Une info à nous transmettre? Une histoire à nous raconter? Ecrivez-nous à
web@20minutes.ch 
Centrafrique
29 décembre 2012 12:58; Act: 29.12.2012 15:39 Print
Les négociations commenceront en janvier
Les espoirs d'une solution négociée rapide en Centrafrique ont été douchés samedi, aucune date pour l'ouverture de pourparlers n'étant attendue avant le 3 janvier.
La Centrafrique est secouée par les combats depuis le 10 décembre. (photo: AFP)
La Communauté économique des Etats d'Afrique Centrale (CEEAC), qui sert de médiateur dans la crise, avait annoncé vendredi soir que le gouvernement du président François Bozizé comme les rebelles du Séléka avaient accepté que des négociations s'ouvrent prochainement et sans conditions à Libreville, au Gabon, après trois semaines d'offensive des insurgés.
Les rebelles prennent SibutLa rébellion centrafricaine du Séléka a pris la ville de Sibut samedi (130 km nord de Bangui), s'approchant un peu plus de la capitale centrafricaine, a-t-on appris de source militaire.
«Les rebelles sont entrés dans Sibut. Il n'y a pas eu de combats, les Forces armées centrafricaines (FACA) stationnées là ainsi que les troupes tchadiennes ayant quitté la ville hier soir (vendredi) pour se positionner à Damara (75 km de Bangui)», a déclaré une source militaire centrafricaine. L'armée régulière repoussée après avoir tenté de reprendre Bambari
Les forces régulières centrafricaines ont été repoussées par la rébellion du Séléka après avoir vainement tenté de reprendre la ville de Bambari (centre), ancienne place forte de l'armée tombée dimanche, a-t-on appris samedi de sources concordantes.
«Je suis encore à Bambari à l'heure actuelle. Nous tenons la ville. On a été attaqués par les FACA hier, mais on les a repoussés. Les combats a duré environ deux heures», a affirmé un responsable du Séléka Djouma Narkoyo, joint par téléphone satellitaire. L'information a été confirmée de source militaire centrafricaine. Le président de l'UA va rencontrer le président centrafricain
Le chef de l'Etat béninois Thomas Boni Yayi, président en exercice de l'Union Africaine (UA) , va rencontrer dimanche à Bangui le président centrafricain François Bozizé pour encourager une sortie de crise par le dialogue, a déclaré samedi le ministre béninois des Affaires étrangères. «Le président se déplace pour faire de la prévention, il va inviter les différentes parties à la négociation», a déclaré Nassirou Arifari Bako.
Le général Guy-Pierre Garcia, secrétaire général adjoint de la CEEAC, avait assuré que le dialogue aurait lieu «sans délai», mais sans fixer de date.
Mais samedi la CEEAC a précisé qu'il faudrait attendre la semaine prochaine pour que soit annoncée la date d'éventuelles discussions.
«Les ministres des Affaires étrangères de la CEEAC se rencontreront de nouveau le 3 janvier, et c'est à ce moment-là qu'ils donneront une date pour la rencontre à Libreville», a affirmé à l'AFP le chargé de communication de la CEEAC, Placide Ibouanga.
Renforts?
L'incertitude demeurait aussi quant à l'envoi de renforts à la Fomac, la force régionale déployée en Centrafrique par les pays d'Afrique Centrale.
Vendredi, les ministres de Affaires étrangères de la CEEAC, réunis à Libreville, avaient annoncé le déploiement d'un contingent supplémentaire.
Mais «la date d'arrivée d'un nouveau contingent dépend des chefs d'Etat. La proposition a été faite hier par les ministres, il appartient maintenant aux présidents de décider la mise à disposition d'éléments», a précisé M. Ibouanga samedi.
La France réagit
Dans ce contexte, la France, ancienne puissance coloniale, a envoyé 150 parachutistes depuis Libreville pour renforcer les quelque 250 soldats français basés à l'aéroport de Bangui.
Le premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, avait répété vendredi qu'ils avaient uniquement pour mission de protéger les ressortissants français européens.
Quelque 1200 Français vivent en Centrafrique, parmi lesquels un tiers de binationaux, selon le Ministère de la défense.
Mercredi, à Bangui, plusieurs centaines de manifestants, proches du pouvoir, s'en étaient pris aux locaux diplomatiques français, reprochant à Paris son inaction contre la progression fulgurante de la rébellion.
Combats violents
Ces incertitudes sur les pourparlers sont apparues alors que de violents combats ont repris sur le terrain vendredi.
L'armée régulière a lancé une contre-offensive sur ce qui était sa place forte, la ville de Bambari, dans le centre du pays, passée aux mains des rebelles le 23 décembre.
Une source proche des autorités a indiqué que les forces armées centrafricaines «ont attaqué et ont été repoussées par les rebelles du Séléka» à Bambari. Cette information n'a cependant pas pu être immédiatement confirmée.
A Bangui, la situation restait calme, même si l'augmentation des prix des denrées alimentaires traduisait l'inquiétude des habitants devant l'éventualité de combats.
Avec la rébellion, «les déplacements (hors de Bangui) sont difficiles. Donc l'approvisionnement est plus difficile. Certains font de la surenchère», explique Angèle, une vendeuse sur le marché central de Bangui.
Respecter les accords de paix
La rébellion Séléka, composée de factions rebelles dissidentes, a repris les armes le 10 décembre pour réclamer le «respect» d'accords de paix signés entre 2007 et 2011 avec le pouvoir.
Après une progression fulgurante dans le pays, le Séléka, qui n'a rencontré que peu de résistance, s'est toujours dit prêt au dialogue, mais refuse d'évacuer les villes prises.
(afp)

L'édition papier de votre journal existe dorénavant en version électronique également.
Les applications de 20 minutes online
Agenda soirées clubbing et reportages photos














