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Crise de la dette
03 novembre 2011 07:04; Act: 03.11.2011 07:10 Print
Berlusconi fragilisé avant le G20
Le conseil des ministres italien s'est réuni mercredi soir. L'ambiance n'était pas au beau fixe.
Silvio Berlusconi est contesté dans son pays. (photo: Keystone)
Silvio Berlusconi n'aura rien de concret à présenter jeudi lors du sommet du G20 à Cannes. Le conseil des ministres réuni en urgence mercredi soir en Italie s'est déroulé dans une ambiance délétère et n'a pas accéléré l'adoption de mesures de relance et de réduction du déficit.
Le président du Conseil souhaitait la voie du décret pour faire passer ses mesures anticrise. Il «s'est heurté à un mur» selon une source ministérielle, alors que ses partenaires européens redoutent une contagion de la crise à la troisième économie de la zone euro.
Le gouvernement introduira un large amendement, dont le contenu reste flou, au projet de budget actuellement examiné par le Sénat. Le bureau du président du Conseil se contente de dire que l'amendement reprendra «les engagements pris par le président Berlusconi dans sa lettre à l'Union européenne» la semaine dernière.
Mesures à préciser
Dans son communiqué publié à l'issue de cette réunion d'environ deux heures, le palais Chigi ne précise pas quelles seront les mesures. Des sources gouvernementales indiquent qu'il incluera des réductions d'impôts pour les entreprises de travaux publics, une simplification des démarches administratives pour les entreprises et des mesures de promotion de l'apprentissage pour réduire le chômage des jeunes.
En revanche, le gouvernement ne s'est pas mis d'accord sur la réforme du marché du travail ou la taxe sur les grandes fortunes.
La dirigeante de l'organisation patronale CGIL, Susanna Camusso, a estimé que l'Italie se présentait au G20 «sans leader crédible et sans les décisions qui ont été promises, mais pas adoptées».
Isolement de Berlusconi
La défaite subie par Silvio Berlusconi mercredi soir lors de son conseil des ministre - refus d'un décret - accroît l'impression d'un isolement du «Cavaliere». «Il est inutile de faire des sacrifices pour sortir de la crise si Silvio Berlusconi reste chef du gouvernement», a dit le chef du parti centriste (UDC) Pierferdinando Casini.
Maurizio Paniz, proche collaborateur et avocat de Silvio Berlusconi, a estimé que le chef du gouvernement «s'était trompé». Il a prôné un changement à la tête du pays à un an et demi des élections législatives.
Le président Giorgio Napolitano a diffusé mardi soir un communiqué inhabituel, appelant Berlusconi à mettre en oeuvre des réformes sans délai. Il a indiqué qu'il vérifiait si le gouvernement était en mesure de les faire adopter.
Le chef de l'Etat n'a pas le pouvoir de démettre Berlusconi tant que celui-ci dispose d'une majorité parlementaire mais si les divisions déjà patentes au sein de la coalition de droite devaient s'accentuer et provoquer une crise, il aurait le pouvoir de désigner un nouveau président du Conseil.
(ats)






















