Espagne

02 octobre 2017 16:07; Act: 02.10.2017 16:53 Print

Catalogne: quels scénarios après le référendum?

Quatre scénarios se dessinent après la tenue chaotique du référendum d'autodétermination dimanche.

Voir le diaporama en grand »
Le président catalan Carles Puigdemont a mis en garde jeudi contre la mise sous tutelle de sa région. (Jeudi 26 octobre 2017) Les heures sont comptées pour le gouvernement de Carles Puigdemont. Le Sénat derait approuver vendredi les mesures proposées par Mariano Rajoy, (25 octobre 2017) Le va se réunir jeudi matin en séance plénière pour présenter sa réponse au gouvernement espagnol après la décision de ce dernier d'assurer la gestion de la Catalogne. (Lundi 23 octobre 2017) L'actuel président de la Catalogne Carles Puigdemont perdra tous ses pouvoirs et cessera d'être rémunéré une fois voté l'article 155, qui devrait être approuvé vendredi par le Sénat. (23 octobre 2017) «Nous devrons prendre les décisions avec un maximum d'unité», a martelé dimanche matin Jordi Turull, le porte-parole du gouvernement séparatiste catalan. Juste avant, il avait dénoncé «un coup d'Etat contre les institutions de Catalogne».(22 octobre 2017) Près de 450'000 personnes se sont réunies à Barcelone pour protester contre la main-mise par l'Etat espagnol de ses institutions, en réaction à la crise sur l'indépendance. (Image - samedi 21 octobre 2017) Carles Puigdemont, dans une allocution télévisée samedi soir a accusé le gouvernement espagnol de lancer «la pire attaque aux institutions et au peuple de Catalogne depuis les décrets du dictateur Franco». (21 octobre 2017) Le président de la Catalogne Carles Puigdemont a demandé une réunion du parlement pour répondre à Madrid. (Samedi 21 octobre 2017) Des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Barcelone pour protester contre la suspension, par le gouvernement espagnol, de l'indépendance catalane. (Samedi 21 octobre 2017) Mariano Rajoy a demandé samedi au sénat de suspendre de ses fonctions le gouvernement catalan afin de convoquer de nouvelles élections pour empêcher la sécession de la Catalogne. (21 octobre 2017) Catalan President Carles Puigdemont speaks during a statement at the Palau Generalitat in Barcelona, Spain, on Saturday, Oct. 21, 2017. The Spanish government announced an unprecedented plan Saturday to sack Catalonia's separatist leaders, install its own people in their place and call a new regional election, using previously untapped constitutional powers to take control of the prosperous region that is threatening to secede. (Ruben Moreno/Presidency Press Service, Pool Photo via AP) Le gouvernement espagnol s'est réuni samedi en milieu de matinée pour adopter des mesures destinées à reprendre le contrôle de la Catalogne, qui menace toujours de faire sécession. Le Sénat aura le dernier mot. (21 octobre 2017) Le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy doit dévoiler à la mi-journée les mesures qu'il a longuement négociées avec le Parti socialiste (PSOE), principale force d'opposition, et ses alliés centristes de Ciudadanos. (21 octobre 2017) «Il n'y a pas de place, pas d'espace pour une médiation, une initiative ou une action internationales» a déclaré le président du Conseil européen Donald Tusk au sujet de la crise catalane. (Jeudi 19 octobre 2017) Après la réponse en forme de menace du président catalan Carles Puigdemont, Madrid pourrait utiliser l' de la Constitution, qui l'autorise à «prendre le contrôle» de la Catalogne. Un scénario inédit. (Jeudi 19 octobre 2017) Manifestation de soutien à deux figures indépendantistes, Jordi Sanchez et Jordi Cuixart, inculpés pour «sédition» par la justice espagnole. (Mardi 17 octobre 2017) La vice-présidente du gouvernement espagnol, Soraya Saenz de Santamaria, avertit que Madrid cherchera à suspendre tout ou partie de l'autonomie de la Catalogne si ses dirigeants séparatistes ne renoncent pas à déclarer l'indépendance. (18 octobre 2017) Des centaines de milliers de personnes défilent dans les rues de Barcelone après l'arrestation de deux leaders indépendantistes. (Mardi 11 octobre 2017) La Cour constitutionnelle espagnole a invalidé mardi la loi référendaire adoptée le 6 septembre par le gouvernement régional catalan. Ce texte avait permis la tenue de la consultation du 1er octobre dernier sur l'indépendance. (Mardi 17 octobre 2017) Une juge d'instruction a décidé lundi soir le placement en détention de Jordi Cuixart et Jordi Sanchez, qui dirigent respectivement les deux principales associations indépendantistes de Catalogne, Omnium Cultural et l'assemblée nationale catalane (ANC).(lundi 16 octobre 2017) A man waves a stelada (pro-independence Catalan flag) during a protest against the arrest of two Catalan separatist leaders in Barcelona on October 17, 2017. Catalonia braced for protests after a judge ordered the detention of two powerful separatist leaders, further inflaming tensions in the crisis over the Spanish region's chaotic independence referendum. / AFP PHOTO / LLUIS GENE La nouvelle a entraîné dans toute la Catalogne des concerts de casseroles, en signe de protestation. (lundi 16 octobre 2017) Les appels à manifester se sont multipliés dans la nuit de lundi mardi. Un bref arrêt de travail est prévu mardi à midi pour réclamer «la libération des prisonniers politiques» et des rassemblements devant les préfectures sont annoncés pour la fin de l'après-midi. (Image - lundi 16 octobre 2017) Madrid a révisé à la baisse, de 0,3 points, sa prévision de croissance du PIB espagnol pour 2018, en raison de l'«incertitude» liée à la crise. La prévision pour 2017 est en légère hausse. Image prétexte - Luis de Guindos (à g.),ministre de l'économie, le 6 octobre 2017. Madrid a posé un nouvel ultimatum pour jeudi à Carles Puigdemont. La vice-présidente du gouvernement espagnol, , a estimé que le dirigeant catalan n'a pas répondu sur le fait d'avoir ou non déclaré l'indépendance. (Lundi 16 octobre 2017) Sommé de donner une réponse à Madrid lundi matin, le président catalan a proposé au premier ministre espagnol Mariano Rajoy un délai de deux mois pour négocier, «suspendant» ainsi le mandat des électeurs catalans. (Lundi 16 octobre 2017) La déclaration unilatérale d'indépendance en Catalogne, immédiatement suspendue par le président régional, pourrait pousser Mariano Rajoy à adopter des mesures contre les autorités séparatistes. (Mardi 10 octobre 2017) Qu'ils soient partisans de l'indépendance, indifférents ou favorables à l'unité du pays, les Catalans sont divisés après le discours de Carles Puigdemont devant le Parlement régional. (Mardi 10 octobre 2017) Le président de la Catalogne Carles Puigdemont a proclamé mardi le droit de sa région à devenir un Etat indépendant. Il a toutefois suspendu la mise en oeuvre du processus afin de permettre un dialogue avec Madrid. (Barcelone, 10 octobre 2017) Le président indépendantiste catalan Carles Puigdemont à son arrivée au parlement ce mardi 10 octobre 2017. Ada Colau, l'influente maire de gauche de Barcelone, s'est prononcée contre une déclaration d'indépendance. (Lundi 9 octobre 2017) Le président séparatiste catalan a laissé entendre qu'il allait déclarer l'indépendance de sa région si Madrid refusait une médiation. (Lundi 9 octobre 2017) Des milliers de partisans de l'unité espagnole sont descendus dans les rues de Barcelone dimanche. (Dimanche 8 octobre 2017) «Le gouvernement va empêcher que la moindre déclaration d'indépendance débouche sur quoi que ce soit», a déclaré Mariano Rajoy au journal , samedi. Il appelle les séparatistes 'modérés' à s'éloigner des plus 'radicaux'. (Image - 5 octobre 2017) Des manifestations ont eu lieu samedi en Espagne, réclamant une reprise du dialogue entre Madrid et les séparatistes catalans. (Samedi 7 octobre 2017) Une marche «patriotique» a rassemblé dans le centre de les partisans de l'unité espagnole avec force drapeaux espagnols. (Samedi 7 octobre 2017) La possible indépendance catalane est un véritable casse-tête pour l'Union Européenne, déjà ébranlée par les crises successives: Grèce, crise migratoire, Brexit... (Image prétexte) Le préfet Enric Millo, s'est excusé vendredi au nom des policiers auprès des personnes blessées lors de l'intervention policière. (Vendredi 6 octobre 2017) Des responsables indépendantistes catalans doivent comparaître devant la justice espagnole pour sédition, un événement qui pourrait accroître encore davantage les tensions entre Madrid et Barcelone. (Vendredi 6 octobre 2017) Le président de l'exécutif catalan Carles Puigdemont a reproché au roi d'Espagne d'avoir «délibérément ignoré» des millions de Catalans. Dans son allocution télévisée, il a appelé à la mise en place d'une médiation. (Mercredi 4 octobre 2017) Le vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans, a affirmé mercredi qu'il était «grand temps de dialoguer», dans «le respect de la Constitution» espagnole, apportant un soutien appuyé au gouvernement de Madrid.(Mercredi 4 octobre 2017) La justice espagnole «a convoqué en vue de leur inculpation» le chef de la police catalane et deux responsables d'associations indépendantistes dans le cadre d'une «enquête pour sédition». L'enquête porte sur des faits survenus le 20 septembre. (4 octobre 2017) Le roi d'Espagne Felipe VI a accusé les dirigeants indépendantistes de la Catalogne de s'être mis «en marge du droit et de la démocratie». «Avec leur conduite irresponsable, ils peuvent même mettre en danger la stabilité de la Catalogne et de toute l'Espagne», a-t-il déclaré dans son allocution, mardi soir. (Mardi 3 octobre 2017) Près de 700'000 personnes ont manifesté mardi à Barcelone contre les violences policières qui ont émaillé l'organisation d'un référendum interdit dimanche en Catalogne. (3 octobre 2017) Les stations de métro de Barcelone ont fermé leurs portes mardi. Une partie des fonctionnaires catalans ont également cessé le travail à l'appel de grève lancé par les groupes indépendantistes. (3 octobre 2017) Comme ce grafiti le suggère, la Catalogne est appelée mardi à la grève générale. Proclamation d'indépendance, suspension de l'autonomie régionale, renversement de Rajoy? Le futur de la Catalogne est incertain après la tenue du référendum d'autodétermination. (Lundi 2 octobre 2017) Catalan president Carles Puigdemont is reflected on a window as he gives a press conference in Barcelona, on October 2, 2017. Catalonia's leader Carles Puigdemont said the region had won the right to break away from Spain after 90 percent of voters taking part in a banned referendum voted for independence, defying a sometimes violent police crackdown and fierce opposition from Madrid. / AFP PHOTO / LLUIS GENE Un homme brandit l'Estelada (le drapeau pro-indépendance catalan) au balcon d'un bureau de vote le 1er octobre au soir. (Lundi 2 octobre 2017) Le président régional catalan Carles Puigdemont a appelé dimanche l'Union européenne (UE) à s'impliquer directement dans le conflit qui l'oppose à l'Etat espagnol et à ne «plus regarder ailleurs». (Dimanche 1 octobre 2017) La foule catalane écoute la conférence de presse du Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, après la fermeture des bureaux de vote. (Dimanche 1er octobre 2017) Pour Mariano Rajoy, la consultation constituait une «véritable attaque contre l'Etat de droit (...) à laquelle l'Etat a réagi avec fermeté et sérénité». (Dimanche 1 octobre 2017) Mariano Rajoy «a dépassé toutes les bornes», «c'est un lâche et il n'est pas à la hauteur de sa responsabilité d'homme d'Etat (...) Par conséquent, Mariano Rajoy doit démissionner», a déclaré la maire de Barcelone Ada Colau. (Dimanche 1 octobre 2017) Le FC Barcelone a battu Las Palmas 3-0 dans un stade vide, sans public, afin de protester contre les scènes de violences en lien avec le référendum d'autodétermination. (Dimanche 1 octobre 2017) Le match du FC Barcelone contre Las Palmas est maintenu mais à huis-clos, comme nous le montre ce stade dépourvu de spectateurs. (dimanche 1er octobre 2017) Le match de la 7e journée de Liga entre le FC Barcelone et Las Palmas (16h15) sera bel et bien joué, mais à huis clos. Le club catalan a pris cette décision après le refus de la Ligue de reporter la rencontre, explique le Barça. Sant Julia de Ramis dimanche 1er octobre 2017. Sant Julia de Ramis dimanche 1er octobre 2017. Sant Julia de Ramis dimanche 1er octobre 2017. Barcelone, dimanche 1er octobre 2017. Barcelone, dimanche 1er octobre 2017. Barcelone, dimanche 1er octobre 2017. Barcelone, dimanche 1er octobre 2017. A la mi-journée, les services d'urgence dénombraient 38 blessés dans les charges policières mais également dus aux attaques de panique. (1er octobre 2017) Barcelone, 1er octobre 2017. Barcelone, 1er octobre 2017. Barcelone, 1er octobre 2017. Barcelone, 1er octobre 2017. Sant Julia de Ramis, 1er octobre 2017. Sant Julia de Ramis, dimanche 1er octobre 2017. Sant Julia de Ramis, dimanche 1er octobre 2017. Sant Julia de Ramis, dimanche 1er octobre 2017. Ce dimanche 1er octobre, la police empêche les Catalans de pénétrer dans les bureaux de vote à Barcelone. La police empêche l'accès aux bureaux de vote à Barcelone. (1er octobre 2017) Les partisans du référendum applaudissent après que les urnes électorales soient posées dans l'Escola Industriel, à Barcelone. (1er octobre 2017) Une urne pour le vote historique. (1er octobre 2017) Bureau de vote installé dans une école. (1er octobre 2017) Barcelone, 1er octobre 2017. File d'attente pour voter le référendum. (Barcelone, 1er octobre 2017) Barcelone, 1er octobre 2017. Les gens attendent pour voter à l'extérieur d'une école inscrite comme bureau de vote par le gouvernement catalan à Barcelone. (1er octobre 2017) Un homme porte une urne électorale dans un sac en plastique dans un bureau de vote à Barcelone. (1er octobre 2017) Des centaines de personnes déjà présents à l'aube devant les bureaux de vote. (1er octobre 2017) Des centaines de personnes déjà présents à l'aube devant les bureaux de vote. (1er octobre 2017) Sous les flashes des photographes, un tracteur est placé devant un centre sportif faisant office de bureau de vote à Sant Julia de Ramis, près de Gérone. (Dimanche 1er octobre 2017) A Barcelone, certains ont passé la nuit dans des écoles transformées en bureaux de vote. (Dimanche 1er octobre 2017) Des pro-référendum veulent empêcher que la police bloque l'accès à ce bureau de vote. (Dimanche 1er octobre 2017) Des centaines de Catalans ont commencé à se masser devant les bureaux de vote à Barcelone et dans d'autres villes pour participer à un référendum d'autodétermination interdit par les autorités espagnoles. (Dimanche 1er octobre 2017) Ils sont nombreux à avoir passé la nuit dehors pour aller voter. (Dimanche 1er octobre 2017) Des personnes se préparent à passer la nuit devant une école qui doit servir de bureau de vote. (Samedi 30 septembre 2017) Le président séparatiste catalan Carles Puidgemont a demandé samedi une médiation dans le conflit qui l'oppose à Madrid, en songeant éventuellement à l'UE. Il s'exprimait à la veille du référendum d'autodétermination en Catalogne, interdit par Madrid. (Samedi 30 septembre 2017) Plusieurs manifestations ont eu lieu à travers toute l'Espagne pour défendre l'unité nationale. (Samedi 30 septembre 2017) Un jeune couple s'embrasse devant l'Institut Moises Broggi, un des lieux où doit se tenir le référendum. Samedi, la police espagnole a fermé plus de 1300 bureaux de vote. (Samedi 30 septembre 2017) La police espagnole est intervenue samedi au centre des technologies de l'information et de la communication du gouvernement catalan, rapporte le journal La Vanguardia citant une radio locale. (30 septembre 2017) Des indépendantistes catalans ont occupé pacifiquement et parfois de manière festive des écoles qui accueilleront dimanche les électeurs. (Image - vendredi 29 septembre) Environ 10'000 indépendantistes ont assisté au dernier meeting de Carles Puigdemont, dirigeant et président de la région catalane. «En ces moments incroyablement intenses et très émouvants, nous sentons que notre rêve est à portée de main», a-t-il lancé à la foule. (Image - vendredi 29 septembre 2017) A J-2 du référendum d'autodétermination en Catalogne interdit par la justice espagnole, les dirigeants séparatistes, plus décidés que jamais, devaient détailler les modalités du scrutin tandis que les autorités espagnoles multipliaient menaces de sanctions et perquisitions. (Vendredi 28 septembre 2017) Le défenseur du FC Barcelone Gerard Piqué a manifesté son soutien au référendum. «A partir d'aujourd'hui et jusqu'à dimanche, nous nous exprimerons pacifiquement. Ne leur donnons aucune excuse. C'est ce qu'ils veulent. Et chantons haut et fort. #Nous voterons», a-t-il tweeté. (Jeudi 28 septembre 2017) La Banque d'Espagne a mis en garde jeudi contre les «risques» pour la croissance, suscités par les tensions en Catalogne. La région fournit un cinquième de la richesse du pays. (Jeudi 28 septembre 2017) Rares sont les habitants à afficher clairement leur soutien au camp du non, comme ici le 22 septembre à Barcelone. Ceux-ci préfèrent souvent garder le silence. (Jeudi 28 septembre 2017) La tension monte, quatre jours avant la date du référendum interdit. La police a reçu l'ordre de barrer l'accès aux bureaux de vote. (Jeudi 28 septembre 2017) Le groupe séparatiste basque ETA a estimé que l'Etat espagnol était «une prison pour les peuples» (Mercredi 27 septembre 2017) La justice espagnole a entrepris de «neutraliser» les bureaux de vote prévus pour le référendum d'autodétermination interdit en Catalogne, le chef du gouvernement Mariano Rajoy appelant de son côté depuis Washington à «un retour au bon sens». (Mardi 26 septembre 2017) Les organisateurs d'une précédente consultation interdite sur l'indépendance catalane, en 2014, dont l'ancien président régional Artur Mas, se sont vu imposer une caution de 5.2 millions d'euros par la Cour des comptes, à quelques jours du scrutin sur l'autodétermination de la Catalogne. (Lundi 25 septembre 2017) Pour le premier ministre espagnol Mariano Rajoy, il faut que les indépendantistes «disent qu'il n'y aura pas de référendum, ils savent qu'il n'aura pas lieu». (Samedi 23 septembre 2017) Malgré les menaces de poursuites judiciaires, les partisans du référendum ont continué à manifester à Barcelone. (Vendredi 22 septembre 2017) Si l'Union européenne refuse de commenter le dossier des indépendantistes catalans, l'inquiétude est bien présente. (Vendredi 22 septembre 2017) Vice-président du gouvernement de la Catalogne, Oriol Junqueras: «Il est évident que nous ne sommes pas en mesure de voter comme d'habitude.» (21 septembre 2017) «Nous votons pour être libres». Sur cette pancarte, une manifestante se fait porte parole des indépendantistes catalans dans les rues à Barcelone. (Mercredi 20 septembre 2017) . «Les forces d'occupation dehors!», criaient des manifestants à Barcelone. Des milliers de Catalans sont descendus dans la rue après l'arrestation d'une douzaine de membres du gouvernement. (Mercredi 20 septembre 2017) (Mercredi 20 septembre 2017) La garde civile ont perquisitionné mercredi matin plusieurs départements de l'exécutif de la Catalogne à Barcelone. (Mercredi 20 septembre 2017) La garde civile espagnole menait mardi matin des perquisitions dans la ville de Gérone, le fief du président séparatiste catalan Carles Puigdemont. (Mercredi 20 septembre 2017) En cas d'éventuelle indépendance de la Catalogne, beaucoup d'entrepreneurs n'hésiteraient pas à délocaliser leur entreprise à Madrid pour continuer à profiter du marché européen. (Dimanche 17 septembre 2017) Le ministre du Budget Cristobal Montoro: «Nous avons établi un nouveau système de contrôle des dépenses pour éviter qu'elles ne financent des activités illégales comme le référendum.» (15 septembre 2017) Les indépendantistes catalans ont lancé jeudi soir la campagne du «oui» à leur référendum d'autodétermination par un grand meeting. (jeudi 14 septembre 2017) Le ton se durcit. Le parquet général espagnol convoque les maires pro-référendum et les menacent d'arrestation si ils ne se présentent pas. (13 septembre 2017) La Cour constitutionnelle d'Espagne a suspendu une loi adoptée par le parlement de Catalogne définissant les modalités légales de la création d'un Etat catalan indépendant. (Mardi 12 septembre 2017) Rafael Nadal s'est prononcé en faveur de l'unité espagnole et contre la tenue d'un référendum d'autodétermination de la Catalogne. (Mardi 12 septembre 2017) Des dizaines de milliers de Catalans étaient dans les rues de Barcelone pour revendiquer l'indépendance de leur région. (Lundi 11 septembre 2017) La Catalogne a organisé un référendum d'autodétermination, scrutin jugé anticonstitutionnel par la haute cour d'Espagne. (Lundi 11 septembre 2017) La manifestation a été organisée le jour de la fête nationale de Catalogne. (Lundi 11 septembre 2017) «Adieu l'Espagne!», ce slogan était sur toutes les pancartes. (Lundi 11 septembre 2017) Le slogan général de la manifestation était «une Diada pour le oui». (Lundi 11 septembre 2017) L'indépendance de la Catalogne est un enjeu de taille pour Madrid: elle fournit 20% du PIB espagnol. (Lundi 11 septembre 2017) La semaine dernière, la justice a ouvert une enquête visant Carles Puigdemont et les membres de son gouvernement pour déterminer s'ils ont commis les délits de «désobéissance», «prévarication» et «malversation de deniers publics». (Lundi 11 septembre 2017) Le référendum a lieu dans trois semaines. (Lundi 11 septembre 2017)

Sur ce sujet
Une faute?

Déclaration unilatérale d'indépendance, suspension de l'autonomie de la Catalogne, négociations ou même une hypothétique chute du gouvernement de Mariano Rajoy: voici les scénarios ouverts après le référendum d'autodétermination organisé dimanche en Catalogne.

Proclamation d'indépendance

Le président catalan Carles Puigdemont, arrivé au pouvoir en janvier 2016 avec un programme promettant l'indépendance, a répété jusqu'à la veille du vote qu'il la proclamerait si le oui l'emportait au référendum.

Le oui a recueilli 90% des suffrages et le taux de participation a atteint 42,3% malgré la fermeture de certains bureaux et la saisie d'urnes par la police nationale qui est intervenue brutalement.

Carles Puigdemont a annoncé dimanche soir qu'il transmettrait au parlement régional les résultats du vote «pour qu'il agisse selon ce que prévoit la loi du référendum», votée le 6 septembre. Cette loi prévoit que le parlement catalan proclame l'indépendance dans les deux jours suivant la proclamation officielle des résultats.

Pour Oriol Bartomeus, politologue à l'université autonome de Barcelone, «les indépendantistes ont une feuille de route, et après ce qu'il s'est passé hier, que ce soit ou non un bon résultat, ils n'ont pas d'autre issue que de continuer».

Selon lui, «c'est une boule de neige qui dévale la montagne, qui va de plus en plus vite, et que personne ne peut arrêter».

Suspension de l'autonomie catalane

Si la déclaration d'indépendance a lieu, «cela obligera l'Etat à intervenir», estime Javier Pérez Royo, professeur émérite de droit constitutionnel à l'université de Séville.

Il évoque l'article 155 de la Constitution espagnole qui permet au gouvernement, si une région viole ses obligations constitutionnelles et légales ou «porte gravement atteinte à l'intérêt général de l'Etat», de «l'obliger à les respecter».

Jamais déclenché, il a souvent été présenté comme un dernier recours, mais le ministre de la Justice a semblé lundi ouvrir la porte à son application, en affirmant que le gouvernement, qui a déjà mis sous tutelle le budget catalan, ferait «tout ce que permet la loi» pour empêcher la déclaration d'indépendance.

«Nous sommes dans une stratégie d'action-réaction», dit Oriol Bartomeus, qui évoque l'application de l'article 155 ou une arrestation de Puigdemont.

Dans ce cas, des manifestations massives éclateraient probablement, comme après l'arrestation de 14 hauts fonctionnaires catalans le 21 septembre à Barcelone.

Oriol Bartomeus parie sur une mobilisation «du genre 15 mai» 2011, quand le mouvement des Indignés avait occupé pendant des mois des places publiques dans tout le pays.

Autre difficulté pour le gouvernement: «avec tout son déploiement policier, il n'a fermé que 4% des bureaux de vote», souligne le politologue Pablo Simon, pour qui «le gouvernement ne contrôle pas le territoire en Catalogne».

Motion de censure contre Rajoy

Le Parti populaire (PP) de Mariano Rajoy et les centristes de Ciudadanos, radicalement hostiles aux indépendantistes, n'ont pas la majorité absolue à la chambre des députés.

Théoriquement, les socialistes du PSOE et la gauche radicale de Podemos, soutenus par des partis régionaux dont les catalans, peuvent donc réunir une majorité pour renverser Rajoy.

«Rajoy a pressé le citron de l'affrontement jusqu'au bout et ça commence à se retourner contre lui», estime Javier Pérez Royo.

Pour Pablo Simon, une motion de censure est un scénario qui «ne peut pas être exclu, mais cela doit se produire dans les 48 heures. S'il y a une déclaration unilatérale d'indépendance, il n'y a pas de compromis possible, tout le cadre est brisé.»

Or, les socialistes, qui soutiennent «l'application de la Constitution», ne semblaient pas privilégier cette voie.

Cela supposerait en effet que leur chef Pedro Sanchez fasse d'importantes concessions aux indépendantistes, peut-être un référendum d'autodétermination en bonne et due forme, ce qu'une partie du PSOE rejette catégoriquement.

Ouverture de négociations

Après cinq ans de dialogue de sourds entre les Catalans et l'Etat espagnol, une reprise des négociations semble très improbable.

Carles Puigdemont a appelé à une «médiation internationale» pour résoudre la crise, sans préciser ce qu'il attendait d'elle.

Mais Pablo Simon voit «très difficilement comment les modérés de chaque camp pourraient s'imposer».

De nouvelles élections régionales en Catalogne, comme le réclament les centristes de Ciudadanos, sont aussi très peu probables, selon lui. «Ce serait remettre les compteurs à zéro».

(nxp/afp)

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 72 heures est automatiquement désactivé en raison du très grand nombre de messages que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • Black Diktat le 02.10.2017 19:07 Report dénoncer ce commentaire

    Démocratie Suisse plus futile

    Mais pourquoi ne pas faire comme la Suisse. On laisse voter les personnes, et si le résultat ne correspond pas à ce que les élus désire, il suffit de laisser trainer, et de dire qu'il n'est pas possible d'appliquer ce que le peuple désire.

  • Dan Glm le 02.10.2017 17:20 Report dénoncer ce commentaire

    Economie, pouvoir et police

    Une chose est certaine c'est qu'il y avait plus de policiers à Barcelone ce weekend que lors des attentats (sic).

  • MadDoll le 02.10.2017 17:57 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Coupables

    À mon sens Mariano Rajoy et Carles Puigdemont doivent rendre des comptes et être jugés pour leurs actes. Rajoy avait certainement tous les moyens légaux pour arrêter les leaders indépendantistes sur la base de violations de la constitution et pousser à la désobéissance civiles. Puigdemont aurait dû renoncer et la mettre veilleuse au lieu de jouer le jeu de Rajoy et mettre en danger ses compatriotes.

Les derniers commentaires

  • Jean Andre le 03.10.2017 14:44 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    De

    Felippe, Roi dEspagne et de Catalogne, ou êtes-vous? Pensez svp à votre père Juan et montrez-vous à la grandeur de votre nation. Merci Européen

    • titi le 03.10.2017 16:10 Report dénoncer ce commentaire

      Le roi ?

      Il est en vacances. Pas un mot ni avant, ni après, cela ne le concerne pas...

  • Etienne Schmelzer le 03.10.2017 11:34 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pourquoi être compliqué

    Laissez la Catalogne proclamer son indépendance, et tout simplement mettez un veto à son entrée dans l'Union Européenne, les nouveaux membres devant être accepté à l'unanimité ... Devinez la suite.... retour à la Pésétas pour la Catalogne, pas de libre circulation, instauration de visa....

    • Pat le 03.10.2017 18:19 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Etienne Schmelzer

      D'après certains analystes, l'envie d'indépendantisme chuterait de 40 à 20% si l'Europe refusait l'entrée de la nouvelle république Catalane dans lUnion Européenne. Qu'attend-t-elle pour se prononcer de manière claire?

  • Pat le 03.10.2017 08:52 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Le référendum n'est qu'une excuse

    Imaginez des urnes livrées par des particuliers dans des sacs poubelles. Qui ne nous dit pas que certaines n'étaient pas déjà remplies de bulletin de votes? De plus les responsables de contrôler les identités et les résultats étaient des volontaires venant voter. En additionnant les oui, les non, les blancs et les nuls, le total donnait 100,88%, cherchez l'erreur. Le gouvernement catalan est le principal responsable de ce chaos qui va nous mener vers une catastrophe, en admettant bien sûr que le gouvernement central n'a pas bien géré le problème. Mais faire respecter la loi n'est pas facile

    • titi le 03.10.2017 15:59 Report dénoncer ce commentaire

      @Pat

      Pourriez-vous m'indiquer la source des chiffres s.v.p. ? Les chiffres officiels sont: participation 42,58% (malgré tous les problèmes rencontrés) oui 2'020'144 bulletins (90.9%), non 176'566 (7,87%), blancs et nuls 45'586 (2,03%) = 99,99% et non 100.88%

    • Pat le 03.10.2017 16:51 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @titi

      Voilà http://www.huffingtonpost.es/2017/10/02/los-votos-del-escrutinio-de-la-generalitat-suman-mas-del-100_a_23229265/ http://www.elmundo.es/cataluna/2017/10/02/59d1725fca4741da328b458d.html http://www.levante-emv.com/espana/2017/10/01/resultados-referendum-cataluna/1622782.html J'ai pris divers journaux pour éviter de montrer slt ceux proches à Rajoy, mais ce qui est certain ce sont les chiffres donnés en direct par le Govern Catalan lors de la conférence de presse. Les chiffres se sont probablement affinés entretemps, mais cela n'enlève en rien le doute sur la fiabilité du contrôle.

  • Don Juan le 03.10.2017 08:42 Report dénoncer ce commentaire

    dernière info

    La Generalitat veux faire une grève général aujourd'hui... Payé par qui? je vous laisse deviner! La langue au chat? Par la Generalitat elle même! avec l'argent de...???

    • titi le 03.10.2017 15:49 Report dénoncer ce commentaire

      @Don Juan

      Avec quel argent ? La Generalitat n'en a pas, les impôts sont centralisés à Madrid

  • Pat le 03.10.2017 08:36 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Me soyons pas dupes

    Le résultat des urnes aurait été de 50,1%, avec 10% de participation, le gouvernement catalan déclarerait l'indépendance. Tout ce qui s'est passé avait été minutieusement prévu, car il savait que le vote illégal organisé en bafouant les lois constitutionnelles attireraient une majorité d'indépendantistes dans les locaux de vote. Les assoc. indépendantistes sont si bien organisés qu'elles arrivent à mobiliser en un minimum de temps d'immenses manifestations pour n'importe quelle raison. Aujourd'hui grève générale à Barcelone contre les violences pol. La grève était convoquée depuis des semaine