Marine Le Pen

18 avril 2017 10:50; Act: 18.04.2017 12:13 Print

«Avec moi, il n’y aurait pas eu Mohammed Merah»

A moins d'une semaine du premier tour de l'élection présidentielle, la candidate du Front national a lancé une nouvelle proposition sur son thème favori, l'immigration.

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Marine Le Pen a prononcé lundi soir un discours offensif aux accents identitaires dans une grande salle de concert parisienne.
«Les Français ont des droits chez eux», a-t-elle lancé sous les acclamations, notamment les cris de «On est chez nous!» Elle a redit son intention de mettre fin aux accords de Schengen sur la libre circulation des personnes à travers 26 Etats européens, qui ont «fait de nos pays des halls de gare pour toutes les migrations du monde».

La candidate du Front national a proposé lundi d’instaurer un «moratoire immédiat sur toute l’immigration légale» si elle était élue. «Pour les réfugiés, nous mettrons en place des solutions locales avec des camps humanitaires protégés, mais chez eux», a-t-elle entonné en réaffirmant sa volonté de protéger les frontières de la France. Après une mise en garde contre «demain, pourquoi pas, l’adhésion à l'UE du Maroc ou de l'Algérie», Marine Le Pen s'est érigée en rempart face au terrorisme. «Avec moi, il n’y aurait pas eu Mohammed Merah», auteur des tueries de Toulouse en mars 2012, «avec moi, il n’y aurait pas eu les terroristes migrants du Bataclan et du Stade de France» de novembre 2015, a-t-elle assuré dans des propos cités par 20min.fr.

Son discours a été perturbé par deux militantes Femen, chaque fois rapidement évacuées par le service d'ordre.



De brefs heurts ont par ailleurs opposé des militants anti-FN aux forces de l'ordre en marge du meeting. Vers 19h, l'arrivée du député apparenté FN Gilbert Collard a déclenché quelques jets de projectiles. Un cocktail Molotov a notamment été lancé dans sa direction, mais l'avocat n'a pas été touché, protégé par les policiers et le service de sécurité du parti.


Face à la récente poussée de Jean-Luc Mélenchon et de François Fillon, désormais installés dans un carré de tête, la patronne du FN espère retrouver de l'élan sur les cinq derniers jours. Interrogée à la radio mardi matin, elle a précisé sa proposition de moratoire, qui ne figurait pas dans ses 144 engagements présidentiels. Il concernera l’immigration de «quelques semaines» et les «visas de longue durée». La candidate du Front national compte également «rappeler les réservistes» pour aider au «rétablissement des frontières».

«Je ferai un moratoire dans l’attente de la mise en œuvre de ces mesures qui vont permettre d’obtenir ce solde de 10'000, c’est un moratoire sur les visas longue durée qui va durer quelques semaines et permettre de savoir où on en est a précisé Marine Le Pen. Pendant quelques semaines, il va falloir que nous fassions un bilan, la réalité est que l’immigration massive, la submersion migratoire n’est pas un fantasme, a mis en garde la dirigeante d’extrême droite. L’immigration pèse, ce n’est plus une chance, c’est un drame.»

(cga/afp)