Allemagne

07 décembre 2017 08:45; Act: 07.12.2017 20:14 Print

Feu vert du SPD à des discussions avec Merkel

Les délégués sociaux-démocrates ont approuvé une motion pour ouvrir la voie à des pourparlers avec le parti conservateur.

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La chancelière allemande Angela Merkel a rendez-vous mercredi soir dans un lieu tenu secret avec les chefs du SPD. (Mercredi 13 décembre 2017) Les délégués sociaux-démocrates ont approuvé une motion pour ouvrir la voie à des pourparlers avec le parti conservateur. (Jeudi 7 décembre 2017) Les sociaux-démocrates allemands hésitent à se lancer dans une nouvelle alliance gouvernementale avec la chancelière Angela Merkel. (Jeudi 7 décembre 2017) La direction du parti social-démocrate allemand (SPD), dirigé par , a dit oui à l'unanimité à des négociations avec les conservateurs sur la formation d'une grande coalition. Les membres du parti se prononceront le week-end prochain. (Lundi 4 décembre 2017) La chancelière allemande Angela Merkel a confirmé sa volonté de discuter avec les sociaux-démocrates en vue de former une coalition gouvernementale. (Lundi 27 novembre 2017) Horst Seehofer, le dirigeant de la CSU, la branche bavaroise de l'Union chrétienne-démocrate (CDU), a exhorté Angela Merkel à former une nouvelle coalition avec les socio-démocrates (SPD). (Dimanche 26 novembre 2017) «Merkel est complètement sur le déclin, et c'est en partie grâce à nous», se félicite dans un entretien à l'AFP Alexander Gauland, de l'Afd. (Samedi 25 novembre 2017) L'Allemagne a fait un pas vendredi vers une sortie de crise. Le chef des sociaux-démocrates a renoncé à son opposition de principe à une alliance avec Angela Merkel pour former un gouvernement. (Vendredi 24 novembre 2017) Les appels se multiplient pour la reconduction de la coalition entre conservateurs (CDU-CSU) et sociaux-démocrates (SPD).Le président Frank-Walter Steinmeier reçoit ce jeudi le chef du SPD Martin Schülz. (Jeudi 23 novembre 2017) La secrétaire générale du FDP, Nicola Beer (de dos), en discussion avec la Chancelière Angela Merkel lors de l'ouverture de la session du Bundestag. Les libéraux démocrates n'ont pas exclu mercredi de reprendre des discussions pour la formation d'une coalition. (Mercredi 22 novembre 2017) Le président de la République fédérale, Frank-Walter Steinmeier, qui a désormais la main dans cette crise en vertu de la Constitution, fait le tour des partis susceptibles de participer à une coalition. Ici, Christian Linder, président du FDP, arrive au Bellevue Palace à Berlin pour une entrevue avec le président allemand. (Mardi 21 novembre 2017) Le président du Bundestag, la chambre basse du parlement allemand, Wolfgang Schäuble, a appelé mardi au compromis les trois formations politiques qui sont en discussion pour former un gouvernement. (Mardi 21 novembre 2017) «Très sceptique» quant à la mise sur pied éventuelle d'un gouvernement minoritaire, Angela Merkel dit être prête à être de nouveau candidate en cas d'élections législatives anticipées.(Lundi 20 novembre 2017) Le président Frank-Walter Steinmeier a écarté la tenue de nouvelles élections. Il a souligné que tous les partis avaient la responsabilité d'essayer de former un gouvernement dans un proche avenir. (Lundi 20 novembre 2017) Angela Merkel en discussion avec Horst Seehofer, leader de la CSU. Un premier désaccord s'annonce entre conservateurs, Verts et Libéraux sur la question de l'accueil des réfugiés. (Jeudi 26 octobre 2017) Angela Merkel et son équipe s'apprêtent à négocier dans un immeuble du Parlement. (Jeudi 26 octobre 2017) L'extrême droite allemande, représentée désormais au Bundestag par une centaine d'élus du parti Alternative pour l'Allemagne (AfD), a promis une «nouvelle ère». (Mardi 24 octobre 2017) Depuis un balcon du Reichtag à Berlin, un salut des représentants des partis qui s'apprêtent à négocier une alliance pour former un gouvernement. (Jeudi 19 octobre 2017) De gauche à droite: Volker Bouffier, président régional de la CDU et ministre-président de Hesse, Angela Merkel à côté de Peter Altmaier, chef de cabinet de la chancelière, et les coprésidents du groupe parlementaire des Verts, Katrin Göring-Eckardt et Cem Ozdemir. (Jeudi 19 octobre 2017) Horst Seehofer, chef de la CSU s'exprime après le premier round de négociations à Berlin. (Jeudi 19 octobre 2017) La 4e victoire consécutive de la chancelière Angela Merkel a un goût amer: le nombre de voix est en chute libre, l'extrême-droite a percé au Bundestag. Et Merkel doit trouver pour gouverner une majorité, dans un paysage politique éclaté. (Dimanche 24 septembre 2017) . . . Angela Merkel, au pouvoir depuis 12 ans (trois mandats), a reconnu qu'elle avait espéré «un meilleur résultat» et a qualifié l'entrée au Bundestag de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) de «nouveau défi». - Dès dimanche soir, les socio-démocrates du SPD, en pleine crise existentielle, ont décidé de passer dans l'opposition. Ils étaient, ces quatre dernières années au gouvernement d'Angela Merkel. (Image - dimanche 24 septembre 2017) Le grand perdant, Martin Schulz (à d.), tête de liste du SPD, a reconnu une «journée difficile et amère pour la social-démocratie».(Image - dimanche 24 septembre 2017) . Une chose était sûre dès dimanche: la seule majorité que peut espérer Mme Merkel passe par une alliance avec les libéraux du FDP et les Verts. (Image - dimanche 24 septembre 2017) : FDP et Verts s'opposent sur bien des dossiers, comme l'immigration ou le diesel, et ont des désaccords de fond avec les conservateurs. (Image - dimanche 24 septembre 2017) Le chef des libéraux FDP, Christian Lindner (ici), a d'ailleurs déjà fixé une condition pour entrer au gouvernement: le rejet des idées de réforme de la zone euro portées par le président français Emmanuel Macron. Un budget commun est ainsi «une ligne rouge», estime Chrsitian Lindner (au 1er plan) car Berlin ne doit pas se retrouver à payer les dérapages financiers des autres. - Une possible alliance conservateurs - FDP -Verts est appelée «Jamaïque» - référence aux couleurs noir-jaune-vert des trois partis. Une telle alliance n'existe actuellement qu'au niveau régional, dans l'Etat du Schleswig-Holstein. (Image d'archive) Les négociations pourraient prendre des mois. Et ce n'est qu'après l'officialisation d'une nouvelle coalition que Mme Merkel pourra formellement être désignée chancelière une 4e fois. Autrement, de nouvelles élections pourraient être convoquées. (Image - dimanche 24 septembre 2017) - «Nous avons délaissé notre flanc droit et il nous appartient à présent de combler le vide avec des positions tranchées», a lâché le chef de la CSU, Horst Seehofer. , Mme Merkel va y être contrainte. Ses alliés bavarois de la CSU et la frange la plus conservatrice de la CDU l'ayant appelée à maintes reprises à écouter ses électeurs les plus à droite, excédés par son cap centriste. a fait dimanche une entrée en force à la chambre des députés, une première depuis 1945 pour ce parti qui tient des discours anti-immigrants, anti-islam, anti-euro et révisionnistes de l'histoire. (Image - dimanche 24 septembre 2017) «Nous allons changer ce pays (...) Nous allons faire la chasse à Madame Merkel. Nous allons récupérer notre pays», a jubilé Alexander Gauland (à g.), co-tête de liste du parti qui a récemment appelé à être «fier» des soldats allemands de 1939-1945. (ici avec Alice Weidel et Joerg Meuthen). A Berlin, des Allemands sont descendus dans la rue pour protester contre le score du parti d'extrême-droite AfD: 'plus jamais', 'Bienvenue aux réfugiés' ou 'Nazis, dehors' annoncent ces pancartes. (Image - dimanche 24 septembre 2017) A Berlin. le très bon résultat de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) est un choc profond pour un pays dont l'identité d'après-guerre repose sur la lutte contre les extrêmes et la repentance pour les crimes du IIIe Reich. (Image - dimanche 24 septembre 2017) A Berlin. (Image - dimanche 24 septembre 2017) A Francfort aussi, des Allemands ont manifesté en réaction aux 13% de voix récoltés par l'AfD

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Les sociaux-démocrates allemands ont donné leur feu vert jeudi à l'ouverture de discussions gouvernementales avec Angela Merkel pour tenter de sortir l'Allemagne de l'impasse politique mais en posant des conditions drastiques, notamment sur l'Europe.

A l'issue d'un débat long et animé, les 600 délégués du Parti social-démocrate (SPD), réunis en congrès à Berlin, ont accepté d'entamer avec les conservateurs des discussions dont l'issue, insistent-ils, reste ouverte.

Dès la semaine prochaine, le président du SPD, Martin Schulz a prévu de s'entretenir avec la chancelière et présidente de l'Union chrétienne-démocrate (CDU), Angela Merkel, et le dirigeant du parti frère bavarois CSU, Horst Seehofer.

Car près de trois mois après les élections législatives, Angela Merkel est toujours en quête d'un allié gouvernemental.

Très prudent car miné par une débâcle électorale lors des législatives du 24 septembre, le SPD a laissé toutes les portes ouvertes.

«Nous ne devons pas gouverner à tout prix. Mais nous ne devons pas refuser à tout prix de gouverner», avait lancé Martin Schulz, l'ancien président du Parlement européen, avant le vote.

En soirée, Martin Schulz a par ailleurs été réélu à la tête du parti qu'il préside depuis moins d'un an, avec plus de 81% des voix.

Divisions

Juste après la cinglante défaite aux législatives, le SPD avait assuré vouloir faire une cure d'opposition. Il avait ainsi refusé une nouvelle alliance avec les conservateurs CDU/CSU, comme il l'a fait à deux reprises (2005-2009 et 2013-2017) déjà avec Mme Merkel à la tête du gouvernement.

Mais après l'échec le mois dernier d'une tentative de formation d'un gouvernement entre la famille politique de la chancelière, les libéraux et les Verts, le SPD s'est retrouvé dos au mur: il n'y a plus que cette option d'alliance possible à la chambre des députés.

Les sociaux-démocrates hésitent toutefois encore entre entrer dans un gouvernement dirigé par Mme Merkel ou soutenir de l'extérieur un gouvernement conservateur minoritaire. Ils peuvent aussi au final rejeter ces deux options, quitte alors à provoquer un scrutin anticipé.

«Avec sa décision, le SPD arrête désormais de bouder», a réagi l'un des dirigeants de la CSU, Alexander Dobrindt, prévenant cependant que le parti «ne peut plus désormais donner le feu vert à des négociations en public et derrière bloquer ces négociations avec des lignes rouges».

Lors d'un long discours largement consacré à l'Europe, Martin Schulz a insisté sur «la responsabilité» qui incombe au SPD en période de crise politique.

«Nous voulons mener des discussions sans a priori sur leur issue», a-t-il souligné. «C'est le contenu qui compte, pas la forme» d'une éventuelle entente, a-t-il insisté. Les sociaux-démocrates mettent Mme Merkel sous pression notamment sur l'Europe.

Etats-Unis d'Europe

Reprenant l'élan pro-européen de la campagne présidentielle du chef de l'Etat français Emmanuel Macron, Martin Schulz a affirmé jeudi vouloir bâtir «les Etats-Unis d'Europe» d'ici 2025, grâce à la mise sur pied d'une Constitution européenne «qui permette une Europe fédérale».

Une idée fraîchement accueillie par la chancelière. La priorité doit être donnée à «la capacité d'action» de l'UE avec une meilleure coopération des Etats d'ici 2025 et «non pas à la définition d'un objectif» comme les Etats-Unis d'Europe, a-t-elle dit à Berlin.

Alors que Mme Merkel n'a jusqu'ici toujours pas répondu aux propositions de réforme venues de France ou de la Commission européenne, M. Schulz a apporté un soutien explicite aux propositions de M. Macron.

«Nous n'avons pas besoin d'un diktat européen à l'épargne, mais d'investissements dans un budget de la zone euro», a ajouté M. Schulz, alors que les conservateurs allemands, attachés à l'orthodoxie budgétaire, sont très sceptiques.

Mme Merkel et les siens redoutent la mise sur pied d'un tel budget commun pouvant conduire à une mutualisation des dettes publiques, une perspective que la chancelière a qualifiée de ligne rouge.

Si les sociaux-démocrates décident d'entamer des discussions avec la CDU et son allié bavarois CSU, la mise sur pied d'un quatrième gouvernement dirigé par Angela Merkel devrait néanmoins prendre de longs mois.

Les discussions ne devraient entrer dans le vif du sujet qu'en janvier. En cas d'accord gouvernemental, il sera de toute façon soumis aux militants du SPD, réservés sur l'opportunité d'une nouvelle «grande coalition».

(nxp/ats)

Les commentaires les plus populaires

  • Jean Pile le 07.12.2017 22:49 Report dénoncer ce commentaire

    Funeste destin

    La dictature du politiquement correct au détriment de la démocratie, l'art de contourner la volonté populaire par de petits arrangements destinés à poursuivre la même politique! Quel prix à payer demain?

  • Tony Montana le 07.12.2017 12:32 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pendant qu'j'empille.

    Rempile !

Les derniers commentaires

  • Jean Pile le 07.12.2017 22:49 Report dénoncer ce commentaire

    Funeste destin

    La dictature du politiquement correct au détriment de la démocratie, l'art de contourner la volonté populaire par de petits arrangements destinés à poursuivre la même politique! Quel prix à payer demain?

  • Tony Montana le 07.12.2017 12:32 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

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