Attaque à Marseille

04 octobre 2017 13:59; Act: 04.10.2017 14:09 Print

La famille du tueur écarte la radicalisation religieuse

Pour les parents du Tunisien qui a tué deux jeunes femmes à Marseille, l'EI a menti.

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Deux hommes, dont l'un était soupçonné d'avoir hébergé l'auteur de l'attaque de Marseille, ont été relâchés «en l'absence d'éléments incriminants». L'enquête se concentre sur la famille du tueur, dont cette semaine. (Samedi 14 octobre 2017) La maison de l'assaillant à Marseille. Les trois frères et la soeur du Tunisien qui a tué deux jeunes filles à Marseille le 1er octobre ont été entendus ces derniers jours, et deux d'entre eux, arrêtés en Italie et en Suisse. (mardi 10 octobre 2017) Le terroriste, Ahmed H., 29 ans, n'a pas de lien avec Daech, d'après les autorités tunisiennes. (jeudi 5 octobre 2017) Plusieurs personnes ont été interpellées mardi dans le centre de Marseille dans le cadre de l'enquête sur l'attaque survenue à la gare Saint-Charles (à l'image), a-t-on appris de sources concordantes. (Mardi 3 octobre 2017) L'auteur de l'attaque a été formellement identifié mardi par les autorités tunisiennes comme étant un Tunisien de 29 ans, a annoncé mardi le ministre français de l'Intérieur Gérard Collomb. (Mardi 3 octobre 2017) Les deux victimes de l'attaque survenue dimanche, à la gare Saint-Charles de Marseille, étaient deux cousines âgées de 20 et 21 ans, a-t-on appris lundi. L'identité de l'assassin n'était pas encore établie lundi matin, les enquêteurs lui ayant découvert sept alias. (Lundi 2 octobre 2017) La gare de Marseille fait l'objet d'une surveillance accrue au lendemain de l'attaque au couteau qui a fait deux morts. (Lundi 2 octobre 2017) Le groupe Etat islamique a revendiqué l'attentat dans la soirée. (Dimanche 1er octobre 2017) Les équipes de forces de l'ordre ont été renforcées.(Lundi 2 octobre 2017) La police scientifique est sur place, ce dimanche 1er octobre 2017. La présence policière est délibérément visible.(Lundi 2 octobre 2017) Le corps qui gît sur place est peut-être celui de l'assaillant qui a été abattu immédiatement par les militaires de l'opération Sentinelle. Les enquêteurs travaillent à l'identification de l'assaillant, qui n'avait pas de papiers d'identité sur lui. Tous les trains ont été supprimés. Vue de l'esplanade de la gare Saint Charles, après les faits. Marseille, 1er octobre 2017. Marseille, 1er octobre 2017. Marseille, 1er octobre 2017. Marseille, 1er octobre 2017. Marseille, 1er octobre 2017. Marseille, 1er octobre 2017. Marseille, 1er octobre 2017. Marseille, 1er octobre 2017. Marseille, 1er octobre 2017. Marseille, 1er octobre 2017. Marseille, 1er octobre 2017.

Une faute?

La famille d'Ahmed H., un Tunisien désigné comme le meurtrier de deux jeunes cousines dimanche à Marseille, peine à comprendre ce qui a pu pousser à l'acte cet homme selon eux paumé mais pas radicalisé.

«Cette histoire de Daech (acronyme arabe de l'organisation djihadiste Etat islamique, NDLR), pour moi c'est impossible, je ne veux pas l'entendre», a déclaré à l'AFP le père d'Ahmed, Noureddine H., un retraité ayant travaillé comme maître d'hôtel à Vienne en Autriche.

«Peut être qu'il était sous l'effet de la drogue», quand il a agressé à coups de couteaux les jeunes filles devant la gare Saint-Charles, assure le père, un sexagénaire à l'allure sportive, en jean-basket.

La maison familiale, une vaste bâtisse récente, se trouve dans un quartier de classe moyenne de la localité de Laayoun, près de Zarzouna dans la région de Bizerte, à quelque 70 km au nord de Tunis.

Classés «extrémistes»

Pour l'oncle d'Ahmed, c'était un «beau gosse», «bon vivant», qui aimait s'habiller bien, mais n'avait «rien à voir» avec l'EI qui a revendiqué le double homicide. Les djihadistes «ont menti», assure le père.

Pour une source de sécurité s'exprimant sous couvert de l'anonymat, Ahmed et son frère A. seraient néanmoins classés «extrémistes».

Les parents peinent à réaliser ce qui s'est passé, d'autant qu'ils n'ont pas été convoqués par les autorités, disent-ils.

Un officier de la police locale a cependant confirmé à l'AFP que l'agresseur abattu à Marseille était bien leur fils.

Ahmed a passé la majorité de sa vie adulte en Europe, selon ses proches, mais quelques amis d'enfance se rappellent d'un fêtard, avec qui ils disent avoir essayé «toutes les drogues» fumées ou injectées, cocaïne, Subutex, etc.

«Nous sommes sous le choc. Cette histoire de Daech, c'est impossible», assure Anouar, 29 ans, tatouages au bras. «On allait en discothèque avec lui l'été, je ne l'ai jamais entendu dire Allah Akbar », 'Dieu est le plus grand', injonction proférée lors du meurtre à Marseille selon des témoins.

Selon lui, Ahmed avait essayé avec l'aide de son frère Anouar de se défaire de ses addictions à l'été 2016, lors d'un séjour de plusieurs mois en Tunisie.

Ses proches indiquent qu'il aurait divorcé récemment de son épouse italienne, et se serait retrouvé dans la foulée sans papiers.

(nxp/afp)