Brésil

07 octobre 2017 22:10; Act: 07.10.2017 22:23 Print

Cesare Battisti libéré et de retour à Sao Paulo

Arrêté lors d'un contrôle de routine et soupçonné de vouloir fuir le pays pour éviter son extradition, le militant d'extrême-gauche a été relâché.

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Cesare Battisti avait été arrêté avec une grosse somme d'argent en liquide, supérieure aux montants autorisés. (Samedi 7 octobre 2017) (Photo: AFP/Archives)

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L'ex-militant d'extrême gauche italien Cesare Battisti, dont Rome réclame l'extradition et qui avait été placé en détention provisoire au Brésil, a été libéré et a regagné Sao Paulo, a indiqué samedi son avocat. Il est recherché après avoir été condamné en Italie à la réclusion à perpétuité pour quatre meurtres.

Contrôle policier de routine

Cesare Battisti était détenu depuis jeudi à Corumba (ouest), une ville à la frontière avec la Bolivie. Il «a été remis en liberté et est retourné à Sao Paulo», où il réside, a déclaré son avocat Marcio Palma.

Condamné en 1993 par contumace par la justice italienne à la réclusion à perpétuité pour quatre meurtres et complicité de meurtres à la fin des années 1970, Battisti avait été placé en détention provisoire après un contrôle policier de routine.

Il s'apprêtait alors à quitter le Brésil à bord d'un taxi bolivien. M. Battisti transportait 6000 dollars et 1300 euros, une somme supérieure au montant autorisé sans déclaration préalable, soit plus de 10'000 réaux (environ 3000 francs).

Symbole des «années de plomb»

Le juge brésilien qui a ordonné sa détention le soupçonne d'avoir tenté de fuir le pays pour éviter son extradition, ce que l'Italien de 62 ans nie. Il dit avoir eu l'intention de faire des achats. Un autre juge a ordonné vendredi sa remise en liberté.

Rome a multiplié ces dernières années les demandes d'extradition à son encontre. La dernière remonte au 25 septembre.

La Cour suprême du Brésil avait en 2009 autorisé l'extradition de l'Italien, un des symboles des «années de plomb» en Italie, mais l'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva s'y était opposé. L'actuel gouvernement brésilien a dit vendredi étudier cette possibilité.

(nxp/ats)