France

12 septembre 2017 18:39; Act: 12.09.2017 18:43 Print

Macron face à une «forte mobilisation» de la rue

Des milliers de personnes ont manifesté leur opposition à l'assouplissement du Code du travail, réforme emblématique du président français.

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Le Premier ministre Edouard Philippe a indiqué mercredi «respecter» la contestation, mais a rappelé que la réforme a été validée au Parlement et appuyée par les Français au moment de l'élection présidentielle. (Mercredi 13 septembre 2017) A Paris, le nombre de manifestants a atteint 60.000 selon la CGT, et 24.000 selon les autorités. (Mardi 12 septembre 2017) Les manifestants ont brandi de multiples pancartes dénonçant les pratiques d'Emmanuel Macron. (Mardi 12 septembre 2017) Plusieurs manifestants sont venus déguisés. (Mardi 12 septembre 2017) «C'est une première qui s'annonce réussie», a affirmé dans le cortège parisien Philippe Martinez, le numéro un de la CGT, syndicat co-organisateur de la manifestation parisienne. (Mardi 12 septembre 2017) Des défilés ont été organisés dans plusieurs villes de France. A Marseille, la préfecture a compté 7.500 manifestants, les organisateurs 60.000. (Mardi 12 septembre 2017) Jean-Luc Mélenchon, à Marseille, a promis de «faire reculer» le président de la République, car «ce pays ne veut pas du monde libéral». (Mardi 12 septembre 2017) Défilé à Lille. (Mardi 12 septembre 2017) La manifestation a été organisée par plusieurs syndicats. (Mardi 12 septembre 2017) Des heurts avec la police ont eu lieu, les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau. (Mardi 12 septembre 2017) Défilé à Lyon. (Mardi 12 septembre 2017) Les opposants sont divisés, certains syndicats ayant appelé à manifester alors que d'autres non. (Mardi 12 septembre 2017) Des ouvriers de la métallurgie ont participé aux démonstrations. (Mardi 12 septembre 2017)

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Plusieurs dizaines de milliers de Français sont descendus dans la rue mardi contre l'assouplissement du Code du travail, réforme emblématique du président Emmanuel Macron, qui reste déterminé malgré cette première mobilisation qualifiée de «très forte» par les opposants.

«C'est une première qui s'annonce réussie», a affirmé dans le cortège parisien Philippe Martinez, le numéro un de la CGT, syndicat co-organisateur de la manifestation parisienne.

Le leader syndical s'est également félicité «de la très forte mobilisation déjà en province». «A midi on était plus de 100.000», a-t-il affirmé.

A Paris, le nombre de manifestants a atteint 60.000 selon la CGT, et 24.000 selon les autorités.

Heurts

«Je suis venue aujourd'hui parce que c'est une attaque sur le Code du travail comme on n'a jamais vu historiquement, jamais vu», enrageait Evelyne Deurilla-Feer, participant au cortège parisien. «Le Code du travail c'est pour protéger les salariés... et qu'est-ce qu'il a fait, Macron?», se demandait-elle, déguisée en boîte géante de mouchoirs à jeter Kleenex sur laquelle était écrit: «SALARIEX: utilisez, jetez».

Le défilé parisien a été stoppé à plusieurs reprises par des heurts, et les forces de l'ordre ont répliqué à des jets de projectiles en faisant usage de gaz lacrymogènes et d'un canon à eau.

Sur les pancartes, le président Emmanuel Macron était ciblé pour ses propos dans lesquels il promettait de ne céder «ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes». «Les fainéants sont en marche», pouvait-on lire, ou «Macron, t'es foutu, les fainéants sont dans la rue».

A Marseille (sud), la préfecture a compté 7.500 manifestants, les organisateurs 60.000. Dans le cortège, le leader de La France Insoumise (gauche radicale), Jean-Luc Mélenchon, a promis de «faire reculer» le président de la République, car «ce pays ne veut pas du monde libéral».

Les opposants divisés

La CGT a déjà appelé à une autre mobilisation, le 21 septembre, à la veille de la présentation du projet en Conseil des ministres et deux jours avant celle de La France Insoumise.

Mais le front, en particulier syndical, est désuni. Tandis que la CGT est vent debout contre la loi, les deux autres principaux syndicats, FO et la CFDT, bien que critiques, n'ont pas appelé à manifester.

Cette division interroge sur l'ampleur de la mobilisation contre un président qui a certes chuté dans les sondages, mais fait face à une opposition éparpillée.

Emmanuel Macron, qui était mardi en déplacement dans l'île caribéenne de Saint-Martin frappée la semaine dernière par l'ouragan Irma, a averti qu'il «serait d'une détermination absolue».

Plus de flexibilité

Premier gros chantier social du quinquennat Macron, la réforme prévoit un plafonnement des indemnités en cas de contentieux, la réduction des délais de recours des salariés ou encore la possibilité de négocier sans syndicat en dessous de 50 salariés, alors que les petites et moyennes entreprises représentent près de la moitié des salariés en France.

L'objectif affiché par le président Macron est de donner plus de flexibilité aux entreprises et de les encourager à embaucher alors que le chômage reste massif. Il touche 9,5% de la population active, contre une moyenne de 7,8% en Europe.

Il s'agit également aussi de regagner la confiance de l'Allemagne, qui réclame depuis longtemps des réformes structurelles à Paris.

L'enjeu est d'autant plus important pour Emmanuel Macron que l'exécutif envisage d'autres réformes sociales importantes dans les mois à venir: assurance chômage, apprentissage, formation professionnelle et retraites.

Peu avant les manifestations, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a estimé que le pays était «mûr pour inventer une flexisécurité à la française». «Nous tiendrons», a quant à lui promis le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire.

(nxp/afp)

Les commentaires les plus populaires

  • Firewall le 12.09.2017 19:01 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Les numéros 1

    La seule chose qui unit et que les français sachent faire c'est la grève! Ils sont numéro 1 !!!

  • pat le gaulois le 12.09.2017 19:23 Report dénoncer ce commentaire

    Pays ingouvernable

    Tiens c'est la fin des vacances scolaires.... les grèves reprennent. Les profs motivent les jeunes à descendre dans la rue et prennent en otage ceux qui veulent bosser.... vive les syndicats de parasites

  • Jack M. le 12.09.2017 19:41 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pour gagner, il ne faut pas avoir peur de se faire

    Je m'amuse que ceux qui ont voté Macron descendent dan la rue pour s'opposer aux ordonnances pourtant annoncées lors de sa campagne présidentielle... ceux qui ont voté Mélanchon passe encore mais les autres... quelques soit le candidat, les réformes de fond ne sont-elles pas inévitables ? Réforme du droit du travail, réforme des régimes spéciaux sur les retraites ne sont-elles pas des nécessités douloureuses pour retrouver un dynamisme économique, une maitrise des dépenses, des emplois et du pouvoir d'achat ?

Les derniers commentaires

  • Honoré de Balzac le 13.09.2017 13:30 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    deux Incompétents

    Avec Mélenchon et Martinez la France n'est pas sortie de l'auberge. Deux incompétents qui se distinguent uniquement pour semer la zizanie.

  • Bob le 13.09.2017 00:09 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Auto-sabotage

    Il me semble bien inutile de taper et accabler ceux qui se sont font escroquer. Est-ce qu'on peut en vouloir à quelqu'un de s'être fait voler par un arnaqueur? Parce qu'il s'est fait baratiner et manipuler par des gens qui se présentent comme de bonne fois, gentils, bienveillants, parce qu'ils ont juré que ce qu'ils disent est vrai? Les gens se font truander et en plus on se fout de leur gueule ou/et on les meprise. Alors que ceux qui critiquent se font eux même entuber par leur gouvernement. Les mecs, les nantis, ils doivent bien se marrer en regardant le peuple s'automutiler. Ils ont un bel avenir devant eux et des poches d'autant plus remplies en perspective. En même temps, ce sont les élus qui écrivent les lois. Tu m'étonnes qu'ils verrouillent le pouvoir du peuple et privilégient leurs intérêts et ceux qui leur ont permis d'accéder à leur statut.

    • Bob le 13.09.2017 01:53 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Bob

      Le jour où les francais pourront ecrire leur propre constitution qui remplacera l'anti-constitution actuelle, beaucoup de problèmes vont se résoudre comme par magie. Quand ils réaliseront qu'écrire une simple phrase permet de contrôler le pouvoir, tout va changer: "Les élus doivent rendre des comptes", "un élu doit avoir un casier vierge pour exercer sa profession", "un président peut être destitué si X% de la population le revendique", "une loi peut être introduite/abolie si X signatures sont récoltées dans la population", etc, etc. Là on pourra nommer ça "democratie". Et le constat sera que ce qu'on a toujours appris partout à nommer "democratie", pendant toutes ces années, sans plus pouvoir en douter mais finir par le revendiquer, n'en était en réalité pas une. Il y a une guerre des mots où on enlève des mots pour les remplacer par d'autres, ce qui nous empêche de penser correctement les choses: "flexisecurité" pour se faire virer facilement et trouver un autre travail facilement comme si se faire virer et chercher un nouvel emploi c'est un voyage de croisière espace détente et n'avait aucun impact sur la vie de la personne; "croissance descendante"; "projet qualité" alors qu'on pratique des conditions de travail misérables; "programme de sauvegarde de l'emploi" alors qu'on licencie en masse...

  • "Un Vieux" le 12.09.2017 23:47 Report dénoncer ce commentaire

    Flexibilité=Grand danger!

    Le/La jeune aime la flexibilité parce que pour lui/elle c'est l'aventure,le voyage,et ce qui lui fait peur,c'est la stabilité. La sécurité de l'emploi pour lui c'est: "Je vais m'ennuyer... " alors que dès qu'un jeune passe à l'âge adulte,puisque "jeune" est une classe qui ne dure pas,arrive vers 30 ans où il commence à vouloir se marier et à avoir des gosses,là d'un seul coup il comprend les dangers et la violence de la flexibilité et il a envie de se fixer. Puisque l'homme (ou la femme!) civilisé est un sédentaire dont la sécurité marche de pair avec la notion de travail fixe. Càd il voudrait avoir un logement,que ses gosses puissent rester dans la même école,que ses gamins gardent leurs amis,et quand il a un crédit sur une maison,des amis et des enfants scolarisés etc... quand on lui dit maintenant tu vas bouger à 400km d'ici,sans que sa femme ne puisse l'accompagner,parce que elle est soumise à une autre flexibilité,là il comprend un peu tard que la flexibilité est la plus grande violence sociale qui est faite aux citoyens modernes,mais c'est trop tard... et aujourd'hui la violence économique sociale de M.Macron passe par la bêtise et la lâcheté des vieux,et la frivolité et la naïveté des jeunes... et c'est une fatalité à laquelle on ne peut pas grand chose car pour qu'un jeune devienne "intelligent" il faudrait qu'il ait 10 ans de plus,mais hélas entre temps M.Macron a été élu...

  • Bob le 12.09.2017 23:38 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Hallucinant!

    Les gens boivent les paroles de ceux qui ont soit disant le savoir et prennent tout pour argent comptant. Super, oui il y aura prochainement moins de chômage (officiellement) en France... oui car les gens devront avoir 2-3 petits boulots pour tenir le coup. Comment on peut accepter la suppression des cotisations sociales mais pas des charges? Comment les gens font pour ne pas se rendent pas compte qu'il y a une privatisation de la sécurité sociale. Car c'est bien la mort de la sécurité sociale et de la caisse maladie qui est "en marche"! Comment les gens peuvent accepter un plafonnement des indemnités même en cas de licenciement abusif. Les gens vont se faire virer pour un oui ou pour un non! Et la liste est encore longue...

    • Garant le 13.09.2017 08:49 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Bob

      Comme en Suisse quoi ! !

  • irma le 12.09.2017 23:36 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Les Suisses pathétiques

    Trop marrant les Suisses qui l'ouvrent grand sur la France alors qu'ici, on vit dans la misère et qu'on doit voter entre la peste et le cholera concernant les retraites qui font que nous devons bientôt tous émigrer ailleurs pour pouvoir manger une fois que nous avons été pressé comme des citrons ! Non mais je rêve !