Allemagne

04 décembre 2017 17:17; Act: 05.12.2017 06:58 Print

Les sociaux-démocrates font un pas vers Merkel

La direction du SPD allemand s'est prononcée à l'unanimité lundi en faveur de négociations avec les conservateurs en vue d'une grande coalition.

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La chancelière allemande Angela Merkel a rendez-vous mercredi soir dans un lieu tenu secret avec les chefs du SPD. (Mercredi 13 décembre 2017) Les délégués sociaux-démocrates ont approuvé une motion pour ouvrir la voie à des pourparlers avec le parti conservateur. (Jeudi 7 décembre 2017) Les sociaux-démocrates allemands hésitent à se lancer dans une nouvelle alliance gouvernementale avec la chancelière Angela Merkel. (Jeudi 7 décembre 2017) La direction du parti social-démocrate allemand (SPD), dirigé par , a dit oui à l'unanimité à des négociations avec les conservateurs sur la formation d'une grande coalition. Les membres du parti se prononceront le week-end prochain. (Lundi 4 décembre 2017) La chancelière allemande Angela Merkel a confirmé sa volonté de discuter avec les sociaux-démocrates en vue de former une coalition gouvernementale. (Lundi 27 novembre 2017) Horst Seehofer, le dirigeant de la CSU, la branche bavaroise de l'Union chrétienne-démocrate (CDU), a exhorté Angela Merkel à former une nouvelle coalition avec les socio-démocrates (SPD). (Dimanche 26 novembre 2017) «Merkel est complètement sur le déclin, et c'est en partie grâce à nous», se félicite dans un entretien à l'AFP Alexander Gauland, de l'Afd. (Samedi 25 novembre 2017) L'Allemagne a fait un pas vendredi vers une sortie de crise. Le chef des sociaux-démocrates a renoncé à son opposition de principe à une alliance avec Angela Merkel pour former un gouvernement. (Vendredi 24 novembre 2017) Les appels se multiplient pour la reconduction de la coalition entre conservateurs (CDU-CSU) et sociaux-démocrates (SPD).Le président Frank-Walter Steinmeier reçoit ce jeudi le chef du SPD Martin Schülz. (Jeudi 23 novembre 2017) La secrétaire générale du FDP, Nicola Beer (de dos), en discussion avec la Chancelière Angela Merkel lors de l'ouverture de la session du Bundestag. Les libéraux démocrates n'ont pas exclu mercredi de reprendre des discussions pour la formation d'une coalition. (Mercredi 22 novembre 2017) Le président de la République fédérale, Frank-Walter Steinmeier, qui a désormais la main dans cette crise en vertu de la Constitution, fait le tour des partis susceptibles de participer à une coalition. Ici, Christian Linder, président du FDP, arrive au Bellevue Palace à Berlin pour une entrevue avec le président allemand. (Mardi 21 novembre 2017) Le président du Bundestag, la chambre basse du parlement allemand, Wolfgang Schäuble, a appelé mardi au compromis les trois formations politiques qui sont en discussion pour former un gouvernement. (Mardi 21 novembre 2017) «Très sceptique» quant à la mise sur pied éventuelle d'un gouvernement minoritaire, Angela Merkel dit être prête à être de nouveau candidate en cas d'élections législatives anticipées.(Lundi 20 novembre 2017) Le président Frank-Walter Steinmeier a écarté la tenue de nouvelles élections. Il a souligné que tous les partis avaient la responsabilité d'essayer de former un gouvernement dans un proche avenir. (Lundi 20 novembre 2017) Angela Merkel en discussion avec Horst Seehofer, leader de la CSU. Un premier désaccord s'annonce entre conservateurs, Verts et Libéraux sur la question de l'accueil des réfugiés. (Jeudi 26 octobre 2017) Angela Merkel et son équipe s'apprêtent à négocier dans un immeuble du Parlement. (Jeudi 26 octobre 2017) L'extrême droite allemande, représentée désormais au Bundestag par une centaine d'élus du parti Alternative pour l'Allemagne (AfD), a promis une «nouvelle ère». (Mardi 24 octobre 2017) Depuis un balcon du Reichtag à Berlin, un salut des représentants des partis qui s'apprêtent à négocier une alliance pour former un gouvernement. (Jeudi 19 octobre 2017) De gauche à droite: Volker Bouffier, président régional de la CDU et ministre-président de Hesse, Angela Merkel à côté de Peter Altmaier, chef de cabinet de la chancelière, et les coprésidents du groupe parlementaire des Verts, Katrin Göring-Eckardt et Cem Ozdemir. (Jeudi 19 octobre 2017) Horst Seehofer, chef de la CSU s'exprime après le premier round de négociations à Berlin. (Jeudi 19 octobre 2017) La 4e victoire consécutive de la chancelière Angela Merkel a un goût amer: le nombre de voix est en chute libre, l'extrême-droite a percé au Bundestag. Et Merkel doit trouver pour gouverner une majorité, dans un paysage politique éclaté. (Dimanche 24 septembre 2017) . . . Angela Merkel, au pouvoir depuis 12 ans (trois mandats), a reconnu qu'elle avait espéré «un meilleur résultat» et a qualifié l'entrée au Bundestag de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) de «nouveau défi». - Dès dimanche soir, les socio-démocrates du SPD, en pleine crise existentielle, ont décidé de passer dans l'opposition. Ils étaient, ces quatre dernières années au gouvernement d'Angela Merkel. (Image - dimanche 24 septembre 2017) Le grand perdant, Martin Schulz (à d.), tête de liste du SPD, a reconnu une «journée difficile et amère pour la social-démocratie».(Image - dimanche 24 septembre 2017) . Une chose était sûre dès dimanche: la seule majorité que peut espérer Mme Merkel passe par une alliance avec les libéraux du FDP et les Verts. (Image - dimanche 24 septembre 2017) : FDP et Verts s'opposent sur bien des dossiers, comme l'immigration ou le diesel, et ont des désaccords de fond avec les conservateurs. (Image - dimanche 24 septembre 2017) Le chef des libéraux FDP, Christian Lindner (ici), a d'ailleurs déjà fixé une condition pour entrer au gouvernement: le rejet des idées de réforme de la zone euro portées par le président français Emmanuel Macron. Un budget commun est ainsi «une ligne rouge», estime Chrsitian Lindner (au 1er plan) car Berlin ne doit pas se retrouver à payer les dérapages financiers des autres. - Une possible alliance conservateurs - FDP -Verts est appelée «Jamaïque» - référence aux couleurs noir-jaune-vert des trois partis. Une telle alliance n'existe actuellement qu'au niveau régional, dans l'Etat du Schleswig-Holstein. (Image d'archive) Les négociations pourraient prendre des mois. Et ce n'est qu'après l'officialisation d'une nouvelle coalition que Mme Merkel pourra formellement être désignée chancelière une 4e fois. Autrement, de nouvelles élections pourraient être convoquées. (Image - dimanche 24 septembre 2017) - «Nous avons délaissé notre flanc droit et il nous appartient à présent de combler le vide avec des positions tranchées», a lâché le chef de la CSU, Horst Seehofer. , Mme Merkel va y être contrainte. Ses alliés bavarois de la CSU et la frange la plus conservatrice de la CDU l'ayant appelée à maintes reprises à écouter ses électeurs les plus à droite, excédés par son cap centriste. a fait dimanche une entrée en force à la chambre des députés, une première depuis 1945 pour ce parti qui tient des discours anti-immigrants, anti-islam, anti-euro et révisionnistes de l'histoire. (Image - dimanche 24 septembre 2017) «Nous allons changer ce pays (...) Nous allons faire la chasse à Madame Merkel. Nous allons récupérer notre pays», a jubilé Alexander Gauland (à g.), co-tête de liste du parti qui a récemment appelé à être «fier» des soldats allemands de 1939-1945. (ici avec Alice Weidel et Joerg Meuthen). A Berlin, des Allemands sont descendus dans la rue pour protester contre le score du parti d'extrême-droite AfD: 'plus jamais', 'Bienvenue aux réfugiés' ou 'Nazis, dehors' annoncent ces pancartes. (Image - dimanche 24 septembre 2017) A Berlin. le très bon résultat de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) est un choc profond pour un pays dont l'identité d'après-guerre repose sur la lutte contre les extrêmes et la repentance pour les crimes du IIIe Reich. (Image - dimanche 24 septembre 2017) A Berlin. (Image - dimanche 24 septembre 2017) A Francfort aussi, des Allemands ont manifesté en réaction aux 13% de voix récoltés par l'AfD

Sur ce sujet
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Dans un document, le parti social-démocrate (SPD) mentionne parmi ses exigences de premier plan une harmonisation de l'impôt sur les sociétés au niveau européen et une hausse d'impôts pour les plus hauts salaires. Il préconise une «politique ambitieuse en matière de climat» et une augmentation du budget de l'éducation, des fonds alloués à l'internet haut débit ou encore pour les infrastructures routières et le logement.

Sur la question de l'immigration, le SPD avertit qu'il s'opposera à la volonté des conservateurs de prolonger l'interdiction du droit au regroupement familial pour certains demandeurs d'asile, laquelle doit expirer en mars. Il estime que le regroupement familial facilite une «bonne intégration» des nouveaux arrivants.

Coup de barre à droite

Le dossier de l'immigration s'annonce d'autant plus épineux que l'Union chrétienne-sociale (CSU), l'alliée bavaroise de la chancelière Angela Merkel, a donné un coup de barre à droite lundi. Son chef, Horst Seehofer, a annoncé qu'il quitterait son poste «dans le courant du premier trimestre 2018».

Ministre-président de Bavière depuis 2008, il entend ainsi «préparer le terrain à un renouveau à la tête de la Bavière et permet une transition ordonnée ce qui, dans le monde politique, ne constitue pas la règle», a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.

M. Seehofer a accepté de laisser sa place à son principal rival au sein de la CSU, Markus Söder, qui sera la tête de liste du parti lors des élections régionales prévues à l'automne. Il compte en revanche rester président de la CSU et pourrait, selon les médias, hériter d'un poste de ministre au plan fédéral en 2018 en cas de nouvelle «grande coalition».

Guerre des chefs à la CDU

L'homme fort de la CSU fait les frais d'une guerre des chefs qui dure depuis déjà plusieurs mois et a gagné en ampleur après le mauvais résultat du mouvement aux législatives de septembre. Le parti n'a récolté que 38% des voix dans son fief bavarois, son plus mauvais score depuis 1949.

La CSU craint de perdre des voix sur sa droite au bénéfice de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD). Le parti d'extrême droite a réussi une entrée fracassante au Bundestag le 24 septembre, avec 12,6% des voix et 93 députés.

Angela Merkel a déjà accepté avec réticence une demande de la CSU de plafonner le nombre de demandeurs d'asile arrivant chaque année en Allemagne. Dans son document, le SPD ne se prononce pas sur ce point.

Soutien aux idées de Macron

Parmi les autres sujets délicats dans les discussions figurent la politique européenne et les propositions d'Emmanuel Macron en faveur d'un budget commun à la zone euro ou d'un ministre des Finances européen. Le SPD appelle à soutenir les idées du président français.

Les sociaux-démocrates, qui ont gouverné avec les conservateurs, sous la direction d'Angela Merkel, entre 2005 et 2009 puis entre 2013 et 2017, ont subi en septembre leur pire score électoral depuis 1933, avec 20,5% des voix. Ils avaient initialement décidé de refaire leurs forces dans l'opposition mais ils ont changé d'avis après l'échec des négociations pour une coalition «Jamaïque» entre CDU-CSU, les libéraux du FDP et les Verts, sous la pression du président Frank-Walter Steinmeier.

Décision du SPD le week-end prochain

Les membres du SPD débattront des propositions de la direction lors du congrès du parti qui se tiendra à Berlin de vendredi à dimanche. S'ils donnent à leur tour leur feu vert, les négociations avec la CDU pourront commencer dès la semaine prochaine, a déclaré le président du SPD Martin Schulz. «Nous explorerons si et comment la formation d'un gouvernement est possible», a-t-il ajouté.

Le SPD encouragé par Macron et Tsipras

Le chef du SPD a déclaré lundi avoir été encouragé par des partis et dirigeants de pays européens, dont le Français Emmanuel Macron, à gouverner avec Angela Merkel. L'objectif est de promouvoir les réformes de l'Union européenne (UE).

«Nous prenons très au sérieux les messages» en provenance de nos partenaires européens, a déclaré Martin Schulz. «Nos partis frères - même si M. Macron n'est pas le président d'un parti frère - (veulent) que cette politique de blocage vis-à-vis des réformes de la zone euro -telle qu'on a pu la voir jusqu'à présent au ministère allemand des Finances- prenne fin», a ajouté le patron du SPD. Il confirmait des informations de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Voix unanimes

Selon le journal, M. Macron mais également le Premier ministre grec Alexis Tsipras l'ont encouragé dans des appels téléphoniques à prolonger l'alliance gouvernementale avec les conservateurs, en place depuis 2013, afin de faire avancer les réformes européennes. «Les conversations téléphoniques que j'ai menées jusqu'ici - et les divers échanges de mails et de sms sont unanimes», a souligné M. Schulz.

«Une chose est sûre: on ne peut pas continuer comme ça» en matière d'Europe, a indiqué M. Schulz. C'est aussi le message «d'autres gouvernements et partis frères qui espèrent avoir une politique progressive, plus sociale et plus dynamique de la part de la République fédérale d'Allemagne quand il y aura un gouvernement».

(nxp/ats)

Les commentaires les plus populaires

  • Sam Fisher le 04.12.2017 19:13 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Allez on y croit

    Les bras cassés encouragent des bras cassés à s'allier aux bras cassés. Super programme en perspective.

  • retep le 04.12.2017 22:54 Report dénoncer ce commentaire

    Triste Schultz

    Voilà, la casse ou une nouvelle élection est préprogrammées. En effet, M. Schultz n'a pas l'air d'être assez ouvert. Alors dans la situation actuelle, rien de plus facile que de présenter des exigence en sa propre (des socialistes) faveur à faire casser un consensus. À biffer ou à laisser!! En Bavière on a déjà senti le vent. Résultat: les libéraux en dessous le seuil, les verts renforcés >> coalition noire vertes....

  • Schultz le 05.12.2017 07:36 Report dénoncer ce commentaire

    Déni de démocratie

    On prend les mêmes et on recommence, elle est belle la démocratie allemande, mais n'est-ce pas un peu partout en Europe des schémas connus et éculés? Ne plus prendre en compte les électeurs? les ordres viennent d'ailleurs...

Les derniers commentaires

  • Helmut le 05.12.2017 14:25 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    La belle Europe qu'elle nous a pondu

    Moi je lui enverrais ma botte à la Frau ...

  • Schultz le 05.12.2017 07:36 Report dénoncer ce commentaire

    Déni de démocratie

    On prend les mêmes et on recommence, elle est belle la démocratie allemande, mais n'est-ce pas un peu partout en Europe des schémas connus et éculés? Ne plus prendre en compte les électeurs? les ordres viennent d'ailleurs...

  • Bob Marly le 04.12.2017 23:28 Report dénoncer ce commentaire

    tellement à dire mais au fond...

    Au fond ont s'en fou.. Légalisez le chanvre! Le reste on s'en fou!

  • retep le 04.12.2017 22:54 Report dénoncer ce commentaire

    Triste Schultz

    Voilà, la casse ou une nouvelle élection est préprogrammées. En effet, M. Schultz n'a pas l'air d'être assez ouvert. Alors dans la situation actuelle, rien de plus facile que de présenter des exigence en sa propre (des socialistes) faveur à faire casser un consensus. À biffer ou à laisser!! En Bavière on a déjà senti le vent. Résultat: les libéraux en dessous le seuil, les verts renforcés >> coalition noire vertes....

  • Sam Fisher le 04.12.2017 19:13 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Allez on y croit

    Les bras cassés encouragent des bras cassés à s'allier aux bras cassés. Super programme en perspective.