Inde

09 novembre 2017 09:46; Act: 09.11.2017 09:59 Print

Le nord enveloppé dans une épaisse pollution

Purée de pois, écoles fermées, toux intempestives: la région étouffait jeudi pour la 3e journée consécutive dans un brouillard dangereux pour la santé.

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Les particules en suspension accentuent les risques de maladies cardiovasculaires et de cancer des poumons. (Photo: AFP)

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Face à la nocivité de ce nuage opaque, qui affecte aussi des régions pakistanaises, les autorités du Pendjab indien ont déclaré la fermeture des 25.000 écoles de l'État pour le reste de la semaine.

Cette décision intervient au lendemain d'un choix similaire de laisser les écoliers chez eux à New Delhi, transformée en «chambre à gaz» selon un terme employé par des officiels. Des vents faibles et des brûlis agricoles au Pendjab, pour planter de nouvelles cultures, ont propulsé les concentrations de particules fines (PM2,5) à des niveaux extrêmement dangereux pour l'organisme humain.

À 13h00 locales (07H30 GMT), les différents compteurs de New Delhi affichaient des concentrations de PM2,5 entre 600 et 800. L'OMS recommande de ne pas dépasser 25 en moyenne journalière pour la santé.

Rideau toxique

«Nous continuerons à être confrontés à ce problème chaque année jusqu'à ce que les gouvernements des États voisins résolvent le problème des brûlis de cultures, qui est un problème économique», s'est agacé Arvind Kejriwal, ministre en chef du territoire de New Delhi.

Le toxique rideau gris tombé les plaines du nord du sous-continent indien met en question la durabilité des modes de vie humains dans des zones aussi peuplées. Et ce à l'heure où l'empreinte de l'homme sur la planète bleue est au coeur de la COP 23 qui se déroule actuellement en Allemagne. Le froid et l'absence de vent plaquent au sol les émissions polluantes des véhicules, usines et centrales, les empêchant de se disperser.

Ces particules en suspension accentuent les risques de maladies cardiovasculaires et de cancer des poumons. Les plus petites d'entre elles (PM2,5 et inférieures), grandes comme un trentième d'un diamètre de cheveu humain, parviennent à s'infiltrer dans l'organisme et le sang, à travers les poumons. La pollution est un problème de santé publique majeur pour l'Inde, nation de 1,25 milliard d'habitants en plein développement et aux besoins de croissance immenses.

(nxp/afp)