Affaire WikiLeaks

19 mai 2017 18:08; Act: 20.05.2017 06:07 Print

Julian Assange: «Une victoire importante»

Le fondateur de Wikileaks a salué l'abandon en Suède des poursuites de viol dont il faisait l'objet.

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Julian Assange: «Ce jour est une victoire importante pour moi et pour le système des droits de l'Homme de l'Onu.» (19 mai 2017) Le parquet suédois a abandonné ses poursuites pour viol contre le fondateur de WikiLeaks Julian Assange, refermant une saga judiciaire qui durait depuis 2010. (Vendredi 19 mai 2017) La Suède doit décider vendredi si elle renouvelle sa demande de mandat d'arrêt européen contre le fondateur de WikiLeaks. (19 mai 2017) Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, accepte d'être extradé vers les Etats-Unis si le président Barack Obama accorde sa grâce à l'ex-soldat américain Chelsea Manning. (Jeudi 12 janvier 2016) Un groupe de travail de l'ONU a rejeté un recours du Royaume-Uni contre son avis selon lequel le fondateur de WikiLeaks Julian Assange est détenu arbitrairement. (Jeudi 1er décembre 2016) Le fondateur de WikiLeaks doit être entendu par la justice à l'ambassade d'Equateur de Londres. (Lundi 14 novembre 2016) La connexion Internet de Julian Assange, qui vit reclus dans l'ambassade de l'Equateur à Londres depuis juin 2012, a été coupée. WikiLeaks accuse un «Etat» étranger de l'avoir fait. (17 octobre 2016) En ce jour anniversaire, le fondateur de WikiLeaks est attendu dans une intervention par vidéoconférence depuis l'ambassade de l'Equateur à Londres dans laquelle il est toujours confiné. (mardi 4 octobre 2016) La magistrate suédoise qui instruit l'enquête pour viol, Marianne Ny, a redit la semaine dernière sa détermination à entendre Julian Assange. Le mandat d'arrêt européen est maintenu. (Vendredi 16 septembre 2016) Julian Assange a dévoilé sur le compte Twitter de Wikileaks un rapport de 27 pages daté du 10 novembre 2015 détaillant les conséquences de sa vie recluse dans l'ambassade. (15 septembre 2016) Le fondateur de Wikileaks Julian Assange a affirmé dans une interview à Fox News que des documents liés à Hillary Clinton, et qui pourraient avoir un impact sur les élections à venir, seraient rendus publics avant le 8 novembre prochain. (24 août 2016) L'Equateur va autoriser la justice suédoise à interroger Julian Assange dans son ambassade. Les autorités suédoises veulent questionner Julian Assange, 45 ans, dans le cadre d'une enquête sur des accusations de viol portées contre lui pour des faits remontant à 2010. (jeudi 11 août 2016) Julian Assange entame sa 5e année reclus à l'ambassade d'Equateur à Londres. (dimanche 19 juin 2016) Ce 19 juin 2016, plusieurs personnalités saisissent la date 'anniversaire' de la réclusion forcée de Julian Assange pour prendre sa défense dont ici la designeuse Vivienne Westwood qui porte un tee-shirt sur lequel on peut lire «Je suis Assange». (dimanche 19 juin 2016) Le fondateur de Wikileaks, l'Australien Julian Assange, reclus depuis quatre ans à l'ambassade d'Équateur à Londres, a accusé mardi François Hollande d'être «une escroquerie comme de nombreux politiciens». (Mardi 31 mai 2016) La justice suédoise maintient le mandat d'arrêt européen contre Julian Assange (image de février 2016). Il est sous le coup d'un mandat d'arrêt émis par la Suède dans le cadre d'une enquête pour viol, après la plainte déposée par une Suédoise en 2010. (Mercredi 25 mai 2016) Le fondateur de WikiLeaks vit reclus depuis juin 2012 à l'intérieur de la mission équatorienne dans le quartier de Knightsbridge, de crainte d'être expulsé vers la Suède puis les Etats-Unis. Washington ne lui a pas pardonné la divulgation par WikiLeaks de centaines de milliers de documents confidentiels en 2010. (Mercredi 25 mai 2016) Julian Assange a annoncé qu'il allait quitter l'ambassade d'Equateur à Londres (Lundi 18 août 2014) Dimanche 19 août 2012, Julian Assange s'est adressé aux médias depuis le Balcon de l'ambassade d'Équateur à Londres. . Les médias se sont déplacés en masse pour écouter Julian Assange. La justice britannique s'était prononcée en faveur de l'extradition de Julian Assange vers la Suède, où il doit répondre de viol et d'agression sexuelle sur deux Suédoises. (Jeudi 16 août 2012) Ricardo Patino, ministre équatorien des Affaires étrangères a mis un terme jeudi 16 août 2012 à un suspense de près de deux mois. L'Equateur «a décidé d'accorder l'asile diplomatique au citoyen (australien) Julian Assange». Plusieurs dizaines de manifestants et de journalistes, encadrés par des policiers, étaient massés devant l'ambassade d'Equateur où Julian Assange, réfugié depuis deux mois, dans l'attente de la décision de Quito sur sa demande d'asile politique. (Jeudi 16 août 2012) (Jeudi 16 août 2012) . Au fil de la matinée, le nombre de manifestants et de cameramen a nettement grossi.Trois manifestants ont été arrêtés par la police. (Jeudi 16 août 2012) . . L'ambassade d'Equateur, un bâtiment élégant en briques rouges, est située dans le quartier chic de Knightsbridge, au dos du grand magasin. . Les manifestants campent sur le trottoir opposé à l'ambassade, en écoutant de la musique. Des posters pro-Assange sont accrochés à des barrières métalliques, la plupart depuis plusieurs semaines. A Londres, des manifestants équatoriens ont apporté leur soutien à Assange En Équateur, la mobilisation en faveur d'Assange ne faiblit pas. «Nous sommes souverains et pas une colonie», clament les partisans de Julian Assange

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Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a salué vendredi depuis le balcon de l'ambassade d'Equateur à Londres «une victoire importante» après l'abandon en Suède des poursuites pour viol à son encontre, sans indiquer s'il allait sortir de son refuge.

«Ce jour est une victoire importante pour moi et pour le système des droits de l'Homme de l'ONU», a lancé, poing serré, Assange, réfugié depuis 5 ans à l'ambassade d'Equateur au Royaume-Uni pour échapper à une possible extradition. Il a déclaré que ses avocats avaient contacté les autorités britanniques et qu'il espérait «un dialogue sur la meilleure façon d'avancer», ajoutant souhaiter «un dialogue avec le département de la Justice» américain avant de regagner la pièce de l'ambassade équatorienne où il vit depuis 2012.

Si le mandat d'arrêt européen est levé, la police britannique a en effet prévenu qu'elle serait «obligée» d'arrêter Julian Assange s'il sortait de l'ambassade, au motif qu'il avait enfreint en 2012 les conditions de sa liberté sous caution au Royaume-Uni.

Fiasco judiciaire

Pour ce qui concerne le volet suédois, «l'affaire Assange» se conclut sur un fiasco judiciaire et valide la stratégie de l'obstruction systématique mise en oeuvre par ses nombreux avocats pour lui éviter de comparaître devant un tribunal.

«Toutes les possibilités de faire avancer l'enquête ont été épuisées (...) et il n'apparaît plus proportionné de maintenir la demande de placement en détention provisoire par défaut de Julian Assange ni le mandat d'arrêt européen», a fait valoir la procureure suédoise Marianne Ny. A trois ans de la prescription, l'abandon des poursuites «ne résulte pas d'un examen complet des éléments de preuve» et la justice suédoise «ne se prononce pas sur la question de la culpabilité», a remarqué la procureure.

Génie persécuté pour les uns, manipulateur paranoïaque pour les autres, Julian Assange a toujours récusé les accusations de viol. Sauf coup de théâtre, il restera à jamais présumé innocent.

«Victoire totale»

Malgré son soulagement manifeste, l'Australien de 45 ans a affirmé qu'il ne pouvait pas «oublier ni pardonner» d'avoir passé «sept années sans accusation pendant que mes enfants grandissaient sans moi», dont «deux assigné à résidence et cinq dans cette ambassade sans la lumière du soleil».

«La vraie bataille commence maintenant», a-t-il affirmé, craignant toujours une manoeuvre pour le faire extrader vers les Etats-Unis, où il risque d'être poursuivi pour la publication par WikiLeaks de documents militaires et diplomatiques confidentiels. L'administration de Donald Trump a affirmé en avril que son arrestation était une «priorité» et selon des médias locaux, les États-Unis sont en train de monter un dossier d'accusation.

Saluant «une victoire totale pour Julian Assange», son avocat suédois Per Samuelsson a indiqué à l'AFP que son client souhaitait recevoir l'asile en Equateur. «C'est le seul endroit où il est en sécurité». Quito a salué la décision de la justice suédoise et le ministre équatorien des Affaires étrangères, Guillaume Long, a appelé le Royaume-Uni à garantir «un sauf-conduit» à Julian Assange pour qu'il puisse quitter son territoire sans être inquiété, sans toutefois préciser où il pourrait aller.

«Son passeport a été confisqué, le gouvernement australien doit immédiatement lui en fournir un nouveau et demander un laissez-passer pour qu'il puisse accepter l'asile politique en Equateur», a renchéri la mère de Julian Assange, Christina, auprès de la télévision australienne ABC.

Accusatrice «choquée»

A Stockholm, l'accusatrice de l'Australien, «choquée», a dénoncé un «scandale» et maintenu sa version. «Aucune décision pour classer l'affaire ne peut changer le fait qu'Assange a commis sur elle un viol», a déclaré son avocate, Elisabeth Fritz, dans un mail à l'AFP.

Âgée d'une trentaine d'années à l'époque des faits, elle a porté plainte le 20 août 2010 contre Julian Assange, qu'elle avait rencontré au cours d'une conférence de WikiLeaks à Stockholm quelques jours auparavant. Elle l'accuse d'avoir engagé un rapport sexuel non protégé pendant qu'elle dormait dans la nuit du 16 au 17 août. Julian Assange a toujours soutenu qu'elle était consentante et avait accepté de ne pas utiliser de préservatif.

L'instruction suédoise, notamment retardée par le refus d'Assange d'être entendu en Suède, aura pris près de sept ans. La plainte d'une autre jeune Suédoise pour une agression sexuelle à la même époque à Stockholm a été frappée par la prescription en 2015.

(nxp/afp)