Paraguay

01 avril 2017 03:12; Act: 01.04.2017 08:20 Print

Des heurts très violents au Congrès

Les manifestants s'opposent à une réforme permettant la réélection du président.

Scandant des slogans comme «Plus jamais de dictature», des centaines d'opposants ont fait irruption dans le bâtiment du Congrès après avoir cassé des portes, des palissades et des baies vitrées. (Vendredi 31 mars 2017)
Une faute?

Des manifestants opposés au projet d'amendement de la Constitution permettant la réélection du président libéral paraguayen, approuvé par les sénateurs partisans d'Horacio Cartes, ont violemment occupé le Congrès vendredi soir et provoqué des heurts avec la police.

Scandant des slogans comme «Plus jamais de dictature», des centaines d'opposants ont fait irruption dans le bâtiment du Congrès après avoir cassé des portes, des palissades et des baies vitrées. Ils ont ensuite saccagé les bureaux des sénateurs favorables à l'amendement avant de provoquer des débuts d'incendie. Des heurts ont éclaté avec la police et une trentaine de policiers et de manifestants ont été blessés, ont indiqué les pompiers.

«C'est un projet dictatorial»

Le président du Sénat, Roberto Acevedo, le président du parti libéral, Efrain Alegre et le député libéral Edgar Ortíz, figurent parmi les blessés, a dénoncé le sénateur d'opposition Luis Wagner.

Une majorité de 25 sénateurs sur 45 ont voté dans des bureaux du Sénat l'amendement permettant la réélection du président Cartes, la salle d'assemblée plénière étant occupée par les sénateurs opposés à la réforme.

Celle-ci doit être encore ratifiée samedi par la Chambre de députés, où le gouvernement possède une large majorité. Les sénateurs d'opposition proches de l'ex-président de gauche Fernando Lugo (2008-2012), ont approuvé la réforme, mais le reste de l'opposition a dénoncé «un coup parlementaire». «C'est un projet dictatorial de Horacio Cartes avec la complicité de Ferdinand Lugo, complice de ce projet autoritaire», a soutenu le sénateur d'opposition Carlos Amarilla.

(nxp/afp)