Rohingyas

06 septembre 2017 05:54; Act: 06.09.2017 05:55 Print

Dacca accuse Rangoun de poser des mines

Le Bangladesh accuse la Birmanie de poster des mines à la frontière afin d'empêcher le retour de Rohingyas fuyant les violences.

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La Birmanie pose des mines depuis trois jours sur une portion de sa frontière avec le Bangladesh, rapportent des responsables du gouvernement bangladais. L'objectif de Rangoun serait d'empêcher le retour de musulmans Rohingyas fuyant les violences depuis la fin août.

Environ 125'000 Rohingyas se sont réfugiés en près de deux semaines au Bangladesh pour échapper à une opération des forces de sécurité qui a fait au moins 400 morts, selon l'ONU.

«Ils (les Birmans) placent des mines sur leur territoire le long de la clôture barbelée», accuse une source gouvernementale à Dacca. «Nos forces ont vu trois ou quatre groupes travaillant près de la clôture, enfouissant quelque chose dans le sol.» Selon les deux responsables contactés par Reuters, les soupçons des autorités bangladaises ont été confirmés grâce à des informateurs et des photographies.

Un enfant mutilé

Un garde-frontière bangladais a signalé deux explosions mardi du côté birman de la frontière. Lundi, un garçon a perdu sa jambe dans une autre explosion. Il est soigné au Bangladesh.

Un réfugié s'est rendu sur le site de l'incident et a filmé ce qui s'apparente à une mine: un disque métallique d'une dizaine de centimètres de diamètre partiellement enfoui dans la boue.

Ni l'armée birmane ni le porte-parole de la dirigeante Aung San Suu Kyi n'ont fait de commentaire.

Des dirigeants de pays à majorité musulmane, dont le Bangladesh, l'Indonésie, la Turquie et le Pakistan, ont exhorté mardi la lauréate du prix Nobel de la paix à mettre fin aux violences contre les Rohingya.

(nxp/ats)