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23 juin 2007 20:37; Act: 23.06.2007 20:40 Print
Prochain sommet au siège d'Airbus
LE BOURGET - Le président français, en visite samedi au 47e Salon international de l'aéronautique et de l'espace, a annoncé que le prochain sommet franco-allemand se tiendrait le 16 juillet prochain à Toulouse.
Il a souhaité qu'EADS, la maison-mère de l'avionneur, devienne une entreprise «normale» et souligné que la rivalité franco-allemande n'avait «aucun sens».
Le chef de l'Etat a par ailleurs annoncé son intention d'augmenter le financement de la recherche publique et souhaité une «remise à plat» des programmes militaires français.
M. Sarkozy, qui s'exprimait lors d'un discours devant les industriels de l'aéronautique et de l'espace, a noté que la «question n'est pas d'une rivalité franco-allemande qui n'a aucun sens, la question c'est de faire d'Airbus une entreprise performante, qu'on peut diriger».
«Et nous inviterons les actionnaires stratégiques d'EADS, Daimler et Lagardère, à nous rejoindre» au sommet du 16 juillet «pour une réunion de travail», a-t-il poursuivi. M. Sarkozy a précisé que la question de la «gouvernance» d'EADS serait abordée lors de ce sommet.
EADS, dotée d'une double direction française et allemande, a connu de nombreuses tensions et problèmes de communication entre les représentants des deux pays. Airbus est affaibli par les deux ans de retard sur le calendrier initial de son très gros porteur A380 et a lancé un plan de restructuration, Power 8, prévoyant la suppression de 10.000 emplois dont 4.125 en France et 3.700 en Allemagne.
«EADS doit devenir une entreprise normale», a noté M. Sarkozy, pour qui la «gouvernance doit désormais faire primer l'effacité sur la prise de décision». Les «fondamentaux de cette entreprise sont remarquables» et un «groupe franco-allemand peut fonctionner», a-t-il dit.
Quant à l'Europe, a souligné le président français, elle ne «peut plus se payer le luxe» d'avoir «cinq programmes de missiles sol-air, trois programmes d'avions de combat, six programmes de sous-marins d'attaque et plus d'une vingtaine de programme de blindés». L'avenir, a-t-il dit, est à des «programmes communs» et à une «intégration européenne de l'industrie».
S'agissant des programmes militaires français, «notre effort d'équipement, malgré le salutaire redressement opéré par Jacques Chirac, continue de souffrir d'un déficit de maîtrise et d'adéquation avec les missions et les besoins», a estimé le chef de l'Etat.
M. Sarkozy, qui est aussi chef des armées, souhaite ainsi que la préparation de la prochaine loi de programmation militaire soit l'occasion d'une «remise à plat» des programmes engagés. Il demande également une «plus grande rigueur» et une «plus grande transparence» dans «l'évaluation des coûts».
Le président, d'autre part, va proposer au gouvernement «d'augmenter d'un quart le financement de la recherche publique, en le concentrant sur le financement sur projet et non pas sur structure».
«La France, pour préserver son rang, doit impérativement faire partie des pays qui défrichent, pas ceux qui suivent, ceux qui défrichent (...) Il faut désormais trouver nous-mêmes les ruptures technologiques qui vont nous permettre de progresser», a-t-il déclaré.
Lors de sa visite au salon, Nicolas Sarkozy a assisté à la traditionnelle et spectaculaire présentation en vol d'appareils civils et militaires français ou construits en coopération avec des industriels européens. M. Sarkozy a ainsi pu voir évoluer l'hélicoptère Tigre, un Rafale, l'avion d'affaires Falcon 7X et l'A380.
La visite, bousculée comme à l'accoutumée, s'est poursuivie par la visite de stands, dont ceux d'EADS, d'Airbus et de Dassault -occasion pour le chef de l'Etat de s'installer dans le cockpit d'un Rafale exposé sur le tarmac.
(ap)























