Certains universitaires estiment que les annonces nord-coréennes ne sont pour l'heure que des messages stratégiques. (Image prétexte) La Corée du Nord a prévenu Tokyo qu'il risquait «l'autodestruction imminente» pour s'être aligné sur Washington dans un contexte de tensions encore accrues après le tir d'un missile au-dessus du Japon. (Mercredi 30 août 2017) Selon le capitaine américain Murzban Morris, présent mercredi à Genève, les missiles nord-coréens constituent une menace qui peut cibler «le monde entier». (Mercredi 30 août 2017) Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a promis de nouveaux lancements de missiles au-dessus du Japon. (30 août 2017) Kim Jong-Un contemple son tir. (30 août 2017) Kim Jong-Un contemple son tir. (30 août 2017) Kim Jong-Un avec son staff lors du tir de missiles. (30 août 2017) Pyongyang assure que ce n'est que le début. Il y aura d'autres tris de missiles au-dessus du Japon. (30 août 2017)

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Une faute?

Le dernier essai nucléaire nord-coréen en date s'est déroulé au terme d'une trajectoire bien rodée: des provocations croissantes accompagnées de dénonciations furieuses des exercices militaires annuels conjoints entre Séoul et Washington.

Voici douze jours, Washington jugeait que Pyongyang faisait preuve de «retenue» et évoquait la pespective d'un dialogue. Depuis lors, la Corée du Nord a tiré trois missiles à courte portée, envoyé un projectile au-dessus du Japon et fait exploser ce qui semble être une bombe H. «Le test de la bombe à hydrogène était une réussite parfaite», a déclaré une présentatrice à la télévision officielle nord-coréenne après le sixième essai nucléaire du Nord.

Certains médias occidentaux prennent plaisir à dépeindre les dirigeants nord-coréens comme irrationnels, voire fous. Mais les spécialistes estiment que le régime fait montre de capacités remarquablement raffinées de calibrage et de timing pour maximiser la portée de ses actions.

La mèche de l'essai de dimanche a été allumée en juillet avec deux tirs de missiles balistique intercontinentaux (ICBM) qui ont semblé mettre une bonne partie du continent américain à la portée des armes de Pyongyang. En réaction, le président américain Donald Trump a menacé de déchaîner «le feu et la colère» sur le Nord qui dévoilait en réaction son projet de tirer une salve de quatre missiles sur le territoire américain de Guam, dans le Pacifique. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un avait ensuite fait savoir que ce plan était mis sur pause mais averti qu'il pourrait être réactivé en fonction de l'attitude de Washington.

«De l'huile sur le feu»

Le décompte final a débuté le 21 août avec le lancement des exercices militaires annuels dits «Ulchi Freedom Guardian» auxquels participaient des dizaines de milliers de soldats sud-coréens et américains. Le Nord, qui considère ces manoeuvres comme la répétition d'une invasion, a prévenu Washington qu'il «jetterait de l'huile sur le feu» s'il les maintenait.

Le 26 août, Pyongyang procédait à trois tirs relativement anodins de missiles à courte portée. Trois jours plus tard, il tirait au-dessus du Japon un missile de portée intermédiaire, un geste autrement plus provocateur qui a consterné le Japon comme la région dans son ensemble.

Le Nord a annoncé son essai de bombe H dimanche en publiant des photos de Kim Jong-Un en train d'inspecter «une bombe thermonucléaire» susceptible d'être montée sur un ICBM.

Quelle réaction américaine?

Plus de 60 ans après la fin de la guerre de Corée (1950-53), la Corée du Nord, qui est un pays pauvre, se sert de la menace supposée représentée par les Etats-Unis pour justifier son programme d'armements nucléaires. Les exercices annuels conjoints américano-sud-coréens ne manquant jamais de provoquer un pic de tensions. Le cinquième test nucléaire nord-coréen, le 9 septembre 2016, faisait aussi suite à des manoeuvres conjointes.

La Chine, accusée par Donald Trump de ne pas en faire assez pour refréner les ambitions militaires de son voisin et allié, prône, elle, un compromis: l'arrêt des essais nucléaires et balistiques nord-coréens en échange de celui des exercices, ce que rejettent catégoriquement Séoul et Washington.

Si la Corée du Nord joue une partition connue, l'incertitude est totale quant au comportement du président américain.
Son entourage met en avant la nécessité de la diplomatie mais le président Trump a évoqué maintes fois l'option militaire pour mettre un coup d'arrêt aux programmes nucléaire et balistique nord-coréens.

(afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Hawk Eye le 03.09.2017 14:34 Report dénoncer ce commentaire

    Revoir l'Histoire ... et apprendre (1er)

    Il faut se souvenir de la Guerre de Corée, déclenchée par une invasion massive du Nord jusquà la pointe sud de la Corée du Sud. Relisez la suite dans les manuels dHistoire. A la fin de cette guerre, la Corée du Nord sest refermée sous la dictature de fer du grand père de lactuel provocateur. Cela, et les 2 millions de morts, expliquent les exercices militaires annuels au Sud afin déviter la répétition de 1950. Se souvenir aussi des années Trente. ... (lire la suite)

  • Hawk Eye le 03.09.2017 14:36 Report dénoncer ce commentaire

    Revoir l'Histoire ... et apprendre (2è)

    Se souvenir aussi des années Trente. Un « excité guerrier » semblable mettait la pression en Europe. « Heureusement » les Accords de Munich (septembre 1938) ont été salués dans le monde entier comme le triomphe de la diplomatie. Moins dun an plus tard, Hitler déclenchait la 2ème Guerre Mondiale. Question : quand et comment réagir face à des « excités guerriers » ?

  • Carnivore le 03.09.2017 13:53 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Quand?!

    A partir de quand est que les lecteurs du 20min iront arrêter d'utiliser l'option de noter l'article d'intéressant ou pas comme le 'j'aime' ou 'j'aime pas' sur Facebook?! C'est pas question de montrer qu'on aime ou pas ce qui se passe ou ce que le sujet à fait mais bien si l'article est intéressant ou pas...et je suis sûr que 98% des gens qu'on marqué le "non intéressant" l'on marqué comme s'ils n'aiment pas Kim Jong ou ce qu'il fait concernant les essais nucléaires au lieu de trouver l'article pas intéressant. @20 minutes, je pense que ça serait mieux de passer la question de "Vous trouvez l'article intéressant?" à "Est ce que vous aimez les intervenants et leur histoire?"

Les derniers commentaires

  • Nostra*&*somniator le 04.09.2017 13:51 Report dénoncer ce commentaire

    Responsables à têtes multiples

    Si la Corée du Nord peut développer un tel arsenal c'est grâce à la Chine leur fournisseur de matériel de guerre en tous genres. Si la Chine peut leur fournir toutes ces saletés c'est parce que nous leur avons (ou plutôt les requins de la finance et de l'économie) leur ont fourni les fouets pour nous battre. On constate dans ce conflit larvé que les Chinois tiennent un double langage et que si nous étions sains d'esprit on ne leur accorderait pas la moindre foi ni la moindre crédibilité.

  • Mon Ami le 03.09.2017 17:23 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    mon papa est plus fort que le tien

    à tous les politiques mettez vous dans les abris , il va pleuvoir , le peuple eux ont leurs parapluies. suffisant , je doute.

  • Marie le 03.09.2017 16:43 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Question de point de vue

    Si la Suisse avait mis hors d'état de nuire lénine quand il y résidait en exile, le Tsar et sa famille n'auraient pas été massacrés, le communisme n'existerait pas, 100 millions de morts auraient pu être évités et le socialisme aurait un autre visage. Si la France avait fait pareil avec l'ayatollah khomeini, le Cha d'Iran serait encore Empereur et la plus ancienne civilisation ne serait pas un bastion dégénéré de terroristes, si la Suisse avait retenu le fou de Corée du Nord quand il y étudiait , peut-être que cela aurait pu éviter l'imminente 3ème guerre mondiale. Qui faut-il vraiment blâmer?

    • Jolly Roger le 03.09.2017 21:09 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Marie

      C est toujours tellement facile de s imposer avec un avis après....c est la différence entre votre réaction et l action de celles et ceux qui l ont anticipé !

    • crocus le 03.09.2017 21:16 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Marie

      aïe, merci d'une part pour votre culture et d'autre part, votre analyse. je n'aurais pas eu votre culot....je vous envie...Pour ce mémo historique. je vous pose une question ? Si, nous avions vécu tout cela... Ne pensez-vous pas, que l' être humain, avec son arrogance, aurait trouvé encore pire pour détruire le plus beau des cadeaux, notre planète ? ses inventions, au-delà de la politique, ne veulent plus respecter ce pour quoi...Nous ne sommes que.... De passage et avant oublié l'elementaire, transmettre... Mais pour une postérité.... belle soirée ! et merci pour cet échange, humblement.

    • Ah bon? le 03.09.2017 21:21 Report dénoncer ce commentaire

      C'est vrai ?

      Dites donc !

    • Gaston-le-Tonton le 04.09.2017 06:24 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Marie

      J'adore toutes tes vérités !!! Un jour, j'en ai entendu une autre, que tu devrais graver sur ton blason : «Avec des si et des mais, on va mettre Paris dans une bouteille» Ton commentaire est charmant, mais totalement inutile...

    • None le 04.09.2017 09:46 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @ Marie

      Comme on dit, avec des si on a de quoi refaire le monde autant de fois que l'on veut. Et nous sommes toujours plus intelligent après... Donc qui blâmer? Personne, nous ne pouvons pas toujours anticiper les folies de l'homme car bien souvent imprévisible, surtout quand il est fou. Kim a étudié en Suisse sous une fausse identité, devait-on soupçonner ce jeune homme d'être un futur dictateur? On ne peut pas tout anticiper, c'est un rêve...

    • May Daniel le 04.09.2017 21:17 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Marie

      Oui est non, on peux malheureusement pas savoir à l'avance ce qui va ce passé. Le problème dans tous ça c'est l'argent est le pouvoir, Pour quelques dirigeants qui veulent à tout prix être seule maître à bord. Est là ça pose beaucoup de problèmes. On peut pas revenir en arrière une fois que le mal est fait . Si les écoles privées avait une règle bien défini sur les pays qui sont diriger par des fous de ce genre le problème serait résolu depuis longtemps mais voilà personnes n'est devins sa deviens compliqué malheureusement.

    • May Daniel le 04.09.2017 21:33 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Gaston-le-Tonton

      Non tout commentaire est le bien venu. Est pas inutile. c'est à nous tous de prendre en peux de recule sur le passé pour essayer d'avancer . Il est vrai que avec ce qui ce passe aujourd'hui ça provoque beaucoup d'inquiétude est c'est normal. Nous devons tous allez dans la même direction. Le gros problèmes aujourd'hui chaque pays à ça politiques qui est différente de l'autre. On ajoute les religions qui la aussi pose de gros problèmes. L'homme n'est pas fait pour s'entendre malheureusement c'est dans ça nature.Exemple dans la rubrique nous n'avons pas tous le même opinion est c'est normal .

  • Zuzule le 03.09.2017 16:16 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    lol

    Boarf, on s'en fou, il visera les USA, pas La Suisse. Pas notre souci. D'ailleurs ça m'étonne que les médias en parle tant ici, généralement la merde qui se passe dans des coins éloignés on passe sous silence.

  • Jean Riz le 03.09.2017 15:39 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Boum

    Bla Bla Bla Bla Bla ....et puis rien du tout ! Qu'attendent les USA pour bombarder les installations Nord Coréenne ? Pour d'autres pays ce serait déjà fait depuis longtemps. Rappelez-vous l'Irak....Ah oui mais en Corée y a pas de pétrole !

    • pragmatisme et histoire le 04.09.2017 00:54 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Jean Riz

      et il y a peut-être un allié qui pèse 1.3 milliard d'habitant et détient une part non négligeable de la dette américaine. Ce n'est donc pas que la Corée du nord, mais également la Chine qu'il y a en face. Vous croyez toujours que c'est le pétrole le problème ou juste un peu la trouille?

    • E. Morauyd le 04.09.2017 16:05 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @pragmatisme et histoire

      Un gros rouleau de printemps, coincé !

    • May Daniel le 04.09.2017 21:44 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Jean Riz

      Non c'est plus compliqué que ça l'Irak à du pétrole c'est juste, mais ils avaient pas de l'armement aussi évoluer que la Corée du Nord comme en ce moment. le conflit n'était pas pareil là ça devient très dangereux. Est bien plus compliqué que ça on peut pas envoyer des missiles sur ce pays comme ça sans réfléchir au conséquence, en connaissant ce fou il serait prêt à tout perdre si à l'autre bout il peut faire en maximum de victimes pour Luis ça change rien ça doctrine c'est tout ou rien .