Oeufs contaminés

31 août 2017 18:26; Act: 01.09.2017 06:35 Print

La fraude remonte à septembre 2016

La contamination de dizaines de millions d'oeufs au fipronil est apparue au grand jour début août.

storybild

La fraude a surtout été pratiquée aux Pays-Bas et en Belgique. (Photo: Keystone)

Une faute?

La fraude qui a conduit à la contamination d'oeufs par l'insecticide fipronil remonte à septembre 2016, a indiqué jeudi la Commission européenne. Elle précisait également que 34 pays, dont la plupart en Europe, sont touchés à ce stade.

«Nous disposons désormais d'indications que cet usage illégal du fipronil (pour désinfecter des élevages de poules pondeuses) avait déjà lieu en 2016», a indiqué Sabine Jülicher, directrice de la direction générale «Sécurité sanitaire» de la Commission européenne. Elle a précisé devant le Parlement européen se baser sur des échantillons historiques mis de côté par certaines entreprises.

L'exécutif européen va lancer «une enquête dans toute l'Europe pour contrôler l'usage de substances illégales sur des poules pondeuses contre le pou rouge», notamment le fipronil et l'amitraze. La crise a montré «qu'il vaut mieux garder un oeil ouvert», a souligné Mme Jülicher.

Millions d'oeufs contaminés

La contamination de dizaines de millions d'oeufs est apparue au grand jour début août. Un produit contenant du fipronil, un antiparasitaire pourtant strictement interdit dans la chaîne alimentaire, avait été utilisé pour désinfecter des élevages de poules pondeuses.

La fraude a surtout été pratiquée aux Pays-Bas et en Belgique. Respectivement 258 et 93 élevages ont un temps été bloqués par les autorités. La Commission européenne fait aussi état de soupçons ayant mené à des bloquages en Allemagne (sept élevages), en France (un élevage), en Italie (10 élevages) et en Hongrie (deux élevages).

En Belgique et aux Pays-Bas, plusieurs sociétés, dont le fournisseur Poultry-Vision et la société de désinfection ChickFriend dont les deux dirigeants sont en prison, sont dans le collimateur de la justice pour avoir mélangé du fipronil, mais aussi d'autres substances interdites, à un produit contre le pou rouge présenté comme «naturel» et commercialisé sous le nom DEGA 16.

(nxp/ats)