Implants mammaires

06 février 2012 21:17; Act: 06.02.2012 21:24 Print

900 femmes explantées à titre préventif900 femmes explantées à titre préventif

Les explantations mammaires ont connu une hausse conséquente en France au cour du mois de janvier. La direction générale de la santé estime que le message est bien passé.

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30.03 Le bras de fer s'est durci vendredi entre les victimes des prothèses mammaires défectueuses la société varoise Poly Implant Prothèse (PIP) en quête d'une indemnisation rapide et l'assureur Allianz. 25.01 Jean-Claude Mas, le fondateur de PIP, a été placé en garde à vue, puis inculpé. 24.01 Les autorités cantonales neuchâteloises ne semblent pas pressées d'enquêter au sujet des implants mammaires PIP posés dans la Clinique de la Tour à La Chaux-de-Fonds. «Laclinic», institut privé spécialisé dans les interventions esthétiques sis à Montreux (VD), a implanté 180 prothèses PIP sur les 280 recensées en Suisse. Elle propose à ses clientes de se faire à nouveau opérer, mais pour 5000 francs, au lieu de 10'000 francs, selon la Télévision suisse romande. 07.01 Cinq femmes portant des implants mammaires de la firme française PIP les ont fait retirer en Belgique depuis début décembre selon les autorités sanitaires belges. 06.01 Sans vergogne et provocateur, Jean-Claude Mas, fondateur de la société de prothèses mammaires PIP, a admis devant les enquêteurs avoir produit un gel de silicone non homologué. Il n'a pas affiché de remords apparents. 30.12 Vingt cas de cancers survenus chez des femmes porteuses de prothèses mammaires PIP ont été déclarés aux autorités sanitaires en France, a annoncé vendredi l'Agence des produits de santé (Afssaps). 24.12 Le fondateur des implants mammaires PIP est bien recherché par Interpol mais sans lien avec le scandale des prothèses. 23.12 Interpol a demandé vendredi l'interpellation du fondateur de la société PIP, impliqué dans le scandale des prothèses mammaires défectueuses car il est recherché par le Costa-Rica. 23.12 Le gouvernement français a recommandé vendredi, par la voix du ministre de la Santé, le retrait «à titre préventif» des prothèses mammaires PIP défectueuses. La société spécialisée dans les prothèses mammaires en silicone Poly Implant Prothèse (PIP) est au coeur d'un vaste scandale en France et dans le monde. Les autorités vont demander à près de 30'000 Françaises porteuses de prothèses de se les faire enlever. Ces prothèses mammaires sont interdites dans plusieurs pays du continent depuis 2010.

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En effet, 877 explantations volontaires ont été déclarées à l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) au 31 janvier, soit 205 de plus que fin 2011. En décembre, le gouvernement a recommandé aux 30'000 femmes porteuses d'implants PIP en France de se les faire retirer à titre préventif, mais sans caractère d'urgence.

«Je crois que les messages que nous avions passés, qu'il n'y avait pas d'urgence, qu'il fallait être résolu à demander l'explantation, sont bien passés», a déclaré lundi le directeur général de la santé Jean-Yves Grall.

«Il faut simplement noter qu'un certain nombre de femmes (...) n'ont pas souhaité se faire explanter», a-t-il ajouté à l'issue de la troisième réunion du comité de suivi des femmes porteuses de prothèses mammaires PIP.

La moitié des femmes ayant été opérées à la suite d'un cancer du sein ont déjà été explantées, a-t-il précisé. M. Grall espère que dans les mois qui viennent, l'ensemble des explantations voulues auront eu lieu.

Jean-Yves Grall a salué les efforts fournis par les professionnels de la santé dans la prise en charge des porteuses d'implants PIP, notant qu'il n'y avait eu quasiment aucune remontée de récriminations vis-a-vis du corps médical en termes d'honoraires ou encore de refus de prise en charge.

55% de ruptures précoces

Dominique Maraninchi, directeur général de l'Afssaps, a pour sa part dressé l'état des lieux des ruptures de prothèses PIP à ce jour. D'après un dernier bilan au 31 janvier, 1379 ruptures ont été déclarées, soit 236 de plus que fin décembre. Quelque 875 cas de réactions inflammatoires, dont 73% sans rupture de prothèse associée, ont par ailleurs été recensées.

Le suivi des porteuses de prothèses PIP a également montré 55% de ruptures «extraordinairement précoces», dans les 5 ans suivant la pose de l'implant.

«Cela nous conforte malheureusement dans la recommandation qui est faite d'explantation systématique», a déclaré Dominique Maraninchi. Il a revanche tenu à souligner qu'aucun lien n'avait été établi entre les prothèses PIP et les cas de cancer signalés parmi les porteuses des ces implants mammaires (1 cas de lymphome anaplasique et 20 cas de cancers du sein).

Une étude épidémiologique sera lancée le mois prochain sur un échantillon de 1400 femmes ayant subi une rupture de prothèse PIP. Cet échantillon de femmes sera suivi afin d'analyser les risques potentiels de santé liés aux ruptures de ces prothèses. Il sera comparé à des échantillons de femmes ayant subi une rupture de prothèse mammaire non PIP, et ayant été volontairement explantées.

(ats)

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