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30 juin 2007 20:55; Act: 30.06.2007 21:42 Print
Nouveau succès pour la Marche des fiertés à Paris
PARIS - La 7e édition de la Marche des fiertés (ex-Gay Pride) qui s'est déroulée samedi à Paris a de nouveau fait le plein avec quelque 700.000 participants selon les organisateurs.
«Une fréquentation peut-être légèrement inférieure à la dernière édition compte tenu de la date tardive (habituellement programmée le troisième samedi de juin) de la manifestation cette année», confiait peu avant 19h à l'Associated Press Alain Piriou, porte-parole de l'Interassociative lesbienne, gaie, bisexuelle et transgenre (Inter-LGBT), organisatrice de la marche.
Photo: Keystone
Pour autant, plus de 100.000 personnes avaient déjà rallié la place de la Bastille dès 17h sur le dance-floor géant de FG DJ Radio, où débutait le «set» de la star des platines David Guetta (accompagné de Chris Willis).
Pour porter haut et fort le mot d'ordre de cette édition, «Egalité: ne transigeons pas!», c'est un carré de tête très politisé qui tenait fermement la banderole du début de cortège, parti vers 14h de la place Raoul Daudry, dans le XVe arrondissement, pour rallier la place de la Bastille. Autour du maire de Paris Bertrand Delanoë, sa première adjointe Anne Hidalgo, mais aussi Alain Krivine, ancien candidat de la LCR à la présidentielle, Jean Luc Roméro (ex-UMP), ou encore Bruno Julliard, président du syndicat étudiant UNEF.
Exprimant de «profonds désaccords» avec le nouveau gouvernement, notamment en matière d'homoparentalité et des droits qui en découlent, comme ceux liés à la filiation, l'Inter-LGBT avait fédéré autour du thème de l'égalité (entre couples de même sexe et couples hétérosexuels) la soixantaine d'associations qu'elle représente en France.
«Au niveau européen, il reste encore fort à faire», confiait à l'AP dans le cortège Harlem Désir, eurodéputé PS et fondateur de SOS Racisme. «N'oublions pas que pour certains pays de l'UE, dont la Pologne, l'homosexualité est encore considérée comme une maladie», notait-il.
Encadré par un service d'ordre essentiellement composé de militants communistes, la marche a décliné sa revendication principale, précédée, d'une brigade de motards du Gai Moto Club (GMC) et d'une Mme Doubtfire sur une bicyclette jaune.
Reprenant les tubes d'ABBA («Take A Chance On Me») ou d'Amel Bent («Ma philosophie»), les chanteurs de la chorale gaie Podium ont donné le «la» en musique. Ils étaient suivis des nageurs gais d'Aquahomo, dansant derrière une limousine noire décapotable sur «Hung Up» de Madonna ou «I Don't Feel Like Dancin» de Scissor Sisters.
«La loi ne voit pas nos enfants», dénonçaient sur leur propre banderole les militants de l'Association des parents et futurs parents gais et lesbiens (APGL), déambulant avec leurs enfants dans un petit train. «Des gosses qui jouent comme les autres», revendiquait Adèle, 34 ans, lesbienne et maman grâce à une fécondation in-vitro. « Mon fils n'a peut-être pas de papa mais il a deux mamans et se porte comme un charme», assurait-elle, montrant Hadrien, cinq ans.
La prévention contre les IST et plus particulièrement contre le VIH/SIDA était une fois encore mise en avant. Comme sur le char des jeunes séropositifs (JSP)/Aides, qui prônent «une convivialité entre jeunes ayant contracté le virus», afin d'en finir avec les discriminations.
Les discriminations, également la bête noire chez les étudiants. Ceux-ci, fédérés par Sida Info Service et Léo Lagrange, en partenariat avec les syndicats étudiants UNEF, UNEL et Durex proposaient un quizz en trois questions pour éradiquer les idées reçues liées à l'usage du préservatif.
Comme chaque année, un octroi (donation) était demandé au niveau du pont de Sully, permettant à l'Interassociative, qui ne perçoit aucun denier public de financer ses actions.
Dès 19h, la place de la Bastille était noire de monde, soit au moins 200.000 personnes, selon les organisateurs. Dansant comme un seul homme, toutes vibraient aux sons des mixes de la crème des DJs. Aux Grandes marches, transformé en QG VIP, on pouvait croiser deux pères spirituels de la manifestation (Gay Pride à l'époque, Jack Lang et Henri Maurel, qui se sont souvenus de leur première marche en 1981).
Dès 19h30, après le passage d'Antoine Clamaran aux commandes, des nuées de jeunes, grimpés jusque sur la colonne de Juillet, attendaient de pied ferme une vraie icône gaie, Boy George. AP
(ap)























