Venezuela

21 avril 2017 07:02; Act: 21.04.2017 08:36 Print

Deux journalistes français libérés au Venezuela

Jean-Luc Mélenchon avait lui-même interpellé les autorités vénézuéliennes jeudi pour réclamer leur libération.

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Sebastian Perez (photo) et Didier Barral avaient été arrêtés à l'aéroport pour «possession de drogue». (Vendredi 21 avril 2017) (Photo: Twitter/@JTrostchansky)

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Deux journalistes français de l'agence Capa qui étaient détenus depuis le 11 avril au Venezuela ont été libérés jeudi et ont pris un vol pour Paris, a annoncé le syndicat de la presse vénézuélienne.

En prison depuis le 11 avril

«Les journalistes français Sebastian Perez et Didier Barral ont été libérés», a déclaré sur son compte Twitter le Syndicat national des travailleurs de la presse (SNTP). Il précise que Sebastian Perez, qui est d'origine uruguayenne, et Didier Barral ont quitté le Venezuela à bord d'un vol d'Air France qui a décollé jeudi à 16h30 heure locale (20h30 GMT).

Le candidat de la gauche radicale à l'élection présidentielle française, Jean-Luc Mélenchon, avait demandé jeudi aux autorités du Venezuela de libérer les deux journalistes, partis faire un reportage pour l'agence Capa et emprisonnés depuis le 11 avril.

«Je demande au gouvernement du Venezuela de relâcher les deux journalistes qui sont aujourd'hui en prison sous le prétexte qu'ils auraient de la drogue sur eux, ce que je ne crois pas», avait déclaré M. Mélenchon, qui a été un soutien de Hugo Chavez, le président vénézuélien décédé en 2013.

«Restriction à la liberté de la presse»

«L'agence Capa ne souhaite faire aucun commentaire à ce stade afin de ne pas entraver les démarches pouvant permettre leur libération», avait déclaré le directeur général de Capa Presse, Philippe Levasseur, interrogé par l'AFP.

Les journalistes avaient été arrêtés le 11 avril à l'aéroport international Simon Bolivar de Maiquetia alors qu'ils attendaient un vol pour rentrer à Paris.

Les autorités vénézuéliennes n'ont pas rendu publiques les raisons de leur arrestation. L'ONG Espacio Publico avait dénoncé leur détention comme «une restriction à la liberté de la presse de la part de l'Etat vénézuélien». mis/fj/plh/mca

(nxp/afp)