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25 septembre 2017 04:36; Act: 25.09.2017 07:44 Print

Immigration: Pyongyang et Caracas sanctionnés

Corée du Nord et Venezuela sont désormais visés dans la version révisée du décret qui restreint l'immigration aux Etats-Unis.

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Donald Trump poursuit son bras de fer avec la NFL, en invitant les citoyens à signer une pétition en ligne pour le respect de l'hymne national américain. (Vendredi 20 octobre 2017) Le Sénat américain a adopté jeudi par 51 voix contre 49 une résolution budgétaire qui va accélérer l'examen parlementaire de la réforme voulue par le président américain. (20 octobre 2017) Le Sénat s'apprête à voter sur le lancement de la réforme fiscale controversée de Donald Trump, qui prévoit une baisse d'impôts importante pour les sociétés et les plus fortunés. (Jeudi 19 octobre 2017) Un juge fédéral de l'Etat américain du Maryland a suspendu l'application de la troisième version du décret anti-immigration du président américain. Sa décision survient peu après un jugement similaire pris mardi par un magistrat de Hawaï. (Mercredi 18 octobre 2017) La troisième et dernière version du décret anti-immigration de Donald Trump, qui devait entrer en vigueur mercredi, a été suspendue par un juge fédéral hawaïen. (Mardi 17 octobre 2017) «Il n'y a plus rien de tel qu'Obamacare. Je le dis depuis des années, le concept n'aurait jamais pu fonctionner, même dans ses meilleurs jours», a déclaré Donald Trump à propos de la loi sur la couverture santé instaurée par son prédécesseur. (Lundi 16 octobre 2017) Donald Trump a reçu Justin Trudeau à la Maison-Blanche pour évoquer les négociations en cours sur l'accord de libre-échange nord-américain (Aléna), que le président américain menace de dénoncer. (Mercredi 11 octobre 2017) Le président américain Donald Trump s'est engagé à travailler avec les démocrates pour protéger les «Dreamers», ces immigrés arrivés illégalement aux Etats-Unis quand ils étaient mineurs. Il exige toutefois que le mur qu'il veut construire à la frontière mexicaine soit intégré à l'accord. (Dimanche 8 octobre 2017) Donald Trump a dévoilé dimanche 24 septembre la nouvelle version de son décret limitant l'immigration. Le Soudan ne fait plus parti des pays 'bannis'. En revanche Corée du Nord et Venezuela et le Tchad y ont été ajoutés. Le décret doit entrer en vigueur le 18 octobre. (Image d'illustration) Un nouveau texte pourrait ajouter de nouveaux pays à la liste des six Etats dont les ressortissants sont déjà privés d'entrée aux USA. (Vendredi 22 septembre 2017) Le discours de Donald Trump à l'ONU est très attendu, sur fond d'anxiété générale sur les dossiers iranien ou nord-coréen. (19 septembre 2017) Huit mois après son arrivée au pouvoir, Donald Trump s'exprimera mardi matin pour la première fois devant l'assemblée générale de l'ONU. Un discours attendu mais qui pourrait s'avérer délicat pour le 5e président de l'histoire américaine. (17 septembre 2017) Le président américain Donald Trump a promulgué une résolution du Congrès rejetant les «nationalistes blancs» et les «suprémacistes blancs», après des violences racistes à Charlottesville en août. (Jeudi 14 septembre 2017) Le président Donald Trump propose d'associer à un projet de loi républicaine visant à réduire l'immigration légale aux Etats-Unis une mesure destinée à protéger les «Dreamers». (Mercredi 13 septembre 2017) La Cour suprême a validé le recours du gouvernement contre la décision de la cour d'appel de San Francisco. (Mardi 12 septembre 2017) Après 15 Etats mercredi, la Californie et trois autres Etats poursuivent à leur tour l'administration Trump, accusant sa décision de mettre fin au Daca, programme qui protégeait les jeunes sans-papiers, d'être «anti-constitutionnelle» et illégale. (Lundi 11 septembre 2017) Donald Trump a décidé de mettre fin au programme mis en place par Obama pour protéger 800'000 jeunes sans-papiers. (Mardi 5 septembre 2017) Les dirigeants de plusieurs dizaines de grandes entreprises ont appelé Donald Trump à ne pas supprimer un programme qui permet à des centaines de milliers de jeunes sans-papiers de rester aux Etats-Unis. Selon eux, l'impact économique pourrait représenter une perte de 460,3 milliards de dollars pour le PIB américain. (Vendredi 1 septembre 2017) Le gouvernement américain a annoncé avoir sélectionné quatre entreprises pour construire des prototypes de murs en béton renforcé à la frontière avec le Mexique, promesse de campagne de Donald Trump. (Jeudi 31 août 2017) Le président américain s'est exprimé depuis le Missouri où il a appelé à une grande réforme fiscale tout en restant avare en détails. (Mercredi 30 août 2017) Donald Trump a martelé que le Mexique paierait «d'une manière ou d'une autre» pour le mur à la frontière qu'il espère construire mais pour lequel il peine à convaincre le Congrès de débloquer les fonds. (Lundi 28 août 2017) Les Etats-Unis doivent construire un mur anti-immigrés à la frontière mexicaine et le Mexique paiera la facture d'une manière ou d'une autre, a réaffirmé Donald Trump avant un débat difficile au Congrès. (Dimanche 27 août 2017) Trump ordonné au Pentagone de ne plus recruter de transgenres. Le sort de ceux déjà enrôlés reste à la discrétion du secrétaire à la Défense. (Vendredi 25 août 2017) Le président américain Donald Trump a défendu avec vigueur sa réaction après les incidents de Charlottesville, lors d'un discours devant des milliers de partisans enthousiastes à Phoenix, tout en lançant de nouvelles salves contre les médias et les élites. (Mardi 22 août 2017) Le président américain a exclu lundi 21 août, tout retrait des Etats-Unis d'Afghanistan, ouvrant la porte à l'envoi de soldats supplémentaires. Image - lundi 21 août 2017 Dans son discours sur la stratégie en Afghanistan, lundi, Donlad Trunp a accentué la pression sur le Pakistan accusé d'être un repaire pour «des agents du chaos». Il s'est pourtant dit ouvert à une possible issue politique à la crise, qui pourrait inclure les talibans. (Image - lundi 21 août 2017) Trump souhaite envoyer jusqu'à 3900 soldats supplémentaires en Afghanistan. C'est peu, sachant qui y en a actuellement environ 8400 (13'500 avec les hommes d'autres pays). Mais cela contredit le retrait qu'il défendait il y a encore quelques mois. (Image - lundi 21 août 2017) Le conseiller Steve Bannon, jugé proche de l'extrême-droite a été limogé par Donald Trump, après des semaines de spéculations. Il a immédiatement réintégré la direction du très droitier site d'information Breitbart, et assuré qu'il continuerait à se battre 'pour Trump'. (Image d'archive) Donald Trump a annoncé mercredi dans un tweet la dissolution de deux des instances l'entourant pour le conseiller en matière de politique économique après la vague de démissions de PDG qui en faisaient partie. (Mercredi 16 août 2017) Lors d'une conférence de presse à la Trump Tower mardi, le président américain Donald Trump a défendu sa réaction initiale face aux violences qui ont secoué Charlottesville: «Je pense qu'il y a des torts des deux côtés», a-t-il lancé. (Mardi 15 août 2017) Le président a retweeté un message d'un homme qui le traitait de «fasciste», avant de le supprimer une vingtaine de minutes plus tard. Ce n'est pas son premier cafouillage sur Twitter. (Mardi 15 août 2017) Au total, cinq personnalités ont décidé de ne plus conseiller Donald Trump, suite au tollé provoqué par le président après les violences à Charlottesville: le président du principal syndicat du pays, l'AFL-CIO, Richard Trumka (ici), et Scott Paul, président de l'Alliance pour l'industrie américaine ont emboîté le pas aux patrons de Merck, Intel et Under Armour. (Image d'archive) Kenneth Frazier, PDG du géant de la pharmacie Merck, du temps où il s'entendait avec Donald Trump. Comme les patrons d'Intel et de Under Armour, il a décidé de ne plus conseiller le président. Car il a tardé à condamner l'extrême droite après les violences de Charlottesville. (Lundi 14 août 2017) Mercredi 9 août, cinq femmes transgenres employées par l'armée américaine ont lancé des poursuites devant un tribunal fédéral contre Donald Trump et le Pentagone, suite à l'annonce par le président républicain le 26 juillet, que les personnes transgenres ne pourraient plus travailler dans l'armée. (Image - 27 juillet 2017) Paul Manafort a dirigé la campagne Donald Trump avant d'être contraint de démissionner. Les médias avaient révélé qu'il était visé par une enquête au sujet de millions de dollars qu'il aurait reçus de l'ancien président ukrainien pro-russe Viktor Ianoukovitch. (9 août 2017) Les sanctions promulguées cette semaine par le président américain Donald Trump contre la Russie pourraient affecter le secteur de l'énergie, jusqu'ici laissé à l'écart des rétorsions commerciales appliquées après la crise ukrainienne. (Mardi 8 août 2017) Un décret de Donald Trump veut couper des financement fédéraux pour les villes dont les services d'ordre ne coopèreraient pas avec la police de l'immigration pour poursuivre les migrants illégaux. Chicago, ville 'sanctuaire' menée par son maire démocrate Rahm Emanuel (ici), a déposé plainte contre ce texte. (Image d'archive) Le vice-président américain Mike Pence a catégoriquement démenti dimanche les affirmations du New York Times selon lesquelles il se prépare activement à être candidat à la présidence en 2020 pour succéder à Donald Trump. Le ministre américain de la Justice a condamné «le nombre stupéfiant de fuites qui entravent l'action de notre gouvernement». Il a annoncé l'inculpation de 4 personnes dans cette affaire. (Vendredi 4 août 2017) Le président américain a mis en garde contre la dégradation des relations avec Moscou, et a blâmé le Congrès pour les nouvelles sanctions américaines. (Jeudi 3 août 2017) Donald Trump a promulgué mercredi les nouvelles sanctions américaines contre la Russie, qu'il juge toutefois « très imparfaites» car elle risquent de «rapprocher la Chine, la Russie et la Corée du Nord». (Mercredi 2 août 2017) Un consultant de Fox News a accusé la chaîne d'avoir publié de fausses informations pour nuire aux démocrates, et cela à la demande de Donald Trump. (Mardi 1 août 2017) Selon le , Donald Trump aurait dicté à son fils le récit de sa rencontre avec une avocate russe en 2016, en pleine campagne présidentielle. (Mardi 1 août 2017) La Maison Blanche a annoncé que le président signerait le texte de sanctions contre la Russie. (Vendredi 28 juillet 2017) John Kelly remplace Reince Priebus au poste de secrétaire général de la Maison Blanche. (Vendredi 28 juillet 2017) Donald Trump a annoncé la nomination d'un nouveau secrétaire général de la Maison Blanche, limogeant de fait Reince Priebus. (Vendredi 28 juillet 2017) Les sénateurs américains ont rejeté vendredi l'abrogation partielle de l'Obamacare, un nouveau coup dur pour le président Donald Trump. (Vendredi 28 juillet 2017) Le Sénat américain a adopté une nouvelle série de sanctions pour punir la Russie de son ingérence présumée dans l'élection présidentielle américaine. Le texte, qui a déjà été voté par la chambre des représentants, va maintenant être soumis au président Trump. (Jeudi 27 juillet 2017) Revigorés par leur courte victoire de la veille, les républicains ont connu un dur retour à la réalité quand le Sénat, où ils ont pourtant la majorité, a torpillé leur projet d'abroger purement et simplement l'Obamacare. (Mercredi 26 juillet 2017) Le président américain Donald Trump a indiqué mercredi que les personnes transgenres ne pourront pas servir dans l'armée américaine, estimant qu'elle ne pouvait notamment pas «supporter le fardeau des coûts médicaux énormes». (Mercredi 26 juillet 2017) Le Sénat américain a voté mardi de justesse pour ouvrir le débat sur l'abrogation d'Obamacare, démarrant plusieurs jours de discussions dans la chambre haute du Congrès sur un dossier qui divise la majorité républicaine depuis des mois. (Mardi 25 juillet 2017) Les tensions entre partisans de l'«America First» et d'une diplomatie plus ouverte sont de plus en plus vives à Washington. Le chef de la diplomatie Rex Tillerson «est très contrarié». (Mardi 25 juillet 2017) «Tous mes actes ont été appropriés», a déclaré Jared Kuschner, gendre de Donald Trump, à la sortie de son interrogatoire par le Congrès. (Lundi 24 juillet 2017) Le gendre de Donald Trumpp, Jared Kuschner, devait être entendu lundi par la commission du Renseignement du Sénat, qui enquête sur d'éventuelles collusions entre l'équipe de campagne du président étasunien et la Russie. (Lundi 24 juillet 2017) Le président américain Donald Trump a emménagé à la Maison Blanche il y a exactement six mois, un jalon qu'il a marqué par une attaque en règle contre son ministre de la Justice au sujet de l'affaire d'ingérence de la Russie dans l'élection de 2016. (Jeudi 20 juillet 2017) Le président Donald Trump a déclaré: «Nous faisons très bien contre l'EI. L'EI tombe vite, très vite». (Jeudi 20 juillet 2017) Donald Trump a tenté de sauver sa promesse de campagne d'abroger Obamacare, maniant menaces et flatteries à l'égard des sénateurs républicains pour les convaincre de voter la réforme du système de santé avant la fin de la session parlementaire. (Mercredi 19 juillet 2017) Le projet de réforme de l'Obamacare, promesse de campagne du président, est tombé à l'eau après que plusieurs sénateurs républicains ont annoncé leur opposition. (Mardi 18 juillet 2017) L'interprétation de la rencontre (ici) entre Donald Trump et Vladimir Poutine, vendredi 7 juillet à Hambourg, varie fortement selon les observateurs. Trump la qualifie de ' formidable' et appelle à une relation 'constructive' avec Moscou. (Image - 7 juillet 2017) Trump a assuré qu'il avait pressé Poutine de lui avouer ou infirmer son ingérance dans l'élection américaine. Moscou assure que Trump a accepté le démenti de Poutine niant toute implication. Les deux pays se sont mis d'accord sur un cessez-le-feu à compter de dimanche dans le sud-ouest de la Syrie. Image - vendredi 7 juillet 2017) Donald Trump a de nouveau attaqué les grands médias américains qu'il accuse de diffuser la «haine» envers lui et a justifié son usage intensif des réseaux sociaux pour répliquer à ses détracteurs. (Samedi 1er juillet 2017) Un juge américain a suspendu pour deux semaines toutes les expulsions de ressortissants irakiens des Etats-Unis. Cette décision fait suite à une précédente, qui concernait des chrétiens chaldéens d'Irak arrêtés mi-juin lors d'un coup de filet, plongeant l'ensemble de la communauté irakienne de la région dans l'émoi (ici à l'image). (Mardi 27 juin 2017) Donald Trump s'est félicité de la décision de la Cour suprême: Les Syriens, Libyens, Iraniens, Soudanais, Somalien et Yéménites, qui seraient totalement inconnus des autorités américaines, ne pourront pas entrer aux Etats-Unis. (Lundi 26 juin 2017) La Cour suprême a remis lundi partiellement en vigueur le décret anti-immigration très controversé de Donald Trump, en attendant de l'examiner en audience à l'automne. Une victoire relative mais néanmoins notable pour le président américain. (Lundi 26 juin 2017) Donald Trump a reproché à Barack Obama d'avoir eu connaissance des ingérences russes dès août 2016 et de n'avoir rien fait à ce sujet. (Dimanche 25 juin 2017) Deux hauts responsables du renseignement étasunien ont dit au procureur Robert Mueller que Donald Trump leur avait suggéré de déclarer publiquement qu'il n'existait aucune collusion entre son équipe et Moscou. (Jeudi 22 juin 2017) Le ministre américain de la Justice, Jeff Sessions, a assuré mardi en préambule de son audition devant le Sénat ne pas avoir eu «connaissance» de collusion entre l'équipe de campagne de Trump et le gouvernement russe. (13 juin 2017) Donald Trump s'est dit vendredi prêt «à 100%» à témoigner sous serment. Il a démenti avoir demandé à l'ancien chef du FBI James Comey d'abandonner l'enquête sur son ex-conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn. (Vendredi 9 juin 2017) L'ex-directeur du FBI James Comey a été auditionné jeudi par le Sénat. Il a accusé notamment de «mensonges» l'administration du président Trump, qui lui aurait intimé d'abandonner un volet de l'enquête russe sur un proche. (Jeudi 8 juin 2017) James Clapper, ancien directeur du Renseignement américain, a déclaré que les faits supposés reprochés au président Donald Trump concernant des ingérences russes était plus grave que l'affaire du Watergate, qui avait mené à la démission de Richard Nixon. (Mercredi 7 juin 2017) Robert Mueller est un ancien directeur du FBI. Il a été nommé procureur spécial chargé d'enquêter «sur les efforts du gouvernement russe pour influencer l'élection présidentielle de 2016, et les sujets liés». (Mercredi 17 mai 2017)

Une faute?

Le président américain Donald Trump a étendu dimanche à la Corée du Nord, au Venezuela et au Tchad les interdictions d'entrée sur le territoire américain, dans le cadre d'un nouveau décret sur l'immigration. Le Soudan est pour sa part retiré de la liste.

Les ressortissants de l'Iran, de Libye, de Syrie, du Yémen et de Somalie restent concernés par les restrictions, a annoncé le gouvernement américain. L'entrée en vigueur du nouveau texte est fixée au 18 octobre.

Ces nouvelles restrictions résultent d'un examen du décret initial qui arrivait dimanche soir à expiration. «Rendre l'Amérique sûre est ma priorité numéro un. Nous n'accepterons pas dans notre pays ceux que nous n'aurons pas pu contrôler de manière sûre», a déclaré Donald Trump sur Twitter après la publication du texte.

L'ajout de la Corée du Nord et du Venezuela élargit la liste des pays visés, au départ essentiellement composée de nations à majorité musulmane. Les citoyens irakiens, visés par une première version du décret, en janvier, puis retirés en mars, feront l'objet de contrôles accrus, a précisé la Maison-Blanche.

Restrictions différentes

«La Corée du Nord ne coopère en aucune façon avec le gouvernement des Etats-Unis et ne satisfait aucune exigence de partage d'information», a indiqué le gouvernement Trump. Un responsable gouvernemental a toutefois reconnu devant des journalistes que le nombre de Nord-Coréens rejoignant les Etats-Unis était infime.

Donald Trump a été conseillé vendredi par la secrétaire à la sécurité intérieure ad interim, Elaine Duke, ainsi que le ministre de la justice, Jeff Sessions, et le secrétaire d'Etat Rex Tillerson, a précisé un conseiller. Dimanche, le président américain avait estimé devant des journalistes: «Le plus strict sera le mieux.»

Des responsables précisent toutefois que des restrictions différentes s'appliqueront en fonction du pays. Ainsi, tous les citoyens de Corée du nord et du Tchad sont interdits d'accès au territoire américain, alors que l'interdiction se limite aux membres d'une longue liste d'instances gouvernementales vénézuéliennes et à leur famille.

Selon le décret signé par M. Trump, «un petit nombre de pays - sur les quelque 200 évalués - restent insatisfaisants à cette heure sur les questions de gestion des identités» et du partage des informations. «Dans certains cas, ces pays ont aussi une présence terroriste significative sur leur territoire», a-t-il expliqué.

Cinq mois de contentieux

Le président américain avait soutenu début 2017 avoir besoin d'une période de 90 jours d'interdiction d'arrivée des ressortissants de six pays musulmans (Syrie, Libye, Iran, Soudan, Somalie et Yémen), ainsi que de 120 jours d'interdiction des réfugiés du monde entier, afin de mettre en place des nouveaux filtres d'admission.

Après cinq mois de contentieux devant les tribunaux, une version amendée du décret est entrée en vigueur le 29 juin. Sa durée d'application s'achevait ce dimanche.

«Ces restrictions sont vitales pour la sécurité nationale» mais pourront, comme dans le cas du Soudan, être levées, a expliqué un haut responsable du gouvernement. Les pays visés pourront être retirés de la liste s'ils atteignent le niveau américain de contrôle de leurs ressortissants, a-t-il précisé.

L'Irak, dont le niveau de vérification est pourtant très faible, n'a pas été inclus car c'est un allié proche qui accueille un nombre important de militaires et de civils, a-t-il souligné.

Pas anti-musulman

Selon des responsables gouvernementaux, l'ajout de la Corée du nord et du Venezuela montre que les restrictions ont été décidées sur des questions de sécurité et que le décret ne visait pas expressément les musulmans, comme l'ont affirmé ses détracteurs. «La religion, ou la religion d'origine des ressortissants ou de leur pays, n'a pas été un facteur», a assuré à la presse un responsable.

Concernant Caracas et Pyongyang, «ces gouvernements ne se conforment simplement pas à nos demandes de base en matière de sécurité», a-t-il dit.

Le Tchad a quant à lui été ajouté même s'il est, selon le décret, «un partenaire important et de valeur pour le contre-terrorisme».

Le décret note la présence sur le sol tchadien de différents groupes djihadistes comme le groupe Etat islamique, Boko Haram ou al-Qaïda au Maghreb islamique. Et N'Djamena «ne partage pas de manière adéquate les informations concernant la sécurité du public et le terrorisme».

Raisons

La Corée du Nord, engagée cette semaine dans une guerre verbale avec Donald Trump en raison de ses ambitions nucléaires, «ne coopère pas avec le gouvernement des Etats-Unis». Pyongyang n'a pas de relations diplomatiques avec Washington.

Le Venezuela, où une crise politique et économique a dégénéré en violences, est visé en raison aussi de son manque de coopération dans les procédures de vérification des voyageurs.

Mais les restrictions ne s'appliquent qu'à des responsables gouvernementaux et à leurs proches, notamment les fonctionnaires des ministères de l'Intérieur et des Affaires étrangères, de forces de police et des services de renseignement.

Le décret est prolongé à partir de dimanche pour les cinq pays qui figuraient sur la liste précédente. La cour suprême américaine doit examiner à compter du 10 octobre prochain la constitutionnalité du décret initial, contesté par de nombreux Etats américains et accusé de discrimination à l'égard des musulmans.

(nxp/ats)