Fukushima

25 février 2016 01:55; Act: 25.02.2016 07:54 Print

Tepco avoue avoir minimisé les dégâts

L'opérateur de la centrale a reconnu avoir minimisé la gravité de l'état des réacteurs au moment de la catastrophe.

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Le gouvernement japonais a presque doublé son estimation du coût de la catastrophe nucléaire de Fukushima, à 180 milliards de francs. (Dimanche 27 novembre 2016) Disputer des matchs dans la région dévastée par l'accident nucléaire aiderait à régénérer la zone et permettrait de montrer au monde les progrès de la régénération d'ici 2020, selon les organisateurs des JO de Tokyo. (9 novembre 2016, Image d'archives) Tepco demande une aide financière supplémentaire à l'Etat japonais pour démonter la centrale nucléaire accidentée. (Fukushima, 29 juillet 2016) Les Japonais ont rendu hommage aux victimes du séisme et du tsunami survenus le 11 mars 2011 dans le nord-est de l'archipel. Une minute de silence a été observée. (Vendredi 11 mars 2016) Les Japonais ont rendu hommage aux victimes du séisme et du tsunami survenus le 11 mars 2011 dans le nord-est de l'archipel. Une minute de silence a été observée. (Vendredi 11 mars 2016) Les Japonais ont rendu hommage aux victimes du séisme et du tsunami survenus le 11 mars 2011 dans le nord-est de l'archipel. Une minute de silence a été observée. (Vendredi 11 mars 2016) Les Japonais ont rendu hommage aux victimes du séisme et du tsunami survenus le 11 mars 2011 dans le nord-est de l'archipel. Une minute de silence a été observée. (Vendredi 11 mars 2016) Les Japonais ont rendu hommage aux victimes du séisme et du tsunami survenus le 11 mars 2011 dans le nord-est de l'archipel. Une minute de silence a été observée. (Vendredi 11 mars 2016) Un hommage national était rendu vendredi au Japon aux victimes du séisme et du tsunami survenus le 11 mars 2011 dans le nord-est de l'archipel, catastrophe naturelle amplifiée par un accident nucléaire dont le pays n'est pas remis. (Vendredi 11 mars 2016) Malgré le froid et souvent le crachin, avec des fleurs, des bougies, les familles se sont recueillies comme chaque année à Sendai, Ishinomaki, Rikuzentakata, Minamisanriku et autres lieux du Nord-Est.(Vendredi 11 mars 2016) Le 11 mars 2011, près de 18.500 vies ont été emportées par un raz-de-marée d'une ampleur telle qu'il n'en survient «qu'une fois par millénaire», disent les anciens au Japon. Quelque 3.000 autres personnes sont décédées plus tard des suites du drame, à cause de la dégradation de leurs conditions de vie. Trois anciens directeurs du groupe Tokyo Electric Power sont accusés de négligences professionnelles lors la catastrophe nucléaire à Fukushima en mars 2011. «C'est la première fois que la justice va devoir se prononcer sur la culpabilité de quelqu'un dans l'accident nucléaire de Fukushima», a souligné la chaîne de télévision publique NHK. De gauche à droite: Tsunehisa Katsumata, Ichiro Takekuro et Sakae Muto. (29 février 2016) Cinq ans après la catastrophe, le 24 février 2016, Tepco a reconnu avoir sciemment minimisé la gravité des dégâts constatés sur les réacteurs de la centrale. L'opérateur de la centrale a en effet retardé de deux mois l'annonce selon laquelle trois coeurs de réacteurs étaient en fusion. (Image d'illustration) Tokyo Electric Power (Tepco) fait un pas envers les experts étrangers désireux de participer au chantier du démantelement de la centrale nucléaire qui devrait durer plusieurs décennies. (24 septembre 2015) Deux accidents survenus coup sur coup dans les centrales nucléaires Fukushima Daiichi (N°1) et Daini (N°2) se sont soldés mardi par le décès de deux hommes, a déploré Tokyo Electric Power (Tepco). (20 janvier 2015) Trois ans après la catastrophe de Fukushima, le Japon s'apprête à relancer l'énergie nucléaire (16 juillet 2014) Greenpeace a acheté des actions de Tepco afin de pouvoir s'exprimer lors de l'assemblée générale de la compagnie exploitante de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, au Japon. (23 juin 2014) La compagnie Tepco a commencé mercredi à déverser en mer des centaines de mètres cubes d'eau souterraine pompée en amont des réacteurs de Fukushima. (21 mai 2014) La compagnie Tepco a commencé mercredi à déverser en mer des centaines de mètres cubes d'eau souterraine pompée en amont des réacteurs de Fukushima. (21 mai 2014) Le 11 mars 2014, une minute de silence a été observée partout dans l'archipel, pour commémorer les trois années de la tragédie. (11 mars 2014) A Tokyo, des milliers de personnes ont participé à un rassemblement en mémoire des victimes. (11 mars 2014) Le 11 mars 2014, une minute de silence a été observée partout dans l'archipel, pour commémorer les trois années de la tragédie. (11 mars 2014) Tepco, l'opérateur de la centrale accidentée de Fukushima, a installé une deuxième caméra pour permettre de regarder en direct via internet une partie de la situation dans la centrale accidentée. (10 janvier 2014) Tepco a demandé à l'Etat une aide financière supplémentaire de 999,5 milliards de yens (plus de 8,5 milliards de francs suisses) pour l'indemnisation des victimes de Fukushima. C'est la sixième fois que l'opérateur réclame une avance de fonds depuis le début de cette crise. (27 décembre 2013) L'opérateur Tepco a reconnu pour la première fois que des eaux souterraines radioactives accumulées au pied de la centrale accidentée de Fukushima avaient fui dans l'océan Pacifique voisin. Le ministre japonais de l'Industrie Toshimitsu Motegi a indiqué vendredi qu'il souhaitait redéfinir d'ici à la fin de l'année les grandes lignes de la politique énergétique du Japon, en révisant le projet d'abandon de l'énergie nucléaire imaginé par le précédent gouvernement. Le gouvernement japonais annonce un arrêt progressif du recours à l'énergie nucléaire. «Le gouvernement va instaurer toutes les mesures possibles pour amener la production nucléaire à zéro pendant les années 2030», précise-t-il. La catastrophe de Fukushima provoque des malformations congénitales dans les ailes des papillons. La radioactivité se retrouve en effet dans la descendance des papillons jusqu'à la troisième génération, selon les scientifiques de l'Université de Ryukyu à Okinawa. La Japon célèbre le premier anniversaire du tsunami. Yuko Sugimoto, prise en photo en 2011 blottie dans une couverture, est devenue l'icône du séisme japonais. Elle est photographiée un an après, avec son fils. La Japon célèbre le premier anniversaire du tsunami. La ville de Kesennuma prise au moment du tsunami et un an plus tard. Un nouvel incident se produit à la centrale de Fuskushima. Une fuite radioactive est décelée au niveau de la station d'épuration. Greenpeace mesure des taux de radioactivité très hauts près de la centrale. La population commence de protester contre le nucléaire. A Tokyo et Nagoya, quelque 300 personnes manifestent contre la centrale. Le vice-président de Tepco, à qui appartient la centrale, s'excuse officiellement devant les médias du monde entier. Le gouvernement japonais explique que la situation est rétablie dans la centrale de Fukushima. Le Parlement japonais débloque près de 2200 milliards de yens (plus de 22 milliards de francs) pour la reconstruction des zones dévastées par le tsunami et le tremblement de terre. De la vapeur s'échappe de l'un des réacteur. Ce 3 juin, on mesure les plus hauts taux de radioactivité depuis la catastrophe. Les habitants de la zone condamnée sont autorisés à rentrer brièvement dans les maisons qu'ils avaient abandonnées à la hâte et récupérer quelques affaires. Des robots mesurent les radiations dans la centrale et livrent des images du réacteur 3 qui permettent de mieux déceler les fuites. Des murs en acier sont dressés entre la centrale et le Pacifique afin de protéger l'océan de la radioactivité. Une procédure similaire à celle utilisée à Tchernobyl est utilisée. Les techniciens tentent d'injecter de la résine pour capturer la radioactivité et la faire tomber au sol. Selon une échelle internationale, l'accident de Fuskushima est au moins aussi grave que celui de Tchernobyl en 1986. Une inquiétante fissure est découverte sur l'un des réacteurs. Du coup, de l'eau hautement contaminée se déverse dans la mer. Les premières victimes retrouvées après la catastrophe sont enterrées rapidement. La catastrophe a fait 18'000 morts. Les secours déplacent une dame âgée de 80 ans dans un lieu jugé plus sûr. Un drone livre les premières images aériennes en haute résolution de la centrale nucléaire endommagée. Le tsunami a ravagé la région. Les premières images de l'intérieur du réacteur 1. Les pompiers s'apprêtent à prendre tous les risques pour éteindre le feu dans la centrale. On l'apprendra plus tard, les homme du feu n'étaient pas tous volontaires. Une vue par satellite du réacteur endommagé. Un premier réacteur explose, il est filmé en direct par les télévisions. A Ishinomaki, une jeune femme, Yuko Sugimoto se trouve à côté des décombres, perdue. Le tsunami atteint la côte du Japon, où se trouve la centrale nucléaire de Fukushima. Plusieurs centaines de personnes meurent immédiatement dans la catastrophe. Il y aura en tout 18'000 victimes. La centrale électrique d'Ishihara explose. La secousse se produit à 14h46, heure locale, à 125 km de la côte nord-est du pays, à une profondeur de 10 km. Elle est mesurée à 9,0 sur l'échelle ouverte de Richter. L'aéroport de Sendai, sous l'eau après le passage des vagues. Les vagues du tsunami ravagent toute la côte Le Japon connaît l'un des plus graves séismes de son histoire. Il provoque un tsunami destructeur qui entraîne des vagues de plus de 20 mètres de haut par endroit sur le littoral.

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Cinq ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, l'opérateur de la centrale, Tepco, a avoué mercredi avoir minimisé la gravité de la situation.

Il n'a notamment pas reconnu aussi rapidement que possible le fait que trois réacteurs étaient en fusion.

«Nous nous excusons profondément pour avoir affirmé par erreur que rien ne permettait de déterminer qu'une fusion du coeur de réacteur était en cours», a déclaré Tokyo Electric Power (Tepco). Il a fallu en effet attendre deux mois, jusqu'en mai 2011, pour que l'exploitant emploie le mot fusion.

Expression effrayante

Tepco a évité durant des semaines d'employer l'expression effrayante «fusion du coeur» de réacteur. Pourtant, la compagnie disposait des informations qui permettaient de déterminer qu'un tel processus était en cours dans les tout premiers jours suivant le 11 mars, quand la centrale a été dévastée par le tsunami provoqué par un violent séisme de magnitude 9.

Les installations ont été un temps submergées, l'électricité coupée, les systèmes de refroidissement du combustible nucléaire totalement arrêtés et la situation est devenue vite impossible à maîtriser. Les coeurs de trois des six réacteurs de Fukushima Daiichi ont fondu.

Informations mises en doute

Dans ses manuels d'exploitation, il était écrit «si l'endommagement d'un coeur de réacteur dépasse 5%, on peut en déduire que la fusion du coeur est en cours», mais ces critères n'ont pas été appliqués sur le moment, alors même que la dégradation du combustible avait été évaluée et dépassait ce niveau dans plusieurs unités, a admis Tepco.

«Nous avons aussi analysé les autres informations transmises immédiatement après l'accident et il s'avère que nous aurions pu communiquer plus tôt sur divers points», a aussi écrit Tepco lors d'un rare mea culpa.

Nombre d'experts s'étaient, dès le départ, inquiétés de la nature des informations données par Tepco et les autorités, soupçonnés de volontairement faire de la rétention de données afin de ne pas entraîner un mouvement de panique.

Il a fallu plus de trois mois avant de reprendre le contrôle du site et six de plus avant de décréter la situation stabilisée. Depuis, des milliers de travailleurs s'escriment chaque jour dans cette centrale pour en préparer le démantèlement prévu pour durer une quarantaine d'années.

(nxp/ats)

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