Affaire Bettencourt

30 juillet 2010 14:23; Act: 30.07.2010 14:26 Print

Garde à vue terminée pour de MaistreGarde à vue terminée pour de Maistre

Le gestionnaire de fortune de l'héritière de L'Oréal a été placé quelques heures en garde à vue vendredi avant de ressortir libre.

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Patrice de Maistre. (photo: AFP)

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Patrice de Maistre a été placé en garde à vue un peu plus de cinq heures, selon son avocat Me Pascal Wilhem. Le parquet de Nanterre (près de Paris) a précisé qu'il avait été remis en liberté à l'issue de son interrogatoire, au lendemain de l'audition par la police du ministre du Travail Eric Woerth mis en cause dans la même affaire politico-fiscale, selon son avocat.

Il avait déjà été placé en garde à vue mi-juillet avec trois autres proches de l'héritière du géant des cosmétiques L'Oréal, Liliane Bettencourt.

Souvent cité

Son nom apparaît à plusieurs reprises dans l'affaire qui ébranle la première fortune de France et un ministre clé du gouvernement de Nicolas Sarkozy.
Il devait être confronté aux déclarations d'Eric Woerth, entendu jeudi à son ministère par les enquêteurs, ainsi qu'au résultat de perquisitions, selon une source proche de l'enquête.

Patrice de Maistre devait ainsi une nouvelle fois répondre aux accusations de financement politique illégal émises par l'ex-comptable de Liliane Bettencourt: Claire Thibout a affirmé que le gestionnaire de fortune lui avait demandé de retirer 150'000 euros début 2007; la somme était destinée selon elle à Eric Woerth, alors trésorier du parti de la majorité UMP (droite) et de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

«Faire plaisir» à son mari

Les enquêteurs devaient également l'entendre sur les éléments apparus dans des conversations enregistrées clandestinement chez Mme Bettencourt, au cours desquelles il dit notamment avoir embauché l'épouse d'Eric Woerth pour «faire plaisir» à son époux, alors ministre du Budget (2007-mars 2010).

Lors de son audition jeudi, Eric Woerth a récusé tous les soupçons de conflit d'intérêt et de financement politique illégal, selon son avocat Me Jean-Yves Leborgne.

(afp)