Champs-Elysées

21 avril 2017 03:20; Act: 21.04.2017 07:58 Print

Fusillade: Fillon veut suspendre la campagne

Le candidat Les Républicains annule ses déplacements vendredi, tout comme Marine Le Pen.

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Le ministère français de l'Intérieur a confirmé avoir reçu jeudi un avis de recherche visant un homme de la part de la Belgique. (Vendredi 21 avril 2017) Le président français François Hollande s'est dit convaincu que l'attaque relevait d'un acte «terroriste» lors d'une déclaration prononcée dans la cour de l'Elysée. (Jeudi 20 avril 2017) L'EI a revendiqué l'attentat. «L'auteur de l'attaque des Champs-Elysées dans le centre de Paris est Abou Youssef le Belge, et c'est un des combattants de l'Etat islamique», a écrit le groupe sunnite extrémiste dans un communiqué publié par son organe de propagande Amaq. (Jeudi 20 avril 2017) La justice antiterroriste a de son côté ouvert une enquête. (Jeudi 20 avril 2017) L'assaillant est arrivé peu avant 21h00 à bord d'un véhicule, qui s'est arrêté au niveau d'un fourgon de police. Il en est sorti et a immédiatement ouvert le feu avec un fusil d'assaut en prenant délibérément pour cible les forces de l'ordre présentes, selon le récit des autorités. (Jeudi 20 avril 2017) Les policiers ont passé au peigne fin la voiture laissée par le suspect de l'attaque. (Jeudi 20 avril 2017) Le quartier a été bouclé et d'importantes forces de police ont été déployées sur la célèbre et très touristique artère de la capitale. Un hélicoptère a survolé la zone. (Jeudi 20 avril 2017) «On ne peut pas exclure qu'il y ait également un ou plusieurs complices qui aient pu participer, d'une manière ou d'une autre, à la commission des faits», a indiqué un porte-parole du ministère français de l'intérieur, tout en précisant que les premiers témoignages orientaient l'enquête sur la piste de l'assaillant unique. (Jeudi 20 avril 2017) Selon le ministre de l'intérieur, Matthias Fekl, un «bain de sang» a été évité grâce aux forces de l'ordre. «Leur maîtrise, leur sang-froid, leur réponse était parfaitement adaptée dans les secondes décisives où tout s'est joué», a-t-il relevé. (Jeudi 20 avril 2017) Le bilan fait donc état d'un policier tué et de deux autres blessés. (Jeudi 20 avril 2017) L'assaillant a, lui, été abattu par la police. (Jeudi 20 avril 2017) Selon des sources proches de l'enquête, l'agresseur est un Français de 39 ans, qui faisait déjà l'objet d'une enquête antiterroriste. (Jeudi 20 avril 2017) Une perquisition a été menée en région parisienne au domicile de l'assaillant. L'homme a semblé avoir agi seul lors de l'agression, et des investigations sont en cours pour établir «s'il a bénéficié ou pas de complicités», a ajouté le procureur. (Jeudi 20 avril 2017)

Une faute?

Le candidat républicain à la présidentielle française, François Fillon, a souhaité jeudi que la campagne pour le premier tour de l'élection soit suspendue à la suite de l'attaque terroriste à Paris. Il a annoncé l'annulation de ses derniers déplacements vendredi, tout comme Marine Le Pen.

L'auteur d'un ouvrage intitulé «Vaincre le totalitarisme islamique» devait se rendre à Chamonix pour effectuer une marche au Mont-Blanc, à trois jours du premier tour, qui s'annonce hautement indécis. La campagne pour le premier tour s'achève officiellement vendredi à minuit.

«Je considère que dans le contexte que nous vivons il n'y a pas lieu de poursuivre la campagne électorale», a-t-il déclaré dans le cadre de l'émission «Quinze minutes pour convaincre», sur France 2, qui réunissait les onze candidats à la présidentielle. L'attaque, qui a fait un mort et deux blessés, s'est produite pendant l'émission.

«Nous devons d'abord manifester notre solidarité avec les policiers, le policier qui a été tué, ceux qui sont blessés et puis tous ceux qui risquent leur vie pour assurer notre sécurité», a-t-il estimé au moment où l'Etat islamique revendiquait l'attentat.

Une sécurité renforcée pour Fillon

François Fillon, cible potentielle de deux terroristes présumés arrêtés mardi à Marseille et qui bénéficie d'une sécurité renforcée, a également appelé à la solidarité «avec une population française qui est à juste titre de plus en plus inquiète devant la multiplication de ces actes terroristes».

Sa rivale du parti de l'extrême droite, Marine Le Pen, a également annoncé l'annulation de ses derniers déplacements vendredi. Elle a répété pendant l'émission qu'elle serait «d'une fermeté absolument totale» face au risque terroriste, en dénonçant le «laxisme» des autorités françaises.

Réagissant en direct, tous les candidats ont condamné l'attentat. Le héraut de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon a appelé à «ne pas céder à la panique», tandis que le candidat d'En Marche! Emmanuel Macron a estimé que «cette menace fait partie du quotidien des prochaines années».

(nxp/ats)