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Syrie
07 février 2012 18:40; Act: 07.02.2012 23:20 Print
Appel au financement privé des rebelles
Le Conseil national syrien (CNS) et l'Armée syrienne libre (ASL) ont appelé les hommes d'affaires syriens et arabes à financer les rebelles contre le régime de Bachar al-Assad.
«Nous lançons un appel chaleureux aux hommes d'affaires syriens et arabes pour participer de manière directe et efficace au financement légitime des opérations d'auto-défense et de protection des zones civiles menées par l'ASL», lit-on dans le communiqué.
Les USA «sceptiques» envers les promesses d'Assad à la RussieLes Etats-Unis ont fait part de leur scepticisme mardi envers les promesses faites par le président syrien Bachar al-Assad au ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et appelé Damas à mettre immédiatement fin à la violence. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a déclaré mardi avoir eu une rencontre «très utile» à Damas avec le président syrien, Bachar al-Assad, qui lui a promis de «faire cesser les violences d'où qu'elles viennent».
Lors d'un point de presse, la porte-parole du département d'Etat américain Victoria Nuland a critiqué les nouvelles promesses de réformes démocratiques faites par le président syrien trois jours après le veto sino-russe à une condamnation de la répression en Syrie par les Nations unies.
Pressée de s'exprimer sur la proposition du sénateur républicain John McCain d'envisager «toutes les options, y compris celle consistant à armer l'opposition» syrienne, Mme Nuland a dit «ne pas penser qu'envoyer plus d'armes vers la Syrien soit la solution». Mais, a-t-elle souligné, «nous n'écartons aucune option».
La Russie craint qu'on «empoisonne» ses relations avec le monde arabe
La Russie craint que les vives critiques qui ont accueilli son veto au Conseil de sécurité sur la Syrie n'aient pour effet «d'empoisonner» ses relations avec le monde arabe, a déclaré mardi l'ambassadeur russe à l'ONU Vitali Tchourkine.
Il a formellement démenti certaines rumeurs circulant sur internet et évoquant une vive altercation qu'il aurait eue avec le Premier ministre du Qatar Cheikh Hamed Ben Jassem Al-Thani lors des négociations de la semaine dernière au Conseil de sécurité sur la Syrie.
La Russie redoute que de telles rumeurs «soient utilisées pour, de manière artificielle, essayer d'empoisonner nos relations avec le monde arabe», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse convoquée à la hâte au siège de l'ONU.
Le CNS est la principale formation de l'opposition et l'ASL revendique quelque 40'000 combattants et mène des opérations contre les forces du régime syrien.
«Les moyens disponibles actuellement ne suffisent pas pour faire face aux attaques du régime qui reçoit un soutien en armes et en munitions et du financement de forces régionales et internationales», poursuit le communiqué, en référence notamment à l'Iran, la Russie et la Chine, alliés de Damas. Le CNS et l'ASL ont également lancé un appel au peuple syrien à «résister».
Extermination de civils
«Cet appel intervient alors que le clan Assad procède à des opérations d'extermination des civils en prenant d'assaut des quartiers entiers à Homs (centre), Zabadani (près de Damas) et Jabal al-Zaouia (nord-est), faisant des centaines de mort et des milliers de blessés», indique le communiqué.
«Nous allons continuer à fournir toute l'aide et le soutien possibles aux habitants et aux révolutionnaires en Syrie, ainsi qu'aux soldats et officiers qui ont pris parti pour la révolution», ont affirmé le CNS et l'ASL.
Les USA devraient envisager d'armer l'opposition syrienne
Le sénateur américain John McCain a appelé mardi les Etats-Unis à envisager d'armer l'opposition syrienne qui fait face à une violente répression de la part du régime du président Bachar al-Assad.
«Nous devrions commencer à envisager toutes les options, y compris celle consistant à armer l'opposition. Le bain de sang doit cesser», a déclaré à des journalistes le candidat malheureux à la présidentielle de 2008.
Le Parlement égyptien gèle ses relations avec son homologue syrien
Le Parlement égyptien a exhorté le gouvernement à dénoncer la répression de la révolte en Syrie et décidé de geler ses relations avec le Parlement syrien.
L'Assemblée du Peuple a convenu de «geler ses relations avec le parlement syrien en raison de l'escalade des violences», a rapporté l'agence officielle Mena.
Le chef de la commission parlementaire des Affaires arabes, Mohammed al-Said Idris, a fait cette demande alors que plusieurs pays arabes et européens ont rappelé leurs ambassadeurs en Syrie.
Il appelle en outre le gouvernement égyptien «à adopter une position claire au sujet de la révolution syrienne, qui s'accorde avec ce que la révolution égyptienne défend, pour soutenir le peuple syrien et condamner les crimes du régime syrien».
L'Espagne, la France, l'Italie et les Pays-Bas ont rappelé mardi leurs ambassadeurs de Syrie pour dénoncer la poursuite de la répression contre les civils, alors qu'un nouveau train de sanctions européennes est en préparation contre le régime de Bachar al-Assad.
Les islamistes égyptiens, qui étaient dans l'opposition du temps du président Hosni Moubarak, sont à présent majoritaires au Parlement. Leurs «frères» syriens sont actifs au sein de l'opposition, notamment dans le Conseil national syrien (CNS).
(afp)






















