Londres

22 septembre 2017 14:36; Act: 23.09.2017 07:09 Print

Attentat dans le métro: un jeune de 18 ans inculpé

Ahmed Hassan, qui avait été arrêté à Douvres, a été inculpé de tentative de meurtre et d'utilisation d'explosifs.

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Sept projets d'attaques terroristes ont été déjoués depuis le mois de mars en Grande-Bretagne, a annoncé dimanche 24 septembre le maire de Londres, Sadiq Khan (ici). La chef de la police en avait dénombré six, vendredi. (Image d'illustration) Le pays a été victime de 4 attentats depuis le mois de mars. Un attentat-suicide a fait 22 morts le 22 mai à Manchester à la sortie d'un concert. Deux attaques au véhicule bélier et à l'arme blanche ont été commises à Londres, en mars et en juin, tuant 12 personnes. Et le 15 septembre, un attentat à la bombe a fait 30 blessés à la station de Parsons Green à Londres. (Image d'illustration) L'enquête avance. Deux nouvelles personnes ont été arrêtées mercredi matin, et une troisième jeudi matin. Ce qui porte à six le nombre de suspects arrêtés. (21 septembre 2017) Un homme de 25 ans a été interpellé à Newport, au Pays de Galles, à environ 200 km à l'ouest de Londres. C'est le troisième suspect arrêté. (Mardi 19 septembre 2017) Un deuxième suspect a été arrêté. L'homme âgé de 21 ans a été arrêté dans la banlieue ouest de Londres, à Hounslow, aux alentours de 23h50 samedi, a précisé un communiqué de la police dimanche. (17 septembre 2017) Un 2e suspect a été arrêté samedi en fin de soirée. (17 septembre 2017) Il pourrait y avoir d'autres suspects de l'homme de 18 ans arrêté ce jour. (samedi 17 septembre 2017) La police procède à une perquisition. (samedi 17 septembre 2017) La police continue son enquête. (samedi 17 septembre 2017) La police britannique a refusé samedi d'exclure la piste de plusieurs complices après l'arrestation d'un homme de 18 ans en lien avec l'attentat à la bombe commis la veille.(samedi 17 septembre 2017) Une perquisition est en cours près de Londres, après une arrestation qualifiée d'«importante» par les services de l'ordre. (samedi 16 septembre 2017) La police britannique a annoncé avoir arrêté samedi matin un jeune homme de 18 ans dans la région de Douvres (sud de l'Angleterre). (16 septembre 2017) Chasse à l'homme au lendemain de l'attaque dans le métro qui a fait au moins 29 blessés. «Des centaines d'agents poursuivent plusieurs pistes d'enquête, en épluchant des heures d'enregistrement de vidéo-surveillance et en interrogeant les témoins», a déclaré vendredi soir le patron de l'antiterrorisme britannique. (16 septembre 2017) La police britannique poursuit sa recherche de suspects samedi, au lendemain de l'attaque terroriste revendiquée par l'Etat islamique qui a fait 29 blessés dans une station du métro de Londres. (Image - vendredi 15 septembre 2017) «Nous recherchons des suspects», a indiqué vendredi soir à la presse le commandant de l'unité antiterroriste de la police de la capitale, Mark Rowley. L'enquête a fait «vraiment de bon progrès», a-t-il assur .(Image - vendredi 15 septembre 2017) «Quelqu'un a placé cet engin explosif artisanal dans le métro. Nous devons garder l'esprit ouvert à ce stade sur qui il est et des complices potentiels», a précisé le commandant de la police anti-terroriste. (Image - vendredi 15 septembre 2017) «Une chasse à l'homme est en cours» pour retrouver le ou les auteurs de l'attentat, avait auparavant indiqué le maire de Londres, Sadiq Khan. L'unité anti-terroriste de la police londonienne recherche des suspects a-t-elle précisé vendredi soir. (Image - vendredi 15 septembre 2017) Douze heures après l'attentat, la Première ministre Theresa May a annoncé que le niveau d'alerte terroriste avait été relevé de «grave» à «critique», ce qui signifie qu'un attentat est «imminent». 1000 policiers seront déployés à travers le pays. (Image - vendredi 15 septembre 2017) L'explosion a été causée par «un engin explosif artisanal» a dit officiellement la police, vendredi. Les restes de la bombe sont examinés par des scientifiques. (Image - vendredi 15 septembre 2017) Donald Trump a rapidement dénoncé vendredi sur Twitter des terroristes «ratés», affirmant qu'ils avaient été repérés par Scotland Yard avant l'attaque. De quoi fâcher Theresa May, qui a répliqué en demandant de ne pas «spéculer sur une enquête en cours». (Image - vendredi 15 septembre 2017) L'attentat -le cinquième en six mois au Royaume-Uni- est survenu vendredi dans une rame en pleine heure de pointe, vers 08h20 (09h20 en Suisse), dans la station de Parsons Green, située dans un quartier aisé du sud-ouest de Londres. (Image - vendredi 15 septembre 2017) Dans leur dernier bilan, vendredi, les services de santé ont fait savoir que 29 blessés avaient été traités à l'hôpital, la plupart pour des brûlures selon M. Rowley. Aucun n'est grièvement atteint, selon les autoirités. (Image - vendredi 15 septembre 2017) Qualifié de «terroriste» par la police, l'attentat a été revendiqué très rapidement par le groupe Etat islamique (EI) dans un communiqué diffusé par son agence de propagande Amaq sur les réseaux sociaux. A l'issue d'une réunion d'urgence vendredi, Theresa May a annoncé que «l'engin explosif était destiné à faire d'énormes dégâts». (Image - vendredi 15 septembre 2017) «Il y a eu une énorme détonation», a déclaré à l'AFP, près de la station, Charlie Craven, qui s'apprêtait à prendre le métro pour aller travailler au moment de l'attentat. «On prend le métro tous les matins (...) On n'aurait jamais pensé que ça arriverait ici». «Les gens tombaient les uns sur les autres», en fuyant la station, a rapporté Sally Faulding, une enseignante de 51 ans. La zone autour de la station de métro, habituellement calme, a été évacuée une grande partie de la journée vendredi. Le maire de Londres a condamné les «individus ignobles qui tentent d'utiliser le terrorisme pour nous toucher et détruire notre mode de vie». Police and ambulance services said they were responding to an 'incident' at Parsons Green underground station in west London on Friday, following media reports of an explosion. 'We are aware of an incident at Parsons Green tube station. Officers are in attendance,' London's Metropolitan Police said on Twitter. / AFP PHOTO / Daniel LEAL-OLIVAS L'attaque à Parsons Green a fait 29 blessés. (Image - vendredi 15 septembre 2017) Le Royaume-Uni a été frappé ces derniers mois par une vague d'attaques, dans un contexte de multiplication des attentats jihadistes en Europe. (Image - vendredi 15 septembre 2017) En mai déjà, le Royaume-Uni a été frappé: un kamikaze s'était fait exploser avec une bombe artisanale à la sortie d'un concert d'Ariana Grande à Manchester (nord). Bilan : 22 morts. (Image prétexte - vendredi 15 septembre 2017) En juin, des assaillants à bord d'une camionnette avaient foncé sur des passants sur le London Bridge avant d'en poignarder plusieurs, faisant huit morts. (Image prétexte - vendredi 15 septembre 2017) Une attaque terroriste, revendiquée par l'Etat islamique, a fait 29 blessés dans la station Parsons Green du métro de Londres. (Image - vendredi 15 septembre 2017)

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Un jeune homme de 18 ans a été inculpé dans le cadre de l'enquête sur l'attentat à la bombe artisanale qui a fait 30 blessés la semaine dernière dans le métro de Londres. Le jour d'après, l'homme avait été arrêté à Douvres (sud-est). La police s'estime sous pression.

L'individu a été inculpé de tentative de meurtre et d'utilisation d'explosifs, a communiqué la police vendredi. Selon les médias d'outre-Manche, il s'agit d'un orphelin irakien qui vivait dans une maison de Sunbury-on-Thames, à 20 km de Londres. Cette maison appartenait à un couple âgé et respecté faisant office de famille d'accueil. Le suspect devait être présenté dans la journée à un juge.

Trois autres hommes âgés respectivement de 17, 25 et 30 ans sont toujours en détention dans le cadre de l'enquête menée par la section antiterroriste de Scotland Yard. Deux autres personnes ont été relâchées jeudi sans poursuites.

L'attentat avait été perpétré à la station de Parsons Green (sud-ouest de Londres). La bombe contenait des «projectiles» et était «très dangereuse», a précisé la patronne de la police de Londres, Cressida Dick, vendredi sur la radio LBC. Elle a aussi indiqué que six autres projets d'attentats avaient été déjoués ces derniers mois.

Le groupe Etat islamique (EI) avait revendiqué l'attaque mais les autorités restent circonspectes vis-à-vis de cette revendication.

Agents sous pression

Face à une menace terroriste devenue maintenant quasi permanente à Londres, deux hauts responsables de la police britannique ont dénoncé les coupes budgétaires et la baisse de leurs effectifs. «A long terme, si nous continuons avec ce niveau d'alerte, ce qu'on nous annonce n'est pas viable pour mon service de police», a déclaré Cressida Dick, toujours au micro de LBC.

Après l'attaque à Parsons Green, la ministre de l'intérieur Amber Rudd a annoncé le déblocage de 24 millions de livres supplémentaires (31,5 millions de francs) pour la lutte antiterroriste, en plus des 707 millions déjà annoncés pour l'exercice 2017-2018. Au total, le gouvernement britannique s'est engagé à augmenter les dépenses globales consacrées à cette lutte de 3 milliards de livres (3,5 milliards de francs).

Mais Sara Thornton, qui dirige le NPCC, l'organe de coordination des forces de police, estime qu'une partie insuffisante de cette somme sera allouée aux agents de base. Dans une note postée sur le blog du NPCC, elle a écrit que les effectifs n'ont jamais été aussi faibles depuis 1985, alors que la criminalité a augmenté l'an passé de 10%.

«A chaque attentat, nous mobilisons des spécialistes et du personnel pour répondre mais la majorité des agents et du personnel viennent des forces régulières. Cela met à rude épreuve un service déjà sous pression», déplore-t-elle. Depuis l'arrivée au pouvoir en 2010 des conservateurs, quelque 20'000 postes de policiers ont été supprimés.

(nxp/afp)