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Moldavie
02 septembre 2010 15:47; Act: 02.09.2010 16:10 Print
La Transnistrie fête 20 ans de sécession
La Transnistrie, une région sécessionniste moldave a fêté jeudi les 20 ans de son indépendance autoproclamée.
La fête a été marquée par un défilé militaire. (photo: Reuters)
La communauté internationale a boudé cette cérémonie à «la soviétique» tandis que la Russie alliée l'a soutenue avec réticence.
Dans le cadre d'une démonstration martiale, des chars ont défilé sur l'artère principale de Tiraspol, la capitale, tandis que le dirigeant séparatiste Igor Smirnov présentait le maintien de troupes russes dans sa région comme une garantie de stabilité et fustigeait les «fascistes nationalistes» de Moldavie.
Des poèmes lus par haut-parleur ainsi qu'un défilé de missiles ont donné à la cérémonie une tonalité toute soviétique.
Etroite bande de territoire située entre le Dniestr et l'Ukraine, la Transnistrie a rompu en 1990 avec le reste de la Moldavie, de crainte que sa population slave de 600'000 habitants ne soit marginalisée si les Moldaves fusionnaient avec leurs frères roumains, ce qui ne s'est jamais concrétisé.
La Transnistrie n'est reconnue par aucun membre de la communauté internationale. Mais pour Igor Smirnov, qui dirige le territoire depuis vingt ans, les exemples du Kosovo et des régions géorgiennes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie montrent que le temps joue en faveur de la Transnistrie. «Nous avons les attributs requis pour être reconnus», a-t-il dit.
Un «trou noir» en Europe
Un bref conflit a opposé les séparatistes de Transnistrie à l'armée moldave en 1992. En 2006, la population régionale s'est prononcée par référendum pour son rattachement à la Russie.
Moscou s'est montrée peu intéressée par ce rattachement. Elle a néanmoins déployé 1200 soldats en Transnistrie pour garder les installations militaires héritées de la période soviétique, ainsi que 450 soldats de maintien de la paix.
Le rôle des troupes russes de maintien de la paix est un motif d'irritation constant pour la Moldavie, aujourd'hui gouvernée par une coalition pro-occidentale qui aspire à la faire entrer dans l'Union européenne.
L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a engagé plusieurs fois la Russie à retirer ses forces, mais celles-ci restent en place en dépit de vagues promesses de rappel.
En Occident et en Moldavie, beaucoup d'observateurs estiment que le territoire est depuis longtemps un «trou noir» en Europe et un foyer de criminalité, de blanchiment d'argent et de trafics, ce que nient les autorités de Transnistrie.
(ats)























