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Il y a 40 ans, l'homme marchait sur la lune
15 juillet 2009 07:00; Act: 15.07.2009 11:37 Print
«Le plus fort, c'est quand Armstrong est descendu de son échelle»
par Didier Bender - Le 21 juillet 1969, Neil Armstrong a été le premier homme à marcher sur la lune. Spécialiste scientifique à l'époque, Alain Schärlig, 73 ans aujourd'hui, a commenté, en direct sur la TSR (un autre exploit pour l'époque!) ce moment historique. Il se souvient.
20 minutes online: 40 ans après, quel souvenir gardez-vous de ce moment?
Alain Schärlig: Quand on a commenté un événement pareil, qui s’est étalé sur six ou sept heures, il y a plein d’images qui me viennent en tête. La télévision était quelque chose de nouveau. Il n’y avait pas de téléviseur dans toutes les familles. Il y avait une sorte de fascination. C’était aussi une des premières fois où l’on a eu une retransmission en direct par-dessus l’Atlantique.
Photographié par son collègue Neil Armstrong, l'astronaute Edwin E. Aldrin participe à un moment historique. (Photo: Keystone/NASA/Neil Armstrong).
L'astronaute américain Edwin E. Aldrin "Buzz" pose à côté du drapeau américain, le 20 juillet 1969, sur la lune. Aldrin et Neil Armstrong sont les premiers hommes à avoir marché sur le sol lunaire. (Photo: Keystone/NASA/Neil Armstrong).
Comment vous étiez-vous préparé pour ce moment historique?
J’avais fait des études de mathématiques et étudié l’astronomie. Dans l’astronomie, il y avait le calcul des orbites. Quand les Russes ont commencé à envoyer des engins dans l’espace, j’avais la faculté d’expliquer certaines choses. En gros, j’avais simplement une leçon d’avance sur tout le monde, pas beaucoup plus. Ça m’a amené à faire des commentaires dans le Journal de Genève, dont j’étais le chroniqueur scientifique. Et de là, ça m’a amené à la télévision.
Comment les Suisses ont-ils vécu ce moment?
La nuit du 20 au 21 pratiquement tout le monde est resté debout. Il y avait beaucoup d’intérêt dans la population. C’était un dimanche. Il faisait un temps de cochon. Tous ceux qui pouvaient étaient devant la télévision. Avec Georges Kleinmann qui était l’homme de télévision, il fallait meubler un peu les heures de direct. On avait accepté que l’on fasse apparaître en surimpression sur l’écran un numéro de téléphone. Il était écrit: «Si vous avez des questions, posez-les».
Et les téléspectateurs ont joué le jeu…
Il y a eu tellement d’appels que ça a fait péter la centrale, dont dépendaient aussi malheureusement les pompiers et l’hôpital. Quant la centrale pète, il y a un effet domino. Ça a fait péter les centrales jusqu’à Yverdon. On s’est ensuite fait sermonner par les PTT. On aurait dû demander une ligne.
Y avait-il de l’émotion dans le studio?
On faisait notre boulot. On était concentré sur ce qu’on faisait. Quand on a entendu «Eagle (réd: le module lunaire qui descendait sur la lune) has landed», on s’est dit: «C’est réussi!». Parce que si un astronaute l’a annoncé, c’est qu’ils sont vivants. Là, on a eu un peu d’émotion.
Que représente cet exploit?
Cet exploit avait été voulu par le président Kennedy, quand les Américains se faisaient damer le pion par les Soviétiques avec Spoutnik, avec la chienne Laïka, avec Youri Gagarine. Pour redonner le moral à ses concitoyens, Kennedy avait promis que dans la décennie, un Américain irait sur la lune. Politiquement, on le justifiait comme cela, on n’avait pas à juger. D’un point de vue scientifique, j’ai toujours eu des doutes sur le fait d’envoyer des hommes sur la lune parce qu’il fallait un degré de sécurité extrême. C’était très coûteux. Ça aurait été nettement moins coûteux d’envoyer des agents automatiques, ce que savaient faire les Américains. D’un point de vue scientifique, le rendement aurait été bien meilleur. C’est d’ailleurs cet aspect scientifique qui était mis en avant par la Nasa. Il fallait bien justifier les milliards qui étaient dépensés. Mais cette aventure était avant tout politique.
«C’est un petit pas pour l’homme, mais un grand pas pour l’humanité» a lancé Armstrong. Et vous, avez-vous placé une formule devenue célèbre durant votre direct?
Non, je ne pense pas (rires). J’ai parlé pendant tellement d’heures. D’ailleurs, cette phrase célèbre d’Armstrong, ça fait partie de la mise en scène. Ce n’est pas ce qui m’a le plus impressionné. Le plus fort, c’était de voir Armstrong descendre de son échelle sur le sol lunaire. Mais ce qui m’a fait râler, c’est que les images étaient toutes troubles.
Quelles informations aviez-vous pour commenter ces images?
La Nasa était d’une générosité extrême. Elle envoyait plusieurs communiqués de presse avant chaque expérience. Et leurs communiqués faisaient 200 pages. Il fallait les avoir lus avant chaque expérience. C’est ce qui m’a incité, à partir d’Apollo 14, à ne plus faire de commentaires. Cela me prenait trop de temps de préparation.
Avez-vous parfois la tête dans la lune?
Non, pas du tout (rires). Et quand je regarde la lune, je n’arrive plus à dire où est le point d’impact. Sur le moment, je pouvais le dire parce que j’avais reçu des cartes. Quand c’était la pleine lune, j’arrivais à imaginer quelque part sur le disque où Apollo 11 s’était posé, mais maintenant plus du tout. A l’époque, beaucoup de gens me demandaient des autographes et comme je manquais d’imagination, je leur écrivais: «Ne soyez pas trop dans la lune».
A quand quelqu’un sur la planète Mars?
Je considère «Mars» comme une aventure très peu justifiée sur le plan scientifique. Très risquée aussi parce que ça prendrait deux ans: il faut huit mois pour y aller, ça prend huit mois sur place parce qu’il faut attendre que Mars soit dans une bonne position pour revenir, et il faut huit mois pour rentrer sur la Terre. Ça se fera peut-être un jour parce qu’il faudra le faire, aussi pour des histoires de prestige. En tout cas, moi, je ne le verrai pas. J’ai 73 ans.
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Amstrong
le fameux trompétiste qui a marché sur la lune..... Non, sérieux, un reportage disait que personne ne retrouve cet Amstrong.. même ses proches... il se cache... mais la vrai question est: Pourquoi il se cache ??
Incroyable
Mon grand-père ne croyait pas qu'un homme puisse marcher sur la lune. il pensait que c'était un canular....il a quand même réalisé par après. Par contre j'aurai tant aimé voir à la télé cet instant si fabuleux.
DREAM
J'imagine l'aventure des ces hommes me fait rêver. Voir la Terre comme une bille bleue dans le ciel noir, ça fait reflechir. Il faut prendre soin de notre petite planète, elle a l'air malade, ces temps...