Pérou

20 mars 2017 07:43; Act: 20.03.2017 08:29 Print

Pluies diluviennes meurtrières: 75 morts

Les autorités dénombrent plus de 72'000 sans-abris après des glissements de terrain et des avalanches causés par El Niño au Pérou.

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Au moins 133 personnes ont perdu la vie au Pérou depuis le début de l'année dans les pluies torrentielles, inondations et glissements de terrain provoqués par «El Niño côtier». (Jeudi 27 avril 2017) Depuis le début de ces inondations, ce sont des quartiers entiers comme celui d''El Indio' qui ont les pieds dans l'eau. (Jeudi 23 mars) Pour le pasteur Ricardo Medina, les pluies diluviennes résultent de l'idéologie de la théorie du genre. Une punition divine.(Mardi 21 mars 2017) Un camp de rescapés des inondations à Huachipa, au Pérou. (Mardi 21 mars 2017) Les habitants de la commune de Huarmey sont désemparés. La ville est encerclée par la boue depuis les pluies diluviennes qui ont balayé le Pérou ces derniers jours. (21 mars 2017) Les habitants de la commune de Huarmey sont désemparés. La ville est encerclée par la boue depuis les pluies diluviennes qui ont balayé le Pérou ces derniers jours. (21 mars 2017) Un brusque réchauffement des eaux du Pacifique au large du Pérou a provoqué des pluies diluviennes. Et piégé la population. (Vendredi 17 mars 2017) Des habitants ont été secourus avec des systèmes de fortune. Le décompte des victimes ne fait que commencer. (Vendredi 17 mars 2017) A Lima, la consommation d'eau courante a été rationnée. (Vendredi 17 mars 2017) C'est tout le système de traitement des eaux qui est engorgé dans la capitale péruvienne, poussant les habitants à chercher de l'eau ailleurs, coûte que coûte. (Vendredi 17 mars 2017) La moitié du pays a été déclaré en état d'urgence. Les zones les plus touchées sont principalement situées dans le nord du pays. (Vendredi 17 mars 2017) Ce sont les quartiers les plus pauvres qui ont été les plus endommagés comme ici à Huachipa, dans la banlieue de Lima. (Vendredi 17 mars 2017) Désormais, le Pérou doit repenser ses infrastructures pour se préparer à une éventuelle «tropicalisation» de la côte désertique dans le nord que prévoient certains modèles climatiques à la faveur de la hausse des températures. (Vendredi 17 mars 2017)

Une faute?

Les pluies diluviennes causées par El Niño qui s'abattent depuis plusieurs jours sur le Pérou ont continué dimanche et provoqué inondations, avalanches et coulées de boue, dont le bilan s'établissait à 75 morts. Selon l'Institut national de défense civile du Pérou (INDECI), 75 personnes ont été tuées et plus de 625'000 autres affectées par ces intempéries, dont 70.000 qui ont perdu leur domicile.

La Croix-Rouge du Pérou a déployé des équipes de secours d'urgence dans les zones les plus touchées pour fournir des abris, de l'eau, des équipements sanitaires et de la nourriture, a indiqué la Croix-Rouge internationale dans un communiqué.

«Les premières évaluations de la Croix-Rouge sur le terrain montrent des dégâts extrêmement importants. Beaucoup de personnes ont tout perdu. Elles auront besoin d'aide pour reconstruire leur vie», a estimé Walter Cotte, directeur régional de la Croix-Rouge internationale pour les Amériques, cité par le communiqué. «Le nord du Pérou n'a pas connu une telle situation depuis la fin des années 1990», a-t-il ajouté.

Lima très touchée

La capitale péruvienne Lima, dont les dix millions d'habitants subissent les effets du phénomène météorologique El Niño depuis janvier, a été particulièrement touchée, avec des milliers de sinistrés et la perspective d'une rupture d'approvisionnement en eau potable.

Le gouvernement a débloqué vendredi une aide d'urgence de 760 millions de dollars face à ces fortes pluies, provoquées par le réchauffement des eaux de l'océan Pacifique au nord du Pérou et l'absence de vents depuis l'Equateur.

Les pluies qui ont frappé ce pays ces dernières semaines sont similaires à celles qu'avaient connues le Pérou au cours du dramatique El Niño de 1998, lors duquel 500 personnes avaient trouvé la mort.

Le pire phénomène El Niño au Pérou a été celui de l'hiver 1982-1983, pendant lequel 9.000 personnes avaient péri, victimes notamment des épidémies, avec une chute de 11,6% du PIB.

(nxp/ats)